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L'évolution de mon virus - Page 31

  • Les hauts et les bas de la vie avec le sida

    Ce mardi, avant de prendre ce « cher RER D » pour rejoindre ma direction des solidarités à Vigneux-sur-Seine, j’ai eu mon rendez-vous matinal et trimestriel avec le professeur Rozenbaum à l’hôpital Saint Louis. J’ai pris l’habitude de ne rien vous cacher et je vous donne les indicateurs les plus significatifs, ceux qui ont varié depuis ma dernière visite médicale. Si les résultats liés directement au VIH sont stables et encourageants, les effets secondaires de mes traitements ont fait quelques dégâts importants…
    Côté plaquettes, j’en ai 136.000/mm3 contre 161.000 en novembre dernier, la norme étant de 150.000 à 450.000. Les T4 sont à 485/mm3 contre 433 fin 2005. Ma charge virale reste détectable mais stable à 195 copies/ml. Rien d’inquiétant de ce côté-là.
    La glycémie à jeun s’est même légèrement améliorée à 1,34 g/l, les normes étant entre 0,70 et 1,10. Les triglycérides sont à 2,95 g/l pour une situation normale située entre 0,50 et 1,50. La très mauvaise surprise vient de l’analyse d’urines puisque ma protéinurie se situe à 621 mg/l contre 464 fin 2005, la norme voudrait qu’elle soit à moins de… 150 ! Fort de cette atteinte tubulaire, le professeur Rozenbaum a décidé d’essayer un nouveau traitement pour tenter de juguler ces mauvais résultats biologiques. Et on fera le point bientôt, puisque nous nous reverrons le 7 mars prochain.
    En 2006, cela fait déjà 21 ans que je défie ce virus et croyez-moi, même si ces résultats sont médiocres, il n’est pas prêt de me faire la peau.
    L’avenir dure toujours !

  • Je dompte toujours mon virus !

    Comme tous les deux mois, je suis allé à l’Hôpital Saint-Louis pour connaître les derniers résultats de mes analyses et rencontrer mon médecin le professeur Willy Rozenbaum. On arrive bien à différencier nos relations. Mardi soir, je rencontrais Willy, le président du Conseil national du sida, qui participait aussi à un plateau de l’émission de Pink TV consacrée au 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida. Nous avons, à cette occasion, longuement parlé de notre action militante sans faire aucune référence à ce rendez-vous qui nous avions ce mercredi.
    Aujourd’hui, je le voyais donc pour parler de mon virus. Je ne vous redirai pas le sentiment qui m’habite à chaque fois que je vais à l’hôpital. Vous l’imaginez forcément. Je me contente aujourd’hui de vous donner quelques résultats comme je le fais depuis quelques mois. Puisque j’ai dit ma séropositivité, autant que vous sachiez comment je vais.
    Cette fois-ci, les résultats sont limités car le laboratoire d’analyse a oublié de mesurer mes T4, mes défenses immunitaires ! Presque l’essentiel… Hormis cela, ma charge virale reste faible, mais malheureusement toujours détectable, c'est-à-dire 199 copies/ml contre 321 en août dernier. Aucune évolution marquante. Je vous épargnerai tout ce qui est dans la norme pour vous préciser que mes triglycérides sont de 2,10 g/l – la normale va de 0,50 à 1,50 -, mon calcium est de 86mg/l pour une normale de 90 à 104. Pour la lipase, 203 U/l 37° pour une normale inférieure à 60. L’amylase est à 159 U/l 37° - la normale doit être inférieure à 100 - et pour mes urines, la protéinurie est de 499 mg/l - la normale inférieure à 150 - et la glycosurie de 0,42 g/l.
    Voilà, vous savez l’essentiel. Ce virus n’arrive toujours à me faire la peau ! Vous allez encore devoir faire avec moi.
    Bonne journée !

  • La vérité sur mon virus

    Je ne vous ai guère parlé de mon état de santé cet été. L’action me fait parfois oublier ce terrible virus qui pourtant, lui, ne m’oublie jamais…
    Mardi matin, à potron-minet, j’avais rendez-vous à l’hôpital Saint-Louis avec le professeur Willy Rozenbaum pour faire le point sur ma situation biologique et clinique.
    Comme d’habitude, la veille de ce rendez-vous est toujours un peu difficile, mais après tant d’années, il faut avouer que je suis un peu résigné… On verra bien, me dis-je, à chaque fois que je pénètre dans l’hôpital - résigné et optimiste en même temps - ce que me dira mon fidèle médecin qui n’est autre que le co-découvreur du virus.
    Comme les précédentes fois sur ce blog, je vous communique mes résultats les plus significatifs… sans les commenter.
    Mes lymphocytes T4 sont de 369/mm3 [la norme est au dessus de 500], ma charge virale est détectable mais encore très faible soit 321 copies/ml.
    Les effets secondaires de mes traitements se constatent sur certains indicateurs : ma glycémie à jeun est de 6,86 mmol/l [la normale : de 3,88 à 5,83], mes triglycérides de 2,37g/l [de 0,50 à 1,50 g/l habituellement], ma protéinurie monte 536 mg/l [elle devrait être inférieure à 150]. Les plaquettes sont de 146.000/mm3 [la normale est de 150.000 à 450.000]. Tous les autres « postes » de cette hématologie sont dans les normes. A vous d’interpréter ces résultats biologiques si vous le souhaitez.
    Le but reste pour moi d’être honnête quant à l’évolution de mon virus et de rappeler toujours que vivre avec le sida, malgré les progrès de la médecine, s’apparente plus souvent à la survie qu’à la vie.

    Sortez couverts !

  • Dompter ce virus affamé de vies

    En lançant ce blog, je vous avais assuré que je ne vous cacherai rien sur mon état de santé. En effet, je ne peux être un militant de la lutte contre le sida sincère et efficace, si je ne vous dis pas les difficultés de vivre avec ce virus, si je vous cache ma réalité quotidienne. Pour éviter cette indifférence et cette inconséquence qui caractérisent beaucoup d’entre nous face à cette maladie banalisée alors qu’elle reste obstinément mortelle !
    Tôt ce matin, avant de partir à Vigneux, j’ai donc rencontré, à l’hôpital Saint-Louis, le professeur Willy Rozenbaum pour connaître les résultats de mes dernières analyses. Pas simple de changer d’hôpital : c’est le 4e en 20 ans après Saint-Antoine, Rothschild, et Tenon. Il faut donc refaire les dossiers, se familiariser avec un nouvel environnement, retrouver ses marques. Obligations nécessaires si je veux suivre mon médecin qui a donc changé 3 fois d’hôpital ces dernières années. Mais quand on est bien soigné, il faut accepter ces adaptations nécessaires.
    Impossible de dire à quelqu’un qui n’a jamais eu d’affection de longue durée - comme on dit pudiquement - l’inquiétude qui vous prend dès la veille du rendez-vous avec le médecin chargé de vous dire vos résultats. Difficile de dormir la nuit qui précède, angoisses même vingt ans après. Certes, toutes ces années m’ont permis d’apprivoiser mes inquiétudes tant je semble dompter ce virus [ma photo] affamé de vies qui n’arrive pas à me détruire et à me faire la peau. Mais l’appréhension reste la même, comme ce trac incontrôlable qui m’envahit toujours avant de faire une grande émission de télévision.
    Ce mercredi matin est fidèle à tous ces jours de résultat.
    Et comme à chaque consultation, les résultats tombent les uns après les autres : la dure réalité des chiffres. Inhumain !
    Rassurez-vous, chers bloggers, je ne vous énumérerai pas les 50 résultats qui m’ont été donnés : juste les plus significatifs. Mes lymphocytes T4 – obsession de beaucoup de malades – sont stables à 433/mm3, mais ma charge virale reste détectable à 193, un chiffre faible. Mais que j’aimerai, un jour, avoir une charge indétectable ! Juste pour le plaisir de vous le dire.
    Par contre, les effets secondaires de mes traitements se font de plus en plus ressentir : ma glycémie à jeun est de 7,93 mmol/l alors qu’elle devrait se situer entre 3,88 et 5,83. Et mes triglycérides explosent à 5,89 mmol/l alors qu’ils devraient se situer entre 0,34 et 1,48 mmol/l. Dans mon profil enzymatique bilio-pancréatique : lipase : 96U/l37° (normal : inf à 60) et amylase : 113U/l37° (normal : inf à 100).
    Voilà, je vous donne brut ces chiffres comme je les reçois.
    Je l’avais dit, je le fais !
    Heureusement et pour terminer sur une note optimiste, demain c’est mon anniversaire : l'avenir dure toujours !
    Amitiés.

  • Retrouvez-moi dans le JT de France 2 à 13h

    A la veille de la journée mondiale contre le sida et pour mon livre "SurVivant - mes 30 ans avec le sida", je serai l'invité du JT de France 2 à partir de 13h00.

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  • Interview sur la chaîne web télé Public G

    A l’occasion de la sortie de mon dernier livre « Les voleurs de liberté », Franck Laguilliez m’a interviewé pour la chaîne télé LGBT du web Public G.

    Outre évoquer mon dernier opus auquel mon interviewer semble avoir été sensible, nous parlons de différents sujets comme le sida, le documentaire VIHsages pour lequel j’ai été suivi pendant deux ans et bien sûr la fin de vie. Vous pouvez voir cette émission en cliquant ici.

  • Heureux d’avoir remis le label d’Elcs, ville engagée contre le sida à Bagnolet !

    Heureux d’avoir remis le label d’Elcs, ville engagée contre le sida à Bagnolet !
    Plus que jamais le sida se combat aussi par la politique !

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  • Pallier l’irresponsabilité américaine qui risque de condamner à mort des millions de malades !

    Depuis la décision de Donald Trump de suspendre une partie de l’aide américaine à la lutte contre le sida, je ne cesse de mobiliser sur l’importance que les pays riches prennent la mesure de cette décision et pallient l’irresponsabilité américaine qui risque de condamner à mort des millions de malades notamment en Afrique subsaharienne.
    Il y a deux semaines, j’ai notamment écrit à Emmanuel Macron pour lui demander de saisir le G20.
    N’oublions pas que c’est grâce à Chirac et Lula qu’à été créé le Fonds mondial qui permet aux malades de pays moins développés de bénéficier de traitements !
    Nous malades au Nord, nous ne pouvons accepter que nos sœurs et frères des pays du Sud meurent, de nouveau, et dans l’indifférence glacée des pays les plus riches.

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