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sénat - Page 4

  • Tous avec Anny Poursinoff !

    Dimanche prochain a lieu le deuxième tour de l’élection législative de Rambouillet. Cette élection est symbolique car, pour la première fois, dans ce bastion de Christine Boutin, la candidate représentant les écologistes et la gauche est arrivée en tête du 1er tour avec presque 43% des voix. Certes, la candidate, Anny Poursinoff, ma collègue au conseil régional d’Ile-de-France, n’a pas vraiment de réserves pour le second tour mais l’impossible semble possible.
    C’est déjà incroyable de battre au 1er tour, Jean-Frédéric Poisson, l’ancien suppléant de Christine Boutin, qui fait partie de ces députés pro-life que je dénonce dans « les voleurs de liberté » et qui s’opposent avec virulence à l’euthanasie, à l’égalité homo-hétéro, à l’homoparentalité…
    Dimanche, si Anny gagnait, ce serait un véritable coup de tonnerre dans cette circonscription de Rambouillet dont la maire est aussi le président du Sénat !

  • Mon discours à la réunion publique ADMD de Paris

    Madame la Ministre,

    Messieurs les Sénateurs,

    Très chers amis de l’ADMD,

     

     

    C’est toujours une très grande satisfaction pour le président de l’ADMD que je suis de constater combien, sur cette question, les Français se mobilisent très nombreux.

     

    Et c’est toujours une très grande frustration pour le président de l’ADMD que je suis de constater combien certains médias ignorent notre nombre, notre force et notre détermination. Et surtout combien nos gouvernants nous ignorent également, eux qui ne gèrent les affaires publiques qu’en fonction des remous de l’opinion – et non pas de l’état de l’opinion qui nous est très largement acquise. Et depuis de très nombreuses années.

     

    C’est, de manière très inhabituelle, par un reproche amical que je nous adresse, que je commencerai mon intervention. Vous étiez près de 1 500 personnes à vous être déplacés en janvier dernier, à l’hôtel de ville de Paris. Vous êtes, cette après-midi, près de 500 personnes. C’est très confortable pour chacun d’entre nous de nous retrouver assis, abrités des intempéries, loin de nos opposants. Entre nous. Mais imaginez que pour la prochaine Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, nous soyons, sur le parvis des Droits de l’Homme du Trocadéro, seulement la moitié des adhérents d’Île-de-France. Nous serions alors plus de 6 000. Et si nous étions la moitié des adhérents de Paris intra-muros, nous serions encore 2 500. Croyez-vous alors que les médias et le gouvernement pourraient encore nous ignorer ? Bien sûr, je sais que certains d’entre vous ont de grandes difficultés à rester longtemps debout. Je les comprends parfaitement. Mais les autres ?

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  • Ne pas déroger aux obligations de la loi de 2005 sur le handicap !

    La loi de 2005 obligeait à prévoir l’accessibilité des immeubles et des lieux publics aux personnes handicapées. C’était bien la moindre des choses ! Alors que la date de mise aux normes approche, le secrétariat d’état à la famille et à la solidarité a récemment annoncé, lors d’une audition au Sénat, que des dérogations aux obligations d’accessibilité seraient introduites prochainement dans une proposition de loi sénatoriale.

    Alors que la revalorisation de l’allocation adulte handicapé est insuffisante pour permettre aux personnes vivant avec un handicap de vivre décemment, que l’intégration des enfants handicapés à l’école avance trop lentement et que l’obligation d’embaucher 6% de personnes handicapées reste sans réelle application, il serai malvenu de revenir sur la loi de 1995 qui avait été mise en œuvre après une vraie concertation avec les associations de représentant des personnes vivant avec un handicap.

    Il serait temps que le gouvernement sorte des discours compassionnels de circonstance pour agir enfin à l’intégration de toutes et tous. Les personnes handicapées méritent d’être enfin traités comme des citoyens à part entière !

  • Gérard Larcher dans le comité d’honneur d’ELCS

    Le président du Sénat, Gérard Larcher, a récemment accepté de rejoindre le comité d’honneur d’Elus Locaux Contre le Sida qui réunit déjà de nombreuses personnalités, du président de la République à celui de l’Assemblée nationale ou comme des grandes figures de l’opposition comme Bertrand Delanoë ou Jean-Paul Huchon.larcher.JPG

    Gérard Larcher précise même dans le courrier qu’il m’a adressé : « c’est un honneur de prêter mon nom à une cause d’une telle envergure, fusionnant les politiques de toutes tendances dans un but unique : la préservation de la santé publique et l’égalité de tous devant la maladie, et l’accès de tous à des soins de qualité. Il s’agit effectivement d’un combat pour al vie et j’y suis très sensible. »

  • Communiqué de presse de l’ADMD du 13 janvier 2010

    Communiqué de presse de l’ADMD du 13 janvier 2010

     

    Mourir en 3 semaines à domicile…

    Sinon pas de congé pour accompagner un proche en fin de vie !

     

     

    Ce mercredi 13 janvier 2010, le Sénat va examiner la proposition de loi votée à l’Assemblée Nationale le 19 février dernier, visant à créer une allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie.

     

    Si l’ADMD ne peut que soutenir un texte qui va au-delà des lois du 9 juin 1999 et du 21 août 2003 qui créent un congé d’accompagnement mais ne prévoient ni salaire ni allocation compensatoire, elle rappelle que cette proposition, en ne s’appliquant qu’aux seuls salariés accompagnants à domicile un malade en fin de vie inséré dans un parcours palliatif, distinguera les « bons accompagnants » qui bénéficieront de cette allocation et les « mauvais accompagnants » qui n’en bénéficieront pas.

     

    Ainsi, seules 20 000 allocations sont prévues par ce texte alors qu’il y a 530 000 morts en moyenne par an en France (soit 3,77%).

     

    Si vous habitez un petit appartement, dans un immeuble sans ascenseur, vous ne pourrez pas accueillir l’être aimé en fin de vie. Si vous n’êtes pas salarié, cette mesure ne s’appliquera pas. Serez-vous un moins bon accompagnant si vous passez vos jours et vos nuits auprès de lui à l’hôpital ? Pourtant, vous ne recevrez pas d’indemnités.

     

    Après 3 semaines, si la personne que vous accompagnez n’est pas décédée, que faire ? La renvoyer à l’hôpital ? La maintenir à domicile ? Mais sans recevoir d’allocation, comment faire ?

     

    Nous le voyons bien, cette mesure est insuffisante et se révèle cynique. La collectivité accompagne le début de la vie durant un minimum de 16 semaines. Mais elle se refuse à accompagner dignement la mort. Pourquoi ?

     

    La France ne fera pas l’économie d’une réflexion globale sur la fin de vie et devra bien un jour, comme l’ont fait les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et plusieurs états des Etats-Unis d’Amérique, légiférer pour que chacun, librement et dignement, puisse choisir les conditions de sa fin de vie, entouré et respecté dans ses choix.

     

  • Mon 2ème vœu pour 2010 : une loi de liberté sur la fin de vie

    Mon deuxième vœu pour 2010, c’est celui que je formule en ma qualité de président de l’ADMD : avoir enfin une loi de liberté sur la fin de vie. Difficile à imaginer dans le contexte politique actuel où « les voleurs de liberté » que j’ai dénoncés dans mon dernier livre sont majoritaires à l’Assemblée nationale et au gouvernement. Mais qui sait ?

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    Après le débat que nous avons obtenu à l’assemblée en fin d’année dernière, je vais dès cette semaine rencontrer des sénateurs pour obtenir le même débat car il m’apparaît important que tous nos représentants s’expriment sur la question de la légalisation de l’euthanasie. En 2009, nous savons que lus de 200 députés nous soutiennent. Début 2010, nous saurons quels sénateurs sont sur la même longueur d’onde. Une bonne base de départ pour obtenir une loi républicaine.

  • Soirée d’Ikambere

    logo Ikambere.JPGL’association Ikambere, qui s’occupe des femmes africaines touchées par le VIH/sida, organise ce soir une soirée à destination de ses partenaires privés et publics pour leur rappeler l’importance de la mission de leur association. Ikambere est en effet la seule structure en Ile-de-France qui s’occupe en permanence de ces femmes en plus de la maladie sont souvent dans un grand isolement. ELCS parraine cette soirée et je serais heureux d’être aux côtés de la directrice de cette formidable association, Bernadette Rwegera.

  • 34 parlementaires interrogent la ministre

    A ce jour 34 parlementaires – PS, Verts, communistes et UMP – ont adressé une question écrite à la ministre de la santé dans laquelle ils lui demandent les raisons pour lesquelles M. Leonetti a exclu la question de la fin de vie des débats sur la révision des lois bioéthiques.AN.JPG

    Dans la plupart de ces questions, les parlementaires rappellent que le Conseil d’Etat demandait que cette question figure dans la révision ; que 88% des Français le souhaitent et que même Jean-François Copé s’y était engagé dans une réponse-circulaire qu’il avait fait envoyer à l’ADMD.

    On attend avec intérêt la réponse que ne manquera pas de faire la ministre à ces 34 représentants de la Nation…

  • Dépasser les clivages pour une loi de Liberté

    La réunion des parlementaires, organisée mercredi par l’ADMD, a été un succès puisqu’une vingtaine de députés et sénateurs ont répondu à notre invitation lancée en quelques jours pour réagir au rapport Léonetti. Quand on sait le nombre de parlementaires qui siègent effectivement dans les réunions des groupes d’études - parfois 2 ou 3 -, cela démontre que des élus sont vraiment mobilisés pour obtenir une loi de liberté sur notre fin de vie.Conf presse martinez valls.JPG
    Au cours de cette réunion, où des élus UMP, PS, PC et Verts étaient présents, Laurent Fabius a renouvelé sa proposition de mettre une proposition de loi à l’ordre du jour de l’Assemblée. Il a été soutenu par Manuel Valls, président du groupe d’études socialistes sur la fin de vie. L’ancien premier ministre a tendu la main à Henriette Martinez et Alain Fouché de l’UMP pour un travail en commun. L’idée étant d’avoir un texte commun à l’Assemblée nationale et au Sénat soutenu par des élus de toutes tendances. Reste maintenant au groupe PS à l’Assemblée à valider, mi janvier, cette stratégie exceptionnelle. Mais cette question vaut bien qu’on dépasse les clivages et je me réjouis, en tant que président de l’ADMD, d’avoir initié ce rapprochement lors de notre congrès mondial et de l’avoir concrétisé cette semaine.
    Lire la dépêche AFP (ici) et Romandie News (ici).

  • Découpage… Pas tripatouillage !

    Le gouvernement est obligé de redécouper les circonscriptions législatives pour tenir compte de l’évolution de la population. Il y a bien longtemps que le Conseil constitutionnel demande ce réajustement mais les précédents gouvernements, de gauche comme de droite, n’avaient pas eu le courage de mettre en œuvre cette demande.Logo_AN.png
    On sait déjà que certains départements vont perdre des sièges – notamment Paris – et d’autres vont en gagner. Mais, il ne faudrait pas que ce découpage obligatoire se transforme en un tripatouillage général. Dans ce domaine là, on est souvent spécialiste en France. Ainsi pour les élections sénatoriales dimanche prochain des nouveaux sièges vont être créés. Pourtant, dès à présent, avant que l’élection se soit déroulée, on est quasiment sûr que tous ces sièges vont aller à la majorité qui a pourtant perdue toutes les dernières élections locales… Un phénomène étonnant... Il ne faudrait pas que le découpage législatif amène sur le papier aux mêmes conséquences. D’ailleurs, si le gouvernement était tenté par une telle aventure, qu’il n’oublie pas que les changements de mode de scrutin censés être favorables à la majorité en place se sont toujours transformés en boomerang : la droite et la gauche en ont déjà fait les frais.
    Alors décourage, oui. Tripatouillage, non !