euthanasie - Page 53
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Sur Radio Scoop Rhône-Alpes-Auvergne à 19h10
J’interviendrai par téléphone sur Radio Scoop Rhônes-Alpes-Auvergne ce soir vers 19h10 pour 10 minutes dans un débat sur l’euthanasie à l’occasion de la décision de la cour d’assises de Caen qui a condamné Roger à une peine symbolique de 3 ans de prison avec sursis pour avoir aidé à mourir son épouse souffrant de plusieurs pathologies et ayant de grandes souffrances physiques et psychiques.
Je rappellerai que la loi actuelle est inhumaine car elle oblige parfois des mères ou des époux à aider l’être aimé à partir car il n’en peut plus de ses souffrances et cela comme je l’ai encore expliqué dans le JT de France 2 d’hier soir.
Lire aussi l'AFP (ici), France 2 (ici).Lien permanent Catégories : Agenda, Euthanasie, ADMD et WFRtDS, Medias, Politique française, Santé 0 commentaire -
Faire le procès de la loi Leonetti ! Pas celui d’un vieil homme compatissant !
Aujourd’hui, à Caen, s’ouvre le procès en assises d’un homme de 77 ans, Roger, qui comme le fit en son temps Marie Humbert, a aidé son épouse malade à mourir et cela comme elle le souhaitait.
Jacqueline, 70 ans, subissait un cumul de pathologies douloureuses et invalidantes. Son état de souffrance était tel qu’elle avait déjà tenté de se suicider en se tailladant les veines. Sa souffrance avait fini par convaincre son époux, en octobre 2007, qu’il devait céder par amour aux demandes de sa femme.
Après avoir célébré leurs 50 ans de mariage avec leur fils, il laisse donc à sa femme et, à sa demande, un cordon de réveil électrique noué à la porte de la chambre pour lui permettre de mettre fin à ses jours. Il la laisse seule, selon ses volontés, après s’être rappelé l’amour qu’ils avaient l’un pour l’autre. Une demie heure plus tard, il revient et retrouve son épouse agonisante et il décide de serrer le nœud « pour respecter sa volonté et lui épargner la souffrance. » Il attendra 20 minutes à ses côtés puis, sûr de son décès, appelle les pompiers.
Cette affaire, qui n’est en fait que le procès de l’amour et de la souffrance, n’aurait jamais dû arriver aux Assises de Caen s’il y avait, en France, une loi qui permette, comme en Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg, de permettre aux personnes d’obtenir leur ultime liberté. Aujourd’hui, ce n’est pas le procès d’un vieil homme qu’il faudrait faire, mais bien celui de la loi Leonetti sur la fin de vie qui montre encore ses terribles limites !
Lire aussi Le Figaro (ici). -
Communiqué de l'ADMD du 10 juin 2010
Du 11 au 14 juin 2010, aux assises du Calvados :
procès de l’Amour, procès de la grande souffrance.
Ce procès devrait être le procès de la législation du 22 avril 2005, dite loi Leonetti, qui montre encore une fois ses terribles limites !
Du 11 au 14 juin prochain, la cour d’assises du Calvados aura à connaître du cas d’un vieux monsieur, Roger, qui a aidé son épouse à se suicider alors qu’elle était atteinte de poly-pathologies qui la faisaient souffrir physiquement et psychiquement et reconnues par ses médecins traitants comme par les experts.
A de très nombreuses reprises, Jacqueline avait clairement exprimé la volonté de mettre fin à ses jours car sa vie lui était devenue insupportable du fait de plusieurs maladies, graves et invalidantes, et avait encore tenté de se suicider quelques jours auparavant.
Alors que ce type d’affaire arrive très rarement devant une cour d’assises - les magistrats instructeurs préférant faire preuve de compréhension et d’humanisme et renoncer à poursuivre -, nous allons assister à un procès de la société française contre un vieux monsieur, dont la faute est d’avoir aidé à mourir une personne chérie, malade et souffrante, capable, consciente et qui en avait exprimé la volonté à de nombreuses reprises.
Dans un pays qui détient le record des pays de l’OCDE pour le taux de suicide des personnes âgées – ce qui ne semble guère émouvoir les pouvoirs publics -, les pouvoirs publics refusent toujours de voir combien la législation sur la fin de vie, en France, est inadaptée et, à défaut d’y proposer des modifications, refusent également d’ouvrir un grand débat national. Bien au contraire, dans le cadre de la révision des lois bioéthiques, le Gouvernement a exclu la question de la fin de vie, comme si mourir était en dehors du parcours obligatoire de chaque être humain.
Au nom du respect des volontés de chacune et de chacun d’entre nous, au nom du droit de chacun à définir, lorsque la fin de vie est là, les conditions de sa propre mort, l’ADMD, par la voix de son président, Jean-Luc Romero, demande l’acquittement de Roger et estime que c’est plutôt le procès de l’actuelle législation qui devrait être fait.
Inutile de condamner à la double peine celui qui pleure la perte de la femme de sa vie.
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Article dans Le Journal du Centre
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Mon discours à la réunion publique ADMD de Paris
Madame la Ministre,
Messieurs les Sénateurs,
Très chers amis de l’ADMD,
C’est toujours une très grande satisfaction pour le président de l’ADMD que je suis de constater combien, sur cette question, les Français se mobilisent très nombreux.
Et c’est toujours une très grande frustration pour le président de l’ADMD que je suis de constater combien certains médias ignorent notre nombre, notre force et notre détermination. Et surtout combien nos gouvernants nous ignorent également, eux qui ne gèrent les affaires publiques qu’en fonction des remous de l’opinion – et non pas de l’état de l’opinion qui nous est très largement acquise. Et depuis de très nombreuses années.
C’est, de manière très inhabituelle, par un reproche amical que je nous adresse, que je commencerai mon intervention. Vous étiez près de 1 500 personnes à vous être déplacés en janvier dernier, à l’hôtel de ville de Paris. Vous êtes, cette après-midi, près de 500 personnes. C’est très confortable pour chacun d’entre nous de nous retrouver assis, abrités des intempéries, loin de nos opposants. Entre nous. Mais imaginez que pour la prochaine Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, nous soyons, sur le parvis des Droits de l’Homme du Trocadéro, seulement la moitié des adhérents d’Île-de-France. Nous serions alors plus de 6 000. Et si nous étions la moitié des adhérents de Paris intra-muros, nous serions encore 2 500. Croyez-vous alors que les médias et le gouvernement pourraient encore nous ignorer ? Bien sûr, je sais que certains d’entre vous ont de grandes difficultés à rester longtemps debout. Je les comprends parfaitement. Mais les autres ?
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Mon rapport moral 2009 pour l’ADMD
Durant cet exercice, notre association a poursuivi sa croissance, sa visibilité et sa notoriété.
Plus que jamais, nous sommes les interlocuteurs incontournables des pouvoirs publics et des médias sur la question de la fin de vie et l’ADMD rythme la vie publique de ses interventions sur un sujet qui mobilise toujours autant les Françaises et les Français.
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Bureau national et CA de l’ADMD le 5 juin
Avant la 30ème Assemblée Générale de l’ADMD, qui se déroulera dimanche dans le 10ème arrondissement de Paris, je présiderai samedi 5 juin le bureau national puis, le conseil de l’administration de l’ADMD. Un week-end totalement consacré à l’ADMD. Ceci dit, cela ne change pas beaucoup des week-ends précédents, hormis que d’habitude ce sont des réunions en province. Pour une fois, je dormirai tout le week-end chez moi !!!
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2 euthanasies par jour en Belgique en 2009.
Récemment, certains medias ont révélé des extraits du rapport qui doit être présenté, en juin, au Parlement Belge et qui concerne le nombre d’euthanasies pratiquées ainsi que les conditions en Belgique. On y apprend que plus de deux euthanasies par jour sont pratiquées chez notre voisin. Ce nombre est en augmentation depuis 2008 et comme cela est le cas depuis le vote de la loi. En 2009, 822 euthanasies ont été réalisées contre 704 en 2008.
A noter que l’aide au départ est de plus en plus apportée à domicile. Ce rapport confirme qu’il n’y a évidement aucune dérive en Belgique et que la demande d’être aidé au grand départ est réelle même dans un pays où il est plus facile d’accéder aux soins palliatifs qu’en France.
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Interview dans Le Journal du Centre
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Réunion ADMD à Nevers à 10 heures
A une semaine de la 30ème assemblée générale de l’ADMD, j’animerai une réunion publique de l’ADMD ce samedi 29 mai à la Maison des Eduens à Nevers de 10 à 12 heures. A partir de midi, je dédicacerai « Les voleurs de liberté » puis déjeunerai avec les responsables ADMD de la Nièvre.
Cette réunion est ouverte à toutes et tous.
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Mon interview dans Le Progrès
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Rencontre avec le président des Crématistes
Je retrouve, ce mardi soir, Jo Le Lamer, président de la fédération nationale des Crématistes. L’ADMD entretient depuis longtemps des relations avec les associations départementales mais ne travaille pas assez avec la fédération nationale des Crématistes. D’où l’importance de ces rencontres…
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A quand « You don’t know Jack. » sur la télé française ?
Lorsque j’étais à New York, début avril, d’immenses publicités (voir ma photo) pour le téléfilm « You don’t know Jack » interprété par Al Pacino recouvraient nombre de panneaux à Times Square et ailleurs dans Big Apple. Ce téléfilm, qui est passé fin avril sur la chaine HBO, relate l’histoire du docteur Jack Kevorkian qui a aidé 130 personnes gravement malades à se suicider avant d’être envoyé en prison. Pour mémoire, le suicide assisté est seulement autorisé dans trois Etats américains : l’Oregon, Washington et l’Etat de Montana – il pourrait l’être prochainement au Massachussetts.
Ce film a suscité de grands débats aux Etats-Unis et le centre de Bioéthique de l’université de Minnesota révèle que sur 2,4 millions de décès qui surviennent aux USA annuellement, 85% sont précédés d’une décision de limiter ou débrancher les soins qui maintiennent un mourant en vie. Alors que comme en France, les sondages montrent une immense majorité d’Américains favorables à l’euthanasie, le lobby religieux réussit à empêcher toute loi de liberté. Le film, magistralement interprété par Al Pacino, a de nouveau ébranlé bien des Américain et vraiment relancé le débat au grand dam des extrémistes religieux.
A quand « You don’t know Jack » sur la télé française ?
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Réunion publique ADMD à Montmorot samedi à 14h00
Après avoir réuni le matin les délégués ADMD de Bourgogne, j’animerai une réunion publique de l’ADMD le samedi 22 mai à 13h45 dans l’amphithéâtre du lycée agricole de Montmorot aux côtés de Danièle Girardot déléguée ADMD du Jura.
A l’issue de la réunion, je dédicacerai « Les voleurs de liberté. »
Vous êtes les bienvenus !
Lire aussi Le progrès (ici) et (ici). -
Ce soir de 19h20 à 20h00 sur France Inter
Je vous rapelle qu’Alain Bedouet consacre son émission, « Le Téléphone sonne », sur France Inter aux 30 ans de l’ADMD. Accompagné de l’écrivaine Noëlle Chatelet, membre du comité de parrainage de notre association qui réunit 48.000 adhérents, j’interviens ce soir en direct dans cette émission de 19h20 à 20h00.

N’hésitez pas à poser vos questions et retrouver cette émission qui sera en podcast durant une semaine en cliquant ici. A ce soir !
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Invité du « Téléphone sonne » sur France Inter jeudi à 19h20
Demain, jeudi 20 mai, Alain Bedouet consacre son émission, « Le Téléphone sonne », sur France Inter aux 30 ans de l’ADMD, association que je préside depuis près de 3 ans. Accompagné de l’écrivaine Noëlle Chatelet, membre du comité de parrainage de notre association qui réunit 48.000 adhérents, j’interviendrai en direct dans cette émission de 19h20 à 20h00. Vous pouvez poser vos questions et retrouver cette émission qui sera en podcast durant une semaine en cliquant ici.
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Français, mourez dans la souffrance, nous vous observons !
L’élite met vraiment tout en œuvre pour que le débat sur l’euthanasie n’ait vraiment jamais lieu en France… Ainsi, discrètement et dans l’indifférence générale, l’observatoire sur les fins de vie a été mis en place début mai.
Cet observatoire a pour finalité de dresser un état des lieux des situations et des besoins en fin de vie. J’ai moi-même appelé à la création d’un tel observatoire en étant auditionné par la mission Leonetti en 2008. Mais comme je le disais à l’époque, un tel observatoire ne pourrait être crédible que s’il réunissait les acteurs de la fin de vie dans leur ensemble.
L’observatoire, dont la composition a été révélée dans un arrêté d’u 20 avril, a déjà perdu toute crédibilité tant il est composé des éléments les plus dogmatiques, extrémistes et anti euthanasie qui œuvrent dans le champ de la fin de vie. Alors que le rapport Leonetti reconnaissait que les associations de soins palliatifs ne réunissaient plus que 5000 adhérents - toutes associations confondues ! -, le nouvel observatoire leur fait la part belle, n’hésitant pas à représenter la plus « religieuse » d’entre elles !
L’ADMD, qui réunit 48.000 adhérents, n’a ni été consultée et n’est bien sûr pas représentée dans cette institution financée par les deniers publics et qui fait fi de la laïcité et de volonté de Français qui souhaitent très majoritairement une loi de liberté sur la fin de vie. Il est à craindre qu’avec un tel observatoire, on passe de l’acharnement thérapeutique à l’acharnement palliatif… Français, mourez dans la souffrance, nous vous observons, tel est le seul message que nous donnent aujourd’hui les pouvoirs publics avec un observatoire inutile pour soulager nos souffrances mais utile pour faire avancer l’idéologie dominante de nos élites !
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« J’ai oublié de te dire »… A voir absolument !
Laurent Vinas-Raymond présente son magnifique film « J’ai oublié de te dire » dans tous les bons cinémas. Ce film qui raconte la fin de vie d’un artiste-peintre qui, peu à peu, perd la mémoire et s’enfonce dans la maladie, nous ramène à la question des maladies dégénératives comme Alzheimer et aux fins de vie douloureuses auxquelles sont de plus en plus confrontées les seniors et leurs familles.
Ce film, magnifiquement interprété par Emilie Dequennne et Omar Sharif, a été réalisé avec beaucoup de pudeur et nous interroge sur des fins de vie qui risquent d’être de plus en plus fréquentes et de nous concerner personnellement.
Ce film ne peut laisser indifférent celles et ceux qui réfléchissent au sens de leur vie et à leur propre finitude. Il nous rappelle aussi que l’amour permet de faire des choses exceptionnelles : donner la vie mais aussi « libérer » l’être aimé quand la survie n’est plus conforme à la vie et aux vœux qu’il avait formulés tant qu’il était encore conscient…
J’ai oublié de te dire, à voir absolument !
Lien permanent Catégories : Coup de coeur, Euthanasie, ADMD et WFRtDS, Mes loisirs, Santé 0 commentaire -
Tribune dans Clin d'Orgueil
![le_journal_du_centre[1].jpg](http://www.romero-blog.fr/media/02/02/721066058.jpg)


