Pour un monde meilleur ?
Les athlètes français avaient décidé de rappeler leur attachement aux droits de l’homme en arborant un badge avec un slogan plus que modéré : « Pour un monde meilleur. »
Geste a minima, mais geste symbolique quand même.
Ce badge n’était d’ailleurs pas en contradiction avec la Charte olympique dont il reprend simplement un des principes fondateurs.
Malheureusement, le président du Comité national olympique, Henri Sérandour estime que ce badge n’est pas politiquement correct et vient de se prononcer - alors que le CIO lui ne l’a pas encore fait - contre son port par les athlètes français lors des JO de Pékin.
Ce revirement - fait sans concertation avec le monde sportif français - est insultant au moment où Amnesty international annonce qu’en 2007, la Chine a été le pays qui a le plus exécuté de personnes dans le monde avec 470 peines capitales exécutées soit 9 exécutions par mois sur un total de 24 dans le monde !
Face à ces exécutions, à la répression au Tibet, au non respect des droits de l’homme, aux séropositifs étrangers bannis de Chine, il devient urgent que la France annonce sa non-participation à la cérémonie officielle d’ouverture. Comme il apparaît aussi important que les dirigeants sportifs ne continuent pas à se retrancher derrière des considérations qui n’ont plus lieu d’être au risque de finir par être complices d’une opération de propagande de la Chine aussi inappropriée qu’indécente.












Hier, au colloque de l’ANRS « les femmes et le sida en France », à l’Assemblée nationale, j’ai prononcé un discours sur le thème de l’accès aux soins et des conditions de vie des femmes séropositives du point de vue d’un politique en conclusion de la deuxième table ronde. Je vous reproduis ci-dessous l’intégralité de mon discours et retrouvez la dépêche AFP concernant ce colloque 

Même au sein de l’Union européenne, des restrictions existent. Il est vrai que ces limitations ne concernent pas les ressortissants de l’Union européenne et que l’octroi des visas court séjour ne souffre d’aucune restriction liée à la séropositivité mais la situation est bien différente pour les séjours de plus de trois mois pour 13 Etats sur 27.


