Soirées de Solidarité Sida et du Refuge
Ce soir, je passerai aux deux soirées de gala de Solidarité Sida et Le Refuge pour témoigner de mon soutien à ces deux grandes associations.
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Ce soir, je passerai aux deux soirées de gala de Solidarité Sida et Le Refuge pour témoigner de mon soutien à ces deux grandes associations.
Bonjour Brigitte, Bonjour à votre invité et à tous les auditeurs de Sud Radio,
Ce jeudi, à l’hôtel de ville de Paris, en présence de la maire Anne Hidalgo et de la ministre de la santé, se dérouleront les 23èmes états généraux d’Elus Locaux Contre le Sida pour mobiliser les élus et toute la société sur la nécessité de tout mettre en œuvre pour aboutir à la fin au VIH/sida.
Oui, chère Brigitte, un monde sans sida, c’est aujourd’hui possible.
L’ONUSIDA a même fixé la date de la fin de la pandémie à 2030 … Dans un peu plus de dix ans…
Vous imaginez, chers auditeurs, que des générations pourraient naître à partir de cette date sans qu’aucun enfant ne soit porteur du VIH.
Quel rêve fou pour celles et ceux qui, comme moi, ont connu le début de la pandémie et vu mourir tant de proches dans des souffrances indescriptibles et rejetés parfois même par leurs familles.
Pour en arriver là, il y a une étape intermédiaire : il faut que 90% des personnes séropositives soient dépistées en 2020, dans un peu plus d’un an. Que 90% de ces personnes dépistées soient mises sous traitement et que 90% de ces personnes traitées soient sans charge virale détectable. On pourrait même rajouter que 90% des discriminations qui frappent les personnes touchées aient enfin disparues.
En effet, dès qu’une personne est mise sous traitement, elle devient vite indétectable, c’est-à-dire qu’elle ne peut plus infecter.
On ne le sait pas assez, mais la plupart des personnes séropositives, qui connaissent leur statut et qui sont sous traitement, ne peuvent plus infecter.
Ce qui fait dire, non sans raison, au professeur Rozenbaum, l’un des codécouvreurs du VIH, que le meilleur moyen de ne pas attraper le VIH est de… coucher avec un séropositif sous traitement et sans charge virale. Provocateur mais vrai.
Une réalité d’ailleurs que méconnaissent la plupart de nos concitoyens et sûrement de vos auditeurs chère Brigitte.
Sur le papier tout est donc possible.
Sauf que la pression politique n’est pas là et donc le nerf de la guerre, c’est-à-dire les moyens financiers, non plus.
La France qui a même choisi d’aller plus loin en votant le trois fois 95 n’a atteint que 2 de ces 3 objectifs ambitieux et n’est plus le pays européen le plus engagé pour faire accéder les pays les plus pauvres à la prévention et à l’accès universel aux traitements.
L’année prochaine une grande réunion internationale du Fonds mondial, qui permet de faire accéder les pays les moins riches aux traitements, aura lieu en France. Une opportunité exceptionnelle !
Il faut que la France en profite pour s’engager fortement et renouer avec le grand discours mobilisateur que portaient les présidents Chirac et Lula.
Depuis le début de la pandémie, plus de 40 millions de personnes sont mortes du sida, encore un million succombent annuellement, soit 2500 personnes par jour. Ces morts ne doivent plus exister.
Nous sommes criminels de laisser ces personnes mourir alors que nous avons les traitements pour leur permettre de survivre.
C’est donc la mobilisation citoyenne qui peut encore faire entendre à nos responsables que ce beau défi doit être gagné.
C’est ce dont nous parlerons aussi aux États généraux d’ELCS jeudi dès 16H00 et n’hésitez pas à nous rejoindre en vous inscrivant par mail à info@elcs.fr !
Un monde sans sida, c’est possible, il dépend aussi de vous. De nous !
A la semaine prochaine.
Madame la ministre, Madame la maire, Chère Anne, Chers amis,
Évidemment, vous imaginez l’émotion que j’ai eue tout cet après-midi et particulièrement, maintenant, en conclusion de ces 23èmes états généraux, en pensant à Christophe Michel-Romero, qui les a organisés ces 11 dernières années.
Je remercie vraiment Philippe d’avoir voulu lui rendre un hommage tout à l’heure à la fin de notre réunion.
Permettez-moi de remercier particulièrement Anne Hidalgo et son adjointe Anne Souruys pour la mobilisation de la ville qui est exemplaire notamment grâce à Vers Paris sans sida que mène Eve Plenel et que je remercie aussi pour son intervention ce soir.
Merci à mon ami et collègue Jean Spiri de représenter la région et pour son engagement dans le cadre de Une Ile-de-France sans sida.
Merci, madame la ministre d’être présente ce soir. Vraiment. Je sais que l’actualité au Parlement vous concernant est très chargée et je vous suis donc reconnaissant d’être à nos côtés dans un contexte de démobilisation de la société contre le VIH/sida. Alors qu’il n’y a jamais eu autant de gens vivant avec ce virus, cette question de santé publique est sortie des radars.
C’est bien dommage et je le dis notamment pour les élus car avec cet espoir fou, mais possible, d’un monde sans sida, c’est maintenant plus que jamais qu’il faudrait se mobiliser et tout mettre en œuvre pour aboutir à la fin au VIH/sida.
Vous imaginez, chers amis, que des générations pourraient naître à partir de cette date sans qu’aucun enfant ne soit porteur du VIH !
Quel rêve fou pour celles et ceux qui, comme moi, ont connu le début de la pandémie et vu mourir tant de proches dans des souffrances indescriptibles et rejetés parfois même par leurs familles.
Je serai court, car tout a été dit et reviendrai juste sur quelques points : le soutien au développement de la politique de réduction des risques à direction des usagers de drogue, la lutte contre la sérophobie, le sexisme et les LGBTQIphobies avec notre exposition et notre pétition sur change.org. Et enfin, la réunion du Fonds mondial l’an prochain en France.
Je voudrai remercier Anne pour la mobilisation de Paris dans son soutien à la salle de consommation à moindre risques et ta demande, Anne, de l’ouverture d’autres salles à Paris et en Ile-de-France. Je voulais dire à quel point, à ELCS, nous soutenons cette démarche efficace pour la santé des usagers mais aussi pour la sécurité. Je n’insiste pas et je sais que tu en parleras, chère Anne.
ELCS est mobilisé depuis toujours contre les discriminations : rappelez-vous le combat que nous menons encore contre les interdictions de circulation dans le monde – une quarantaine de pays les pratiquent encore -, celui contre l’interdiction même partielle du don au sang par les gays ou celui lancé par ELCS mais gagné avec les associations sur l’interdiction des soins de conservation pour les personnes séropositives.
Notre combat contre la sérophobie aura cette année été particulièrement marqué par notre livre et l’exposition Portraits de vi(H)es. Cette expo a dépassé tous nos espoirs et tourne depuis un an partout, aujourd’hui à la région Ile-de-France et ici à la mairie de Paris, la semaine prochaine à l’Assemblée nationale, lundi et vous êtes les bienvenus, au Mans, à Toulouse, à Strasbourg et dans bien d’autres endroits la semaine prochaine.
Il était important de donner un visage au VIH et de dire ce qu’est la vie avec le sida et de faire tomber aussi des idées fausses et de donner des informations que nos concitoyens ne connaissent pas vraiment.
En effet, qui sait à part les militants que dès qu’une personne est mise sous traitement, elle devient vite indétectable, c’est-à-dire qu’elle ne peut plus infecter.
On ne le sait pas assez, mais la plupart des personnes séropositives, qui connaissent leur statut et qui sont sous traitement, ne peuvent plus infecter.
Ce qui fait dire, non sans raison, au professeur Rozenbaum, l’un des codécouvreurs du VIH/sida, que le meilleur moyen de ne pas attraper le VIH est de… coucher avec un séropositif sous traitement et sans charge virale. Provocateur mais vrai.
Outre cette expo et ce livre qui vont, grâce au laboratoire Gilead, continuer à vivre en 2019, nous portons actuellement la demande que la lutte contre le sexisme et les LGBTQIphobies devienne la Grande Cause Nationale 2019.
Plus de 45 000 internautes ont déjà signé notre pétition sur change.org et je vous invite à en faire de même et à en parler avec vos amis.
Une grande cause, ça donne des moyens, des campagnes gratuites dans les médias, ça fait travailler les associations ensemble et ça oblige tous les ministères, de manière transversale, à travailler sur ces thèmes.
Anne Hidalgo fut la première à suivre cette demande. Depuis, des élus de tous bords et nombre de personnalités ont signé. Et j’espère pouvoir compter sur votre soutien, chère madame la ministre, même si la décision ne vous appartient pas. Enfin, l’année prochaine une grande réunion internationale du Fonds mondial, qui permet de faire accéder les pays les moins riches aux traitements, aura lieu en France. Une opportunité exceptionnelle !
Il faut que la France en profite pour s’engager fortement et renouer avec le grand discours mobilisateur que portaient les présidents Chirac et Lula.
Depuis le début de la pandémie, plus de 36 millions de personnes sont mortes du sida, encore un million succombent annuellement, soit 2500 personnes par jour.
Ces morts ne doivent plus exister.
Nous sommes criminels de laisser ces personnes mourir alors que nous avons les traitements pour leur permettre au moins de survivre.
C’est donc la mobilisation citoyenne qui peut encore faire entendre à nos responsables que ce beau défi doit être gagné.
Un monde sans sida, c’est possible, il dépend aussi de vous. De nous !
Je vous remercie.
A 20h, à l’invitation de La Libre Pensée Romande, je participerai à un débat sur la fin de vie à Genève - 15, rue des Savoises. Genevois et frontaliers, vous êtes les bienvenus !
Ce jeudi, dès 16H, se dérouleront les 23èmes Etats Généraux d'ELCS à l'hôtel de ville. La réunion sera clôturée par la ministre de la santé, Agnés Buzuyn. Un hommage sera rendu à Christophe Michel-Romero à cette occasion.
Merci.
C’est ainsi, oui, que je débuterai cet éditorial à l’issue de notre 38e assemblée générale organisée cette année à Montpellier. Un quintuple remerciement.
Un remerciement très personnel pour ces magnifiques hommages rendus durant notre assemblée générale à notre ancien secrétaire général, Christophe Michel-Romero, notamment par notre vice-présidente, Francine Noël. Il fut un excellent secrétaire général, disponible, compétent et souriant. Il manquera assurément à notre association, tout comme il me manquera, évidemment, naturellement…
Un remerciement pour avoir approuvé l’ensemble des résolutions soumises au vote de nos adhérents. Aucune n’a recueilli moins de 93 % des suffrages. C’est ainsi que le rapport moral, le rapport d’activité, le rapport financier, tout comme le budget prévisionnel ainsi que le rapport de notre commissaire aux comptes ont été très largement approuvés.
Un remerciement pour avoir approuvé l’élection de notre nouvel administrateur, Jonathan Denis, qui a aussi été élu secrétaire général de l’ADMD par le conseil d’administration réuni le 5 octobre. Un jeune remplace un autre jeune… Avec lui, notre association est en ordre de marche, même si notre association n’a jamais cessé de fonctionner durant ces quelques mois de vacance ; la bonne organisation de cette 38e assemblée générale en est la preuve évidente.
Un remerciement pour avoir approuvé la proposition de loi que le conseil d’administration avait soumise au suffrage de nos adhérents. Avec près de 97 % d’approbation, c’est la reconnaissance de la stratégie menée par le conseil d’administration élu l’année dernière, en 2017, lors de la 37e assemblée générale de notre association ; c’est aussi la reconnaissance du travail mené collectivement par beaucoup de nos adhérents, par plusieurs de nos délégués, par la commission juridique et par la commission Soignants de notre association.
Un remerciement, enfin, peut-être tardif, pour tous les témoignages de sympathie et de soutien que je reçois quotidiennement des adhérents de l’ADMD et, bien sûr, de ses responsables, pour mon engagement en faveur de notre revendication bientôt quadragénaire. Cette présence est un soutien important qui, malgré le deuil, m’aide à être plus que jamais mobilisé pour notre ultime liberté.
Après ces remerciements, très francs et très sincères, je vous dis en avant ! et hauts les cœurs ! Ensemble, nous avons une bataille à gagner…
Ce mercredi, à l'invitation de DMD Catalogne et des Verts catalans, j'interviendrai à la conférence : "Droit de mourir en Europe: que peut-il être fait au niveau européen et des municipalités?"
Mon livre "SurVivant - mes 30 ans avec le sida" sorti en 2016 chez mon éditeur Yves Michalon vient de paraître dan sua célébré revue Reader's Digest. L'occasion de toucher un autre public.
Bonjour Brigitte, Bonjour à votre invité et à tous les auditeurs,
Dimanche, des milliers de Parisiennes et de Parisiens se sont rassemblés place de la République pour dénoncer la recrudescence d’actes homophobes ou transphobes qui ont même mené, cet été, à la mort d’une femme trans, la jeune Vanessa.
Il y a quelques jours, un couple gay était insulté par un chauffeur de VTC au cœur du 12èmearrondissement, arrondissement où je suis élu. Il y a une semaine exactement, c’était le président d’Urgence Homophobie à la sortie d’un restaurant. Juste avant, un couple de femmes agressé ou, encore, Arnaud et Rémi, il y a 3 semaines. J’arrête cette énumération à la Prévert.
Mais, ces actes de déferlements de haine et de violence sont devenus des épisodes quotidiens au point qu’ils se banalisent même. Déjà, en 2017, selon SOS Homophobie, les agressions avaient augmenté de 14%...
Tout ceci interpelle notre responsabilité à toutes et à tous, élus, médias et, bien sûr, citoyens.
On le sent bien, il y a souvent une hiérarchisation dans les discriminations : être sexiste ou LGBTQIphobe, c’est presque devenu acceptable pour certains. Et les réseaux sociaux ne sont pas les moins responsables de cette situation tant le laxisme de leurs dirigeants, derrière de belles paroles, y est trop souvent évident.
Pour certains, comme c’est le cas aux USA, ça ferait même partie de la liberté d’expression. Comment s’étonner, dans ces conditions, que sale pédésoit toujours, en 2018, la principale insulte entendue dans les cours d’école ??? Avec la résonnance que cela a pour de jeunes enfants qui se sentent différents.
Alors que faire ?
D’abord et nous en avons déjà longuement parlé dans cette chronique, l’école doit être en première ligne. Sur tout le territoire, une éducation à la sexualité doit être enfin menée.
La police qui a fait de grands efforts ces dernières années grâce notamment à l’association LGBT Flag doit vraiment former tous les policiers sur ces questions comme celle d’ailleurs du sexisme.
Mais on le sent bien, c’est un travail à long terme qui doit être mené. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai écrit au 1erministre pour lui proposer de faire de la lutte contre les LGBTQIphobies et le sexisme la grande cause nationale 2019.
Ca n’a jamais été le cas pour ces combats. Il est urgent d’y remédier car, un an d’actions contre les LGBTQIphobies et le sexisme, alors que nous serons en plein débat sur la PMA, je ne pense pas que ce soit réellement un luxe. C’est un geste fort et j’espère qu’Édouard Philipe y sera sensible…
En terminant cette chronique un petit mot sur une autre cause à laquelle je suis attaché : le droit de mourir dans la dignité.
On apprenait hier, dans le journal Libération, qu’une femme de 102 ans a été virée d’un service d’hospitalisation de long séjour de Paris car l’équipe ne supportait pas la décision de cette dame de partir prochainement en Belgique pour se faire euthanasier. Incroyable non ?
Le 2 novembre, ce sera la 11ème journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité et c’est donc l’occasion de rappeler l’urgence d’avoir une loi humaniste sur la fin de vie dans notre pays.
A Paris, rendez-vous est donné à 17H00, place de la République.
Auditrices et auditeurs de Sud Radio, je vous y attends nombreux !
Belle semaine…