Fierté, gravité et une émotion profonde au moment de quitter le Conseil de Paris. On continue ensemble, mais autrement.
Lundi, le dernier Conseil de Paris de ce mandat s’est achevé. En quittant l’hémicycle, j’ai ressenti à la fois de la fierté, de la gravité et une émotion profonde.
Sur les combats qui ont donné un sens à mon engagement, deux délibérations essentielles ont été votées :
25 000 € pour l’@InterLGBT, parce que la lutte pour l’égalité et les droits de toutes et tous ne se négocie jamais ;
34 000 € pour la @MDJournalistes, pour protéger celles et ceux qui, partout dans le monde, défendent la liberté d’informer, parfois au péril de leur vie.
Ces votes disent l’essentiel de ce que j’ai essayé de porter durant ces années : des droits humains concrets, nécessaires, universels, et qui s’incarnent ici, à Paris.
J’ai toujours fait de la politique avec ce que je suis. Sans masque. Sans détour.
Je suis fier d’avoir porté, souvent contre des vents contraires, des sujets longtemps relégués au silence : la fin de vie, le VIH, le chemsex. En politique, dans les médias, sur le terrain, aux côtés des associations et des personnes concernées. Fier aussi d’avoir contribué à faire de Paris une ville engagée vers un horizon clair et exigeant : zéro transmission du VIH d’ici 2030.
Et j’ose l’espérer : que le prochain maire de Paris soit le maire de la fin du VIH.
Paris, je l’ai défendue comme une ville des droits humains, une ville refuge, une ville d’accueil. Une ville où un habitant sur cinq est étranger et où cette diversité n’est pas une menace mais une force. Une ville qui combat toutes les discriminations, toutes les haines, sans exception. Une ville inclusive, qui célèbre tous les amours, pour une nuit ou pour la vie.
Enfin, j’ai été, et je suis à ce jour, le premier et le seul élu à dire publiquement ma séropositivité. Parce que je sais ce que le silence coûte. Parce que je crois que la parole peut sauver, réparer, libérer. Et parce que j’espère que d’autres élu·es suivront.
À Anne Hidalgo, Remi Feraud, Emmanuelle PierreMarie et tous·tes mes collègues, merci pour votre confiance. J’ai essayé d’être à la hauteur de cette promesse qui fait Paris : une ville qui protège, qui accueille et qui n’abandonne jamais personne.
