Débat sur la fin de vie sur France Bleu à 15h00
Ce dimanche, à 15h, je débattrai sur France Bleu de la question de la fin de vie en Europe.
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Ce dimanche, à 15h, je débattrai sur France Bleu de la question de la fin de vie en Europe.
Ce samedi, se poursuivent les 36èmes journées des délégués de l'ADMD. Tous les ans, les 122 délégués de notre mouvement se réunissent pour des réunions de formation et de réflexion qui se tiennent à Bagnolet.
La délégation des jeunes ADMD se réunit aussi à cette occasion.
Ce vendredi 5 février, avant le lancement des 36èmes journées des délégués de l'ADMD se déroulera le 1er conseil d'administration de l'année.
Il s'agira de travailler à l'élaboration d'une stratégie de notre association à la veille des élections présidentielles et législatives.
Ce jeudi après-midi, s'ouvrira le procès suite à ma plainte pour propos homophobes et menaces de mort sur Twitter.
Ces menaces ont eu lieu après mon mariage, en septembre 2013.
Elles m'ont, à l'époque, affecté par leur caractère vulgaire et haineux au moment où je vivais l'un des plus beaux moments de ma vie.
Si j'ai porté plainte, ce n'est pas par esprit de vengeance.
Mais sur les réseaux sociaux, certains croient qu'on peut tout y écrire : insulter, menacer de mort.
Les réseaux sociaux ne sont pas hors de la République et ces esprits faibles doivent le savoir comme ils doivent enfin prendre conscience que l'anonymat derrière lequel ils s'abritent y est souvent illusoire.
Ma démarche est donc de lancer un signal à ces personnes car ce qu'elles font, outre de blesser inutilement, peut avoir de graves conséquences pour des personnes plus jeunes ou moins bien armées que je ne le suis.
Oui, l'homophobie tue...
Le mardi 19 janvier dernier, une commission mixte paritaire (CMP) s’est réunie pour proposer un texte commun à soumettre aux deux Chambres (Assemblée et Sénat). Le mercredi 27 janvier, les députés et les sénateurs ont examiné, en séance publique, les conclusions de cette CMP sur la proposition de loi des députés Jean Leonetti et Alain Claeys, créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie.
Je félicite les deux députés qui ont réussi, sur la base de la proposition 21 du président Hollande d’autoriser une aide active à mourir, à faire voter un texte, pratiquement inchangé par rapport à leur proposition de loi initiale, venant conclure trois années et demi (depuis la nomination du professeur Sicard par le président de la République, en juillet 2012, pour rédiger un rapport sur la fin de vie).
Je les félicite surtout pour avoir réussi le tour de force de faire croire à l’opinion publique qu’il s’agissait d’une avancée alors qu’il ne s’agit que de la mise en forme de la première loi Leonetti de 2005 (celle-ci est tout de même la troisième !) avec le décret du 29 janvier 2010 (permettant déjà les traitement sédatifs lorsque les autres traitements sont interrompus) et avec une position constante depuis la loi Kouchner de 2002, à savoir qu’hydratation et alimentation sont considérés en France comme des traitements et non des soins (cure, et non care), avec l’assentiment complaisant de parlementaires trop ravis de se retirer une épine du pied en se débarrassant de ce fardeau législatif et de médecins trop heureux de conserver la main sur cette question si intime qu’elle ne devrait appartenir qu’au seul patient arrivé au terme de sa vie.
Une loi inhumaine et hypocrite…
Alors, que va-t-il se passer à présent ?
Une loi qui ne satisfera ni les pro-vie ni les pro-choix
Les Français, très largement (plus de 90%) favorables à la légalisation de l’euthanasie telle qu’elle existe déjà aux Pays-Bas, en Belgique et au Luxembourg, vont vite s’apercevoir, comme après le vote de la loi de 2005, que cette loi n’aidera pas ceux qu’ils aiment à maîtriser leur propre parcours de fin de vie et à mourir paisiblement et dans leur dignité ; les souffrances, les déchéances, les détresses vont toujours résonner au cœur des familles, laissant des cicatrices morales et affectives indélébiles.
Les pro-life – qui ne sont en fait que des voleurs de liberté, des anti-choix, qu’il s’agisse du droit de disposer de son corps comme de sa mort – trouveront que la médecine, en "sédatant " et en privant d’alimentation et d’hydratation le patient, va trop loin en accélérant le processus de fin de vie. Ils en appelleront à des forces divines, certains même manifesteront et s’enchaîneront devant les hôpitaux qui pratiqueront la sédation.
Les pro-choix – qui sont des amoureux de la vie et ne sont pas disposés à la confondre avec la survie, nous donc ! – continueront à revendiquer le droit pour chaque femme et chaque homme de ce pays de choisir lui-même les conditions de sa fin de vie dès lors qu’il est arrivé au bout de sa vie, reprenant ainsi la revendication de 36 ans (déjà !) de l’ADMD et la proposition de loi légalisant l’euthanasie co-signée par la majorité des députés socialistes dont Manuel Valls, Christiane Taubira, Laurent Fabius, Marisol Touraine, Marylise Lebranchu, Jean-Marc Ayrault et même Alain Claeys… en 2009 !
Les parlementaires ne font qu'ouvrir la voie à de nouvelles actions
À l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, nous poursuivrons notre travail de persuasion des parlementaires et leur responsabilisation (car après tout, les futurs drames de la fin de vie en Ehpad ou ailleurs seront les conséquences de leur inaction) pour qu’il comprennent enfin qu’ouvrir un droit supplémentaire à ceux qui le souhaitent ne crée aucune obligation pour ceux qui le refusent, et qu’une société qui se libère et libère ses citoyens des interdits est une société qui ne se sclérose pas et continue d’avancer.
Les parlementaires ont probablement souhaité, par leur vote du mercredi 27 janvier, mettre un terme au débat à propos de l’euthanasie qui agite notre société depuis de très longues années déjà. Ils ne font pourtant qu’ouvrir la voie à de nouvelles actions, de nouvelles contestations et de nouvelles manifestations.
Les 66.000 adhérents de l’ADMD vont reprendre le chemin des permanences parlementaires, des plateaux de télévision et des studios de radio pour exprimer leur colère. Ils seront dans la rue…
Ceux qui nous ont bercés de promesses et de mots, en 2012, ne pourront plus, en 2017, nous faire rêver. Tant pis pour eux…
Mais en attendant, des femmes et des hommes de notre pays souffrent et meurent dans des conditions inacceptables et indignes de leur condition humaine et d’un pays qui se veut grand…
par Jean-Luc Romero-Michel
Source : Le Plus de l'Obs
Notre ami Jacques Besset, qui fut trésorier de l’ADMD jusqu’en février 2015, et délégué pour l’Ardèche et la Drôme, est décédé le samedi 30 janvier 2016.Ses obsèques se dérouleront au crématorium de Valence, le samedi 6 février à 10 heures.
Jacques était un travailleur, un homme juste, très engagé depuis de très nombreuses années au service de l’ADMD.
Généreux et humaniste, il menait ses différents engagements avec rigueur et une profonde gentillesse.
Il manquera assurément à tous ceux qui l’ont connu.
Ce lundi, à 19h00, se déroule le conseil d'arrondissement du 12ème arrondissement de Paris.
Juste avant je présiderai la commission culture de proximité qui attribue des aides pour des projets locaux de proximité.
Au moment où je quitte la présidence du Crips, il me paraissait important de ne pas abandonner le champ militant de la lutte contre le sida.
En effet, alors que jamais autant de gens n’ont vécu avec ce virus, la lutte n’est plus à l’agenda politique et médiatique.
Avec des élus de toutes tendance, car le sida n’est ni de droite ni de gauche, nous voulons continuer à nous mobiliser car le sida se soigne aussi par la politique !
Jean-Luc Mélenchon lance une web tv interactive.
Je serai son invité pour une émission sur la fin de vie.
Vous pouvez dès à présent poser vos questions à l’adresse mail suivante : questionfindevie@gmail.com !
Dès ce soir et jusque dimanche se tient au cirque Phénix le 37ème festival mondial du cirque de demain.
Une nouvelle fois, cette belle compétition se tient sur la pelouse de Reuilly dans notre 12ème arrondissement de Paris. Je ne peux que vous inciter à assister à ces magnifiques représentations des plus beaux numéros de cirque du monde…
Au-delà de légers doutes, fort légitimes il me semble, sur l’honnêteté de la démarche, il a réussi l’exploit de susciter l’ire de celles et ceux qui l’acclamaient – l’adulaient ? – il y a encore quelques mois. La raison ? Nicolas Sarkozy ne veux plus abroger le mariage pour toutes et tous.
Parjure ! Revirement ! Bouh !
Un sens politique particulièrement aiguë
Ôtez-moi d’un doute, j’ai l’impression d’une redite… Car oui, Nicolas Sarkozy, il change, la vie le change... Il a quand même tendance à changer très souvent !
En fait, cela devient même une constante ces changements d’opinion, justifiées, soyons honnêtes, plus par un sens politique particulièrement aiguë plutôt que par une salvatrice révélation humaniste. Car selon un sondage du Cevipof, seuls 28% des Français seraient en faveur de l’abrogation du mariage pour tous.
Si tous les groupuscules extrémistes n’ont pas manqué de dire tout le mal qu’ils pensaient de ce brusque revirement en forme de prise de conscience, je le lui dis sincèrement : il ne faut pas qu’il prenne ombrage de cette vague de critiques.
C’est plutôt un gage de qualité de la mesure prise ou de l’opinion exprimée que d’être contesté de la sorte par ces professionnels de la haine, si prompts à hurler leur dégoût des différences, de la mixité, de la République et si lents à proposer et à construire.
Des politiques complètement irresponsables.
Aujourd’hui, avec cette prise de position claire de l’ancien président de la République, il ne reste plus aucune personnalité politique républicaine de premier plan qui défend sérieusement le retour sur la loi autorisant le mariage à toutes et tous.
Tant mieux devrais-je dire et penser ? Oui, c’est bien, mais tout ceci me laisse un goût fort amer : je pense à tous ces responsables politiques complètement irresponsables qui ont, par leurs prises de position et leurs déclarations, libéré la parole homophobe, et l’ont même encouragé.
Je pense à toutes les souffrances et les violences qui en ont été les conséquences directes. Je pense à ce déferlement homophobe que nous avons connu lors du débat parlementaire et que nous connaissons encore aujourd’hui.
Alors, même si, au fond, j’approuve ce revirement de Nicolas Sarkozy, qui ne fait d’ailleurs que suivre l’évolution sociétale et l’opinion des Français, je pense que rien ne doit et ne peut faire oublier les violences. Rien ne saurait exonérer ces personnalités politiques de leur responsabilité.
Il est question de vie, de souffrances, de suicide
Nul ne peut douter sérieusement de l’intelligence de Nicolas Sarkozy, moi en tout cas, je n’en doute pas une seconde.
Comme je ne doute pas une seule seconde qu’il connaissait fort bien cette donnée : un jeune homosexuel a jusqu'à sept fois plus de risque de faire une tentative de suicide qu’un jeune hétérosexuel. Ce chiffre, il le connaissait fort bien et pourtant, il y a quelques mois, cela ne l’a pas empêché de dire à une partie de la population française qu’ils étaient des sous-citoyens et qu’ils valaient moins que les autres…
Alors je le redis : au-delà de la question de l’honnêteté ou non de la démarche, il y avait et il y a encore aujourd’hui des enjeux essentiels : il est question de vie, de souffrances, de suicide. Il est question du vivre-ensemble. Il est question d’égalité.
Des enjeux qui dépassent largement l’enjeu des prochaines les élections à la primaire des Républicains. Des enjeux qu’il faut prendre à bras le corps en pensant plus à la France qu’à son élection.

Avec le parrainage de
Jean-Luc Romero-Michel
Président d’Elus Locaux Contre le Sida (ELCS)
vous invitent à la première projection de
La Maison de Vies
un film (55min) de Dominique Thiéry
Lundi 25 janvier 2016
à 18 heures 30
suivie d’un échange avec l’équipe du film
et d’un verre de l’amitié
dans la salle des fêtes de la
Mairie du 10e arrondissement de Paris
72, rue du Faubourg Saint-Martin
Paris 10e
Les dernières élections régionales ont été marquées par le choc qu’ont subi de nombreux Français en assistant impuissants à la progression du Front National qui a obtenu le meilleur score électoral de toute son histoire !
Un choc tel, que les partis politiques républicains sont tous interpellés : comment arrêter cette montée inexorable des idées extrémistes ?
Ce choc a occulté l’opération infiltration qu’ont menée les militants anti mariage pour tous au sein du parti conservateur Les Républicains. Cette manœuvre s’est révélée particulièrement efficace dans la région Ile-de-France et dans la nouvelle super région Auvergne-Rhône-Alpes.
En effet, de nombreux candidats issus de « Sens Commun », un courant du parti de Nicolas Sarkozy, qui milite pour l’abrogation du mariage pour tous, mais aussi des cadres de la « Manif pour tous » ont intégré dans la discrétion les listes de droite.
En Ile-de-France, par exemple, ce sont plus de 10 candidats qui étaient issus de cette mouvance ou de l’ex parti de Christine Boutin qui se trouvaient sur les listes de LR en Ile-de-France.
La campagne éclair qui fut menée, eu égard aux terribles événements du 13 novembre à Paris et en Seine-Saint-Denis, a permis à cette infiltration de ne pas provoquer trop de vagues, notamment médiatiques.
Pourtant, cette ouverture d’un parti républicain à une mouvance qui s’oppose à l’égalité des droits - un des principes fondamentaux de notre République - et souhaite même abroger la loi Taubira, est une première inquiétante.
Rayer d’un trait de crayon des registres de l’état civil de nos 36 500 communes les milliers de couples homosexuels qui se sont mariés depuis la vote de la loi, tel est le projet fou des ces militants « cachés » sur les listes de Mme Pécresse ou de M. Wauquiez.
Dans une grande discrétion, peu à peu, un parti est infiltré par les opposants aux homosexuels.
D’ailleurs, durant la campagne, plusieurs candidats conservateurs n’ont pas hésité à annoncer qu’ils cesseraient de subventionner les associations LGBTI qui font du lobbying politique. Sans vouloir préciser la liste des associations visées…
Toutes, en fait, car, bien sûr, les associations LGBTI dans leur ensemble se battent dans le champ politique pour, tout simplement, lutter contre les discriminations ou pour l’égalité et réclamer des lois adéquates.
Face à cette nouvelle donne inquiétante, les militants LGBTI doivent mener une grande vigilance citoyenne. Accepter le retour en arrière, nous renvoyer au placard, nous ne l’accepterons plus jamais.
A bon entendeur salut !
Après avoir rencontré le matin les délégués ADMD de PACA, j'animerai une réunion publique de l'ADMD à Marseille ce samedi 23 janvier à 14h00.
Alors que députés et sénateurs se sont mis d'accord, mardi, sur une loi Leonetti 3 qui ne met toujours pas le patient au centre de la décision, il nous faut plus que jamais nous mobiliser !
A l'occasion de ma réunion publique Admd à Marseille, je serai l'invité de la rédaction de France Bleu Provence ce samedi 23 janvier à 7h50.
Fin de vie, l’ADMD déplore qu’une fois encore le malade soit oublié.
Après plusieurs mois de débats, la commission mixte paritaire (CMP) composée de députés et de sénateurs a statué sur la proposition de loi Claeys-Léonetti « créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie ».
Jean-Luc Romero, président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, déplore le manque d’ambition des parlementaires, pire le manque d’humanité dont ils ont fait preuve pour traiter ce sujet majeur. Une fois encore, les parlementaires sont déconnectés des réalités et ne répondent pas aux attentes de 96% de leurs concitoyens, favorables à la légalisation de l’euthanasie, en refusant de mettre le malade au centre de la décision.
La commission mixte paritaire a finalement adopté le texte retenu par l’Assemblée nationale, qui ne représente en rien une avancée réelle pour les patients en fin de vie et leur famille.
Comme solution ultime, fruit d’un consensus mou, le texte prévoit pour seule issue la déshydratation et la dénutrition…
Pour l’ADMD et Jean-Luc Romero, ce n’est pas acceptable, et ils entendent plus que jamais poursuivre leur combat en faveur d’une loi réelle loi d’ultime liberté, d’une loi respectueuse des volontés des patients et de leur dignité.
Après la fin de la session du conseil régional d'Ile-de-France ce matin, se tiendra cet après-midi, la première commission permanente depuis l'élection de ce nouvel, exécutif.
Cette commission permanente permet notamment d'individualiser certains dossiers et de voter les subventions. Un lieu sensible...