Circulation des séropos : évolution aux USA ?
Je me réjouis du processus enfin engagé au Sénat américain visant à supprimer l’interdiction d’entrée sur le sol des Etats-Unis pour les séropositifs, interdiction mise en place en 1987 et jamais abolie ! Cette initiative a été prise conjointement par un sénateur démocrate - John Kerry - et un sénateur républicain - Gordon Smith – et répond à la promesse qu’avait faite en décembre… 2006 le président Bush après la lettre ouverte que je lui avais adressée.
Comme vous le savez, les Etats-Unis font partie des 13 pays dans le monde, avec la Chine et la Russie , à interdire toute entrée sur son territoire aux personnes touchées par le VIH/sida. Ainsi, une personne séropositive n’a pas le droit de se rendre à l’ONU alors que cette organisation prône le principe de non-discrimination. Un comble pour ce pays dont un des symboles le plus connu est la Statue de la Liberté !
Depuis deux ans, avec ELCS, je multiplie les initiatives afin de dénoncer ces scandaleuses restrictions totalement injustifiées et même dangereuses dans une indifférence quasi générale des pouvoirs publics.
N’oublions pas que dans plus de la moitié des pays membres de l’ONU, des mesures discriminatoires à l’encontre des personnes touchées par le VIH/sida sont mises en place pour des séjours de plus de trois mois. La mondialisation n’est pas la même pour tous …
Il faut bien sûr rester très prudent quant à l’évolution américaine car sous Clinton, le Congrès avait déjà été saisi et avait au final rejeté la levée de l’interdiction d’entrée des séropos sur le territoire américain.







Hier, au colloque de l’ANRS « les femmes et le sida en France », à l’Assemblée nationale, j’ai prononcé un discours sur le thème de l’accès aux soins et des conditions de vie des femmes séropositives du point de vue d’un politique en conclusion de la deuxième table ronde. Je vous reproduis ci-dessous l’intégralité de mon discours et retrouvez la dépêche AFP concernant ce colloque 

Même au sein de l’Union européenne, des restrictions existent. Il est vrai que ces limitations ne concernent pas les ressortissants de l’Union européenne et que l’octroi des visas court séjour ne souffre d’aucune restriction liée à la séropositivité mais la situation est bien différente pour les séjours de plus de trois mois pour 13 Etats sur 27.





« Parce que je vis avec le sida, tout comme 33 millions de personnes dans le monde , la moitié des pays membres des Nations Unies ne me donnent pas le droit de m’installer ou de travailler sur leur territoire…