Interview au Parisien suite au décès du jeune Rémy SaLvat
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Comme après le décès du jeune Vincent Humbert ou celui de Chantal Sébire, la machine judiciaire s’est mise en route immédiatement après le décès de Rémy.
Personne ne doutait de la volonté d’abréger une vie qui n’en était plus une à leur point de vue pour Vincent et Chantal. Un livre pour l’un, de nombreuses déclarations aux medias pour l’autre attestaient d’une volonté de mourir. Et pourtant, pendant deux ans, Marie Humbert fut interdite de quitter le territoire national et dut passer plusieurs expertises psychiatriques. Depuis le décès de Chantal Sébire, la justice cherche celui qui serait coupable d’une provocation au suicide de Chantal ! Insensé. Inhumain même.
Et comme si la douleur qu’ont suscitée ces précédentes affaires n’avait pas existé inutilement, la justice n’a même pas attendu le temps du deuil pour « voler » le corps de Rémy à sa famille, quelques heures avant l’enterrement programmé, et commencer à auditionner ses proches. Certes, des questions peuvent être posées, mais ne pouvait-on laisser à cette famille le temps de faire son deuil d’autant qu’on semble déjà disposer d’éléments prouvant la volonté de Rémy ?
A voir la justice si prompte dès qu’il s’agit d’euthanasie et si lente pour des crimes crapuleux, on en vient à se demander pourquoi tant d’acharnement ?
Ne serait-ce pas parce que nos gouvernants craignent une telle pression de la population pour changer la loi ? En tentant de mettre le doute sur le vrai sens du départ des Vincent, Chantal ou Rémy, ils croient retarder une législation de liberté que chacun sait aujourd’hui inéluctable, car indispensable. Et leur discours se répète en boucle : « Il ne faut pas légiférer sous le coup de l’émotion » et « La loi Leonetti doit être mieux expliquée et mieux comprise ». Absurde !
Mais, en attendant cette loi de liberté, verra-t-on un juge mettre en cause le pouvoir pour inhumanité ou non assistance à personne dans la souffrance ? C’est une question que l’on peut se poser après l’ultime interpellation de Rémy au pouvoir.
A des milliers de kilomètres de Paris, je viens d’apprendre le drame qu’ont vécu Rémy, se maman Régine et sa famille.
Atteint d’une maladie mitochondriale depuis l’âge de 6 ans, Rémy, qui avait aujourd’hui 23 ans, ne pouvait plus du tout marcher et souffrait terriblement comme l’a rappelé sa maman en annonçant qu’il s’était suicidé dimanche.
Rémy avait écrit au président de la République pour lui demander de changer la loi pour l’autoriser à être aidé à mourir. Le 6 août, Nicolas Sarkozy lui répondait qu’il ne pouvait répondre à la demande de Rémy pour des « raisons philosophiques et personnelles.» Après cette réponse, il a décidé d’en finir. Seul.
Sans avoir tous les éléments, il faut bien sûr être prudent. Mais en même temps, on ne peut que compatir au malheur de Rémy et de sa famille. Contrairement à ce qu’on nous dit, ce drame, comme ceux de Chantal Sébire ou de Vincent Humbert -, ne sont pas exceptionnels. Des milliers de familles les vivent en France. Si on avait une loi, comme aux Pays Bas, ce serait 2% des morts qui auraient lieu par euthanasie, soit plus de 10.000 personnes par an ! Va-t-on encore longtemps rester sourds à ces souffrances que la médecine ne peut soulager ?
Comment peut-on encore tolérer qu’on ait laissé Rémy seul face à son drame alors qu’à une heure de Thalys de chez lui, en Belgique, il aurait pu être aidé et non pas laisser dans la solitude affronter ses derniers instants ?
Comment enfin comprendre notre président et les hommes politiques qui préfèrent laisser passer leurs convictions personnelles et religieuses, à l’image d’une Christine Boutin, plutôt que de défendre une conception laïque de la fin de vie, c'est-à-dire une loi de liberté qui permette, pour les personnes qui le demandent expressément en fin de vie ou en cas de souffrance atroces à être aidés à partir ?
Combien faudra t-il encore de Rémy, de Chantal de Vincent pour obtenir une loi Républicaine comme nos voisins hollandais, belges et demain luxembourgeois ont eu l’humanité de mettre en place eux qui ont des pourtant des régimes monarchiques ?
Le débat auquel j’ai participé la semaine dernière dans Contre Expertise sur France Culture peut être entendu en podcast sur le site de France Culture.

Vous pouvez l’écouter en cliquant ici.
Manuel Atreide m’a longuement interviewé récemment pour Agora Vox. Cet entretien, comme je vous l’ai indiqué dimanche dernier, a été scindé en trois textes. Le dernier consacré à l’euthanasie est aussi paru et vous pouvez lie lire en cliquant ici.
Les commentaires sont bien sûr ouverts à tous et certains sont particulièrement douteux comme celui d’un internaute anonyme que vous pouvez lire en cliquant ici. Inutile, je crois, de lui rappeler que le terme sidaïque est celui employé par Le Pen dans les années 80 alors qu’il proposait d’enfermer les « sidaïques » dans des « sidatoriums »… Plus ça change et plus c’est la même chose !
Je serai l’un des invités de Florian Delorme dans « Contre Expertise » sur France Culture le jeudi 24 juillet de 18h15 à 19h00.
Dans cette émission quotidienne cet été et qui sera rediffusée à plusieurs reprises, il s’agira de revenir avec d’autres invités sur le débat de la fin de vie relancé cette année par le cri émouvant de Chantal Sébire. Vous pouvez écouter France Culture sur 93,5FM à Paris ou 98 dans ma chère ville de Béthune et en cliquant ici.
Le dernier bureau national de l’ADMD se réunira ce lundi soir à partir de 19 heures. Ce sera sa dernière réunion avant la pause estivale.
L’occasion de faire le point sur l’organisation du congrès mondial et de la journée mondiale pour le doit de mourir dans la dignité du 2 novembre prochain qui sera lancée au Trocadéro en présence de nombreuses personnalités.
Nous ferons aussi le point sur la mobilisation politique pour obtenir enfin une loi permettant l’aide active à mourir sans oublier les travaux de la commission Léonetti.
Récemment Manuel Atreide m’a interviewé durant plus de deux heures et demie sur le sida et l’euthanasie pour le site citoyen Agora Vox.
Cette interview étant très longue, Manuel a préféré la scinder en trois textes. Le premier concerne la politique en général et est déjà en ligne en cliquant ici. Le second concerne les questions consacrées au sida (ici). Le troisième enfin l’euthanasie. Vous pouvez bien sûr commenter ces entretiens sur le site d’Agora Vox.
Merci en tous cas à Manuel pour son travail de reconstitution d’un si long et dense entretien !
Comme je vous l’ai déjà indiqué sur mon blog, le congrès mondial des associations qui se battent pour le droit de mourir dans la dignité se déroulera du 30 octobre au 2 novembre 2008 à Paris. A cette occasion sera lancée la 1ère journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité le 2 novembre prochain.
Pour avoir toutes les informations sur ces événements, n’hésitez pas à consulter le site qui leur est consacré en cliquant ici.
Je rencontrerai le responsable de l’association Dignitas ce vendredi 18 juillet. J’ai souhaité, avec le docteur Claudine Lassen, responsable de la commission médicale de l’ADMD, me rendre à Zurich afin d’avoir une discussion franche et sans tabous avec les dirigeants de cette association qui est l’une des seules à accepter d’aider les étrangers, donc des Français, qui souhaitent mourir dans la dignité.

Toutes les personnes que nous connaissons qui ont accompagné leurs proches pour un suicide assisté avec Dignitas nous ont dit combien l’accompagnement de cette association était de bonne qualité, tant sur le plan purement physique qu’humain. Depuis quelques mois, les nouvelles procédures mises en œuvre, les suicides assistés à l’hélium et le coût important demandé aux patients - 6000€ - ont suscité des polémiques compréhensibles de la part de la presse et les associations pro life ont sauté sur l’occasion pour tenter de discréditer le mouvement pro légalisation de l’euthanasie. Ces interrogations méritent bien sûr des réponses et c’est pourquoi nous les poserons aux responsables de cette association.
A l’ADMD, nous ne souhaitons évidemment pas qu’un tourisme de la mort se mette en place. Mais dans le même temps, il est un peu facile d’accuser une association qui, ne l’oublions pas, est légale et pallie les carences de la législation française. L’euthanasie serait légale en France, certains Français n’auraient pas besoin de fuir notre pays pour mourir dignement. Et cette polémique avec Dignitas n’aurait pas non plus lieu d’être.
Au-delà de cette évidence, nous tiendrons compte des réponses dans nos relations futures avec cette association tout en rappelant que l’ADMD n’a pas de liens institutionnels avec Dignitas et ne peut en aucun cas être tenue responsable des actions de Dignitas… N’en déplaise à nos détracteurs.
Vous pouvez entendre en podcast et en espagnol un long reportage de RFI sur l’euthanasie qui est passé le 10 juillet dernier. Un long reportage où est évoquée la situation en France et en Europe sur la fin de vie. 
Vous pouvez m’y entendre en … espagnol répondre aux questions du journaliste. Ayez un peu d’indulgence pour mon accent… même si je suis un fils d’immigrés espagnols...
Pour écouter cette émission et si bien sûr vous parlez espagnol, cliquez ici.
Je salue la décision de la justice italienne qui, en appel, a autorisé une jeune femme, dans un état de coma végétatif depuis plus de 16 ans, à ne plus être alimentée et hydratée de manière forcée.
Depuis plusieurs années déjà, il est avéré que son état est irréversible et que sa volonté aurait été de ne pas survivre dans ces conditions.
L’ADMD que je préside se demande dans un communiqué « quelle est la folie qui s’empare des hommes, et singulièrement des responsables de l’Eglise catholique, qui infligent aux autres la souffrance, la douleur, la déchéance et la peine ? Quelle est cette morale qui pense que la souffrance est une forme de rédemption ? »
Le 17ème congrès mondial des ADMD qui se tiendra à Paris du 30 octobre au 2 novembre 2008 redira, au nom des 45 associations à travers le monde, que la vie appartient au patient et au patient seulement. L’humanité, le respect, la dignité, c‘est aussi accepter la décision des autres et ne pas leur imposer ses propres vues.
Je suis l’invité d’Alternative Libérale en ma qualité de président de l'ADMD, ce mercredi 9 juillet, à 19h30, pour débattre de l’euthanasie. Cette réunion se déroulera au siège de ce jeune parti politique au 94 rue Flandrin dans le 16ème arrondissement de Paris. Ce nouveau débat sur la fin de vie sera le dernier à Paris avant la trêve d’été et intervient après les invitations des députées socialistes du 12ème et du 20ème ardt Sandrine Mazetier et George-Pau Langevin.
A demain !
Comme tous les ans, je serais à Marseille pour le week-end de la Gay Pride.
Ce vendredi, pour ELCS, je m’intéresserai au sida dans les prisons et rencontrerai notamment Anne Galinier, responsable du service médical de la prison des Baumettes. Je rencontrerai aussi Patrick Padovani, nouveau maire-adjoint à la santé de la cité phocéenne.
Enfin, je profiterai d’un peu de temps libre pour déjeuner avec Dominique Gambarelli et Christiane Marois, responsables de l’ADMD dans les Bouches-du-Rhône.
Je serai interrogé en direct sur le plateau de Thomas Hugues ce jeudi soir à 18h15 sur I-télé.
Il s’agira de revenir sur la polémique qu’a lancée un ancien responsable de l’ADMD qui se prononce contre le suicide assisté alors que jusqu’à sa démission, il n’avait jamais évoqué un tel problème de fond. Je n’entrerai pas dans les détails de cette affaire où c’est plus une discussion sur le bénévolat associatif qui est le vrai enjeu : un membre d’un bureau d’association peut-il être rémunéré pour une activité liée à l’association ?
Aujourd’hui s’ouvre jusqu’à demain la session du Conseil régional d’Ile-de-France.
Plusieurs temps forts durant cette session : une audition de Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes qui viendra s’exprimer sur la présidence française de l’Union européenne et le compte administratif de la région. Je profiterai aussi de ce jeudi pour rencontrer Pénélope Komités, conseillère du président et Jeanine Haddad, vice présidente de la région, pour évoquer la circulation des séropositifs et le congrès mondial des ADMD qui se déroulera à Paris fin octobre.
Profitant de mon passage dans la Drôme, Jacques Besset, délégué ADMD, a organisé l’assemblée générale des adhérents de notre association à l’hôtel Salons de France à Loriol près de Valence.
Ce sera l’occasion d’évoquer la mobilisation de notre association dans le cadre du congrès mondial des ADMD qui se déroulera le 31 octobre à Paris et la 1ère journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité lancé aussi à Paris le 2 novembre prochain.
Retour en fin de journée à Paris.
Aux côtés de Jacques Besset, délégué ADMD de la Drôme et trésorier national de notre association, j’animerai une réunion publique à 20h30 dans la salle François Mitterrand à l’hôtel de ville de Bourg-lès-Valence.
J’évoquerai la situation actuelle de la fin de vie et la nécessité d’avoir enfin une loi républicaine légalisant l’aide active à mourir.
Alors que notre association compte aujourd’hui 45.768 adhérents, la Drôme en comptabilise 357 et toute la région Rhône-Alpes, 4603.
Cette réunion est ouverte à tous et vous y êtes cordialement invités adhérent ou non de l’ADMD. A ce soir !