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  • A Montréal, une chapelle catholique en mémoire des morts du sida

    A travers le monde, il existe des lieux de mémoire pour se rappeler celles et ceux qui n’ont pas survécu au sida – déjà 30 millions de morts ! – et j’essaie toujours de les visiter lors de mes déplacements. Outre l’Artère à La Villette à Paris, j’aime aller à l’AIDS Mémorial Grove de San Francisco situé dans un beau vallon ou au cœur du village LGBT de Montréal, rue Saint Catherine, pour me rappeler mes amis disparus dans ce mémorial, même s’il manque sérieusement d’entretien…
    Mais, c’est cet été que j’ai trouvé le plus émouvant lieu en mémoire de celles et de ceux qui n’ont pas eu ma chance de survivre à ce terrible virus : la chapelle de l’église Saint-Pierre-Apôtreà Montréal. C’est Denis-Daniel Boulé, journaliste à Fugues, le grand mensuel LGBT du Québec, qui m’a fait découvrir ce lieu qui est la 1ère chapelle catholique au monde dédiée aux victimes du sida. A quelques pas de la rue Sainte Catherine et de ses établissements conviviaux LGBT, en plein village, cette église catholique est unique. Le jour où j’y suis allé, elle était même pavoisée des couleurs de l’arc-en-ciel en l’honneur la Fierté gaie qui se déroulait alors à Montréal.

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    Imaginez une église catholique à Paris arborant le Rainbow flag et dédiant sa plus belle chapelle aux morts du sida ? Inimaginable alors que dans notre capitale vivent au moins 40.000 personnes séropositives !!! A méditer…

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  • Retour à Paris !

    Comme pour celles et ceux qui ont, comme moi, eu la chance de prendre des vacances, celles-ci ont passé à la vitesse du son. Me revoilà à Paris ce soir, prêt à repartir pour bien des combats.
    Comme la maladie ne lâche jamais prise chez moi – pas de vacances dans les traitements ni les effets secondaires ! -, j’ai encore eu le temps de bien réfléchir à l’importance de se mobiliser pour celles et ceux qui souffrent mais qui n’ont pas la parole ou malheureusement plus la force de protester. Plus que jamais, ce combat pour placer le patient au centre de toutes décisions qui le concerne et donc qu’enfin une vraie démocratie sanitaire existe dans notre pays sera mien dans les mois qui viennent. L’avenir dure toujours !

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  • L’homophobie, nouveau sujet de campagne des ayatollahs intégristes de l’hétérosexualité ?

    L’homophobie, nouveau sujet de campagne des ayatollahs intégristes de l’hétérosexualité ?
    (tribune pour Atlantico)

    L’homophobie ferait-elle un bon sujet de campagne ? A n’en pas douter doivent penser certains parlementaires UMP de la droite populaire, doux nom pour évoquer ces députés aux valeurs souvent si proches de l’extrême droite et qui semblent de plus en plus s’inspirer des militants américains du Tea Party.
    Quel est l’objet du courroux des Boutin, Vanneste et autre Myard ? La remontée du taux de chômage, la pauvreté qui s’accroît, la crise de l’euro, les discriminations … Non, beaucoup plus grave, vous imaginez bien !
    Voilà ce qui déclenche cette levée de boucliers : «Le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle mais ce n'est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou de féminin. Cette identité sexuelle, construite tout au long de notre vie, dans une interaction constante entre le biologique et contexte socio-culturel, est pourtant décisive dans notre positionnement par rapport à l'autre. »
    Mon dieu, comme le dirai Christine Boutin ! Où trouve-t-on ces dangereux propos ? Dans un manuel Hachette de Sciences et vie de la terre de la classe de Première et, plus précisément, dans le chapitre 9, intitulé « Devenir femme ou homme - Vivre sa sexualité »…atlantico,jean-luc romero,politique,gay,homosexualité,christine boutin
    Le passage que je vous cite se trouve dans ce manuel, comme dans d’autres, par la volonté du ministère de l’Education nationale. Dans une circulaire du 30 septembre 2010, le ministère indiquait que les programmes de SVT de Première devaient comporter un chapitre intitulé «Devenir homme ou femme». La circulaire précise : «On saisira l'occasion d'affirmer que si l'identité sexuelle et les rôles sexuels dans la société avec leurs stéréotypes appartiennent à la sphère publique, l'orientation sexuelle fait partie, elle, de la sphère privée.»
    Ce faisant, Luc Chatel aurait intégré dans le programme de SVT de Première la théorie du genre, qui veut que l'identité sexuelle des individus dépende autant du contexte socio-culturel que de la biologie.
    Est-ce que ce chapitre est une bonne chose ? Bien évidemment ! L’école a pour mission l’acquisition de connaissances et, au-delà de ça, celle d’aider les jeunes dans leur apprentissage de la citoyenneté et des valeurs de la République.
    Rappelez-vous ces chiffres : un jeune homosexuel sur cinq a déjà été victime d’une agression physique et près d’un sur deux a déjà été insulté. Un jeune homosexuel a près de dix fois plus de risques de faire une tentative de suicide qu’un jeune hétérosexuel. Ces chiffres ne sont-ils pas une justification suffisante à l’insertion de ce chapitre ?
    Je vais vous dire le fond de ma pensée : je suis fatigué de ces dérapages, de ces petites phrases stigmatisant une partie de la population non pour ce qu’elle a fait, mais pour ce qu’elle est. Mariage et adoption par des personnes de même sexe, réforme du PACS … voilà autant des débats qui ont permis à certains élus de balancer des petites phrases homophobes. Certains parlent de parole décomplexée … Ne faudrait-il pas plutôt parler de haine et d’intolérance assumées de la part d’ayatollahs intégristes de l’hétérosexualité ? La liberté d’expression ne saurait cacher des valeurs aussi noires. Oserais-je dire que la liberté d’expression ne peut évidemment les absoudre ?
    Il y a quelques années, certains élus manifestaient contre le PaCS aux côtés de certains militants scandant avec haine « les PD au bûcher » ! Aujourd’hui, on essaie d’être plus subtil du côté de la droite populaire mais la finalité reste finalement exactement la même : refuser l’égalité à celles et ceux qui sont homosexuels.
    Alors je m’adresse à vous, messieurs et mesdames les élus : pensez-vous sincèrement que l’homophobie est une valeur à défendre ? N’avez-vous pas l’impression de dénaturer notre République « pour toutes et pour tous » et de cracher, impunément, sur notre devise « Liberté, égalité, fraternité » ?




    Jean-Luc Romero
    Président d’Elus Locaux Contre le sida (ELCS)
    Président du Centre Régional d’Information et de Prévention du Sida (CRIPS Ile-de-France)

  • Vers 8h05, invité de la Matinale de Sud Radio

    sud radio,jean-luc romero,robert ménard,gay,homophobie,politiqueCe vendredi vers 8h05, je serai interrogé par Robert Ménard dans la matinale de Sud Radio. Après la montée en pissance des députés UMP, membre de la droite populaire, contre l'évocation des questions de genre dans les manuels scolaires, je serai interrogé sur le thème "que dire sur le sexe à l'école?" Nul doute que je ne serai pas d'accord avec Robert Ménard sur ce sujet... 

  • Invité de « Tambour Battant » sur CINAPS (Canal 21 TNT) à 22h30

    A l’occasion de la sortie de mon livre « Homopoliticus, comme ils disent… », je serai l’invité d’Antoine Spire pour son émission « Tambour Battant » sur la chaîne de la TNT d’Ile-de-France Cinaps sur le canal 21. La première diffusion de l'émission est ce 2 septembre à 22H30.

  • Rémi Féraud, un maire efficace et qui assume !

    En mai dernier, j’étais passé à côté du portrait de Rémi Féraud, maire du Xème arrondissement de Paris, paru dans Le Point. Ce portrait nous dessine un homme attachant, passionné et efficace au service exclusif du Xème arrondissement et des ses convictions humanistes. Un maire à plein temps, comme il se définit, et ce qu’apprécient, à n’en pas douter, les administrés de ce bel arrondissement de notre capitale. Au détour de son portrait, le Point nous précise comme un simple point du CV de cet élu discret sur sa vie personnelle qu’il ne « fait pas mystère de son homosexualité » et que, s’il n’a pas fait son coming out, c’est surtout car « personne ne lui a jamais posé la question ! » Il précise d’ailleurs qu’il « vit avec le même compagnon depuis 20 ans » et qu’il est « fier d’avoir réussi à faire vivre son amour de jeunesse. » Une belle déclaration d’amour de ce maire dynamique et qui assume !

  • Escapade au Caire !

    Alors que la fin des vacances à Hurghada approche, il était vraiment important que je fasse une escapade au Caire, la plus grande métropole du monde dans laquelle je ne suis jamais allé et dont je rêve depuis si longtemps.
    Outre les Pyramides de Guizèh, le Sphinx, la citadelle et le musée national du Caire, j’espère avoir l’occasion de rencontrer des habitants de cette ville qui est l’un des hauts lieux de l’actuelle révolte en Egypte pour la démocratie et pour la liberté. Espérons aussi que la démocratie naissante permettra aux homosexuels égyptiens de vivre en paix et de ne plus être emprisonnés, ce qui est toujours loin du cas aujourd’hui…

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  • "Homopoliticus, comme ils disent..." dans... Ici Paris

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  • « Ma petite Française » de B. Thomasson, une invitation à connaître Berlin…

    Le lecteur de « Ma petite Française » du célèbre journaliste de France info, Bernard Thomasson, qui ne connaît pas Berlin avant de lire ce roman à suspens, n’aura qu’une envie en fermant ce livre : connaître enfin et vite Berlin.
    Ce roman, que Bernard Thomasson m’a gentiment offert alors qu’il m’interviewait fin juin, m’a littéralement emporté et bouleversé. « Ma petite française », Hélène devenue Ellen, est un personnage attachant dont on apprend au bout de la centième page qu’elle aime les femmes alors qu’on la catégorise naturellement dans les femmes hétérosexuelles tant le suspens est bien porté par l’auteur. D’ailleurs, à la fin du livre, on ne sait plus très bien…

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    L’intrigue de ce livre est vraiment bien menée. Premier roman de Bernard Thomasson, on retrouve la patte du journaliste qui raconte cette histoire sans jamais trahir la grande et tragique histoire de Berlin pendant la guerre mais surtout ce Berlin coupé en deux par le mur de la honte. Je ne peux que vous recommander ce livre qui est, comme l’écrit son auteur, « une réflexion sur certaines barrières invisibles qui nous enferment parfois. » Même si je connais Berlin, ce livre m’a aussi donné une envie irrésistible d’y retourner…