Les primaires pour Paris, c’est parti !
Depuis ce lundi matin, les élus et les militants peuvent envoyer leur parrainage à l’UMP pour les primaires qui désigneront le candidat de l’opposition municipale à la mairie de Paris..
La droite et le centre n’ont pas su, ces dernières années, donner le nouvel élan que tant de Parisiennes et de Parisiens attendent. Ils n’ont pas su - et pour certains pas voulu - comprendre l’évolution de cette ville, sentir son pouls rythmé, comprendre sa soif de modernité, d’ouverture sur les autres et de tolérance.
Nicolas Sarkozy [ma photo] a souhaité à juste titre reconstruire une opposition à Paris, une opposition constructive et porteuse d’espérances, une opposition qui croit de nouveau en sa capacité à rassembler les Parisiennes et les Parisiens autour d’un projet ambitieux et exaltant.
Pour y parvenir, il a lancé cette primaire à laquelle avec le soutien d’Aujourd’hui, Autrement, parti politique associé au Parti Radical d’André Rossinot, j’ai décidé de concourir. Si je me félicite de cette organisation démocratique, je souhaite encore comme je l’ai dit, lors de ma conférence de presse jeudi dernier, qu’elle soit améliorée de deux manières.
- Je suggère de supprimer l’exigence de parrainages. Elle met les élus parisiens dans une situation inégale et semble peu compatible avec une volonté d’ouvrir le jeu à Paris. De grâce, n’ayons pas peur de la démocratie !
- Il faut ensuite élargir cette primaire. Quelle dynamique extraordinaire sortirait d’une primaire ouverte à tous les candidats de droite et du centre ! Je suis persuadé que si tous les candidats actuels le demandent à Nicolas Sarkozy, ce dernier, et lui seul, a la capacité de persuader d’autres candidats, notamment Bernard Debré, de participer à cette compétition dès qu’elle devient loyale.
Il n’est pas trop tard pour revoir les conditions de la primaire…
Quoi qu’il arrive, je me lance donc dans cette compétition pour définir un Paris Autrement.
J’espère d’ailleurs que certains medias vont prendre enfin cette candidature en compte, car ce week-end, j’ai eu 2 mauvaises surprises – j’ai pas de chance avec la presse cette fin de semaine. Dans le Figaro, le chapeau de l’interview de Claude Goasguen indique que je ne participe pas à la primaire (sic) ! Quant au Parisien de samedi, dans la rubrique Couloirs, on présente 4 candidats pour Paris, oubliant ma candidature.
Soit je gène les biens pensants, soit les journalistes politiques ont besoin de revoir leurs fiches…
En ce qui me concerne, chaque semaine jusqu’en septembre, je vous détaillerai les propositions que nous avons élaborées avec les équipes d’Aujourd’hui, Autrement. Vous pourrez par vos critiques, vos suggestions, nous aider à améliorer notre projet pour un Paris Autrement.
Oui, vraiment, les primaires pour Paris, c’est parti.
Bonne semaine.
avec Paul-Marie Couteaux dans la rubrique Duel tenue par Paul Wermus dans VSD est en ligne. 
[Aujourd'hui, j'ai lancé ma campagne pour les primaires UMP lors d'une conférence de presse suivie ce soir d'un apéro improvisé sur le Pont des Arts. Je voulais vous donner la primeur de cette lettre à Paris qui introduit le programme d'une vingtaine de pages qui a été remis à la presse.]
L’après-midi s’achevait calmement à la mairie de Vigneux quand Philippe Lohéac m’annonce que le théâtre Molière annule ma conférence de presse prévue dans quelques heures sur ordre de la mairie de Paris ! Le choc…
Deux réunions consacrées au sida lundi et mardi soir. Hier, je présidai le bureau du sida, grande cause nationale 2005 et ce mardi soir une réunion d’ELCS à la mairie du XIe avec Philippe Ducloux, 1er adjoint PS de cet arrondissement et vice-président d’ELCS ainsi que Philippe Lohéac. Une réunion passionnante où tout a été abordé : la situation de la pandémie à Paris - 1/4 des cas de sida de tout le pays ! -, la réduction des risques chez les toxicomanes, la prostitution, le relâchement chez les gays, l’indifférence des hétéros. Seul hic, il n’y avait aucun élu de droite présent à cette manifestation. Décidément, sur ce sujet, je prêche bien trop souvent dans le désert. Est-ce que la droite parisienne comprendra t-elle à temps les préoccupations de tous les parisiens plutôt que de montrer du doigt – comme certains le font encore - les bobos et les jeunes !
En ce magnifique dimanche ensoleillé, quelle joie j’éprouve à la libération - tant espérée depuis si longtemps - de la journaliste de Libé Florence Aubenas et de son guide Hussein Hanoun.
Deux jours consacrés au VIH/sida. Jeudi, nous avons mobilisé les élus de l’Essonne et les Vigneusiens. Toujours bizarre pour moi d’animer une réunion d’élus dans la ville dont je suis le directeur des Solidarités. Mais comme je suis fier des actions que nous y menons – nous sommes une des seules villes de France à mettre à disposition des habitants des préservatifs masculins et féminins toute l’année -, c’est d’autant plus motivant. Aux côtés du maire Serge Poinsot et de Philippe Lohéac, nous avons donc rappelé aux élus essonniens présents à quel point l’investissement des élus est déterminant pour ce combat pour la vie.
Je continue à ne rien cacher de mon état de santé, car mon dimanche n’a pas été à la hauteur de mes espérances… Pour une fois que je pensais être tranquille pour préparer ma semaine avec sérénité et répondre à une longue interview que m’a adressée le journal québécois Le Point… Et dire, que certains pensent que vivre avec le sida est une sinécure, qu’il suffit d’avaler 2 ou 3 aspirines pour aller mieux. Pour aller bien !
Dans le cadre du mois sida et homosexualité du sida, grande cause nationale 2005, j’ai passé ce samedi à Nancy. Un déjeuner avec les élus concernés par le VIH/ sida pour préparer une réunion que je ferai sur le sida avec le maire, André Rossinot [en photo], en septembre, puis Gay pride de Nancy. 1500 personnes participent à cette manifestation, ce qui est un nombre important pour cette ville de l’Est où il n’est pas toujours facile d’afficher son identité dès qu’elle est différente. Les medias sont très présents et je réponds aux interviews avec la satisfaction de constater que la PQR comme les radios et télés en province sont bien au fait et intéressés par les questions gays – un peu moins malheureusement par le VIH/sida. Je le déplorerai le soir même en voyant sur France 3 Nancy que seuls mes propos sur l’homosexualité étaient retenus – mes longs développements sur le sida oubliés ! Que d’énergie et de fatigue pour défendre ce combat pour la vie. En voyant ce reportage, j’ai un moment de doute : ai-je raison de donner tant de ma santé si précaire ? Est-ce utile ? Mais, heureusement, mes doutes sont de courte durée, car ce long travail de re-mobilisation a forcément quelques ratés. J’espère que les autres medias nancéens reprendront mes paroles fortes de mobilisation adressées notamment aux gays en ce jour de marche des Fiertés, car 1 gay sur 10 en est séropositif en France et 3 homos apprennent chaque jour leur séropositivité...
Après mon outing d’octobre 2000, j’ai souvent reçu des messages d’insultes – la plupart du temps anonymes, mais parfois non. Et les messages assumés furent, curieusement, les plus durs.
Le gouvernement vient d’être dévoilé. Je ne suis pas sûr – hormis l’entrée notable de Nicolas Sarkozy – que sa constitution s’apparente au signal fort qu’attendaient les Français. Mais laissons lui un peu de temps : puisque le Premier ministre a demandé 100 jours. Donnons-lui le bénéfice du doute. On pourra rapidement apprécier l’efficacité du nouvel exécutif… En attendant une petite pensée pour mon amie Nicole Guedj.
Quand un Premier ministre s’en va, on ne parle que de son successeur. Nouveauté oblige…
Lundi 30 mai 2005 : Prison de Fresnes.
Comme beaucoup d’européens convaincus, j’ai pris acte, avec une immense tristesse, du choix exprimé ce dimanche par les Français qui ont rejeté massivement - plus de 55% de non ! - le projet de constitution européenne, ce contrat de mariage entre les 450 millions d’habitants de 25 pays.
Arrivée difficile ce 27 mai au matin à Marseille. Une alerte à la pollution a été lancée dans les Bouches-du-Rhône. Je le sens immédiatement en sortant de l’avion puisque cela a une conséquence directe sur mon allergie. De plus, j’ai mal dormi…et j’ai eu un mal fou à ingurgiter la dizaine de cachets que m’impose mon traitement le matin. A ceux qui croient que le traitement du sida, c’est 2 ou 3 aspirines à prendre par jour, je leur propose d’être dans mon corps, ne serait-ce que l’espace d’une nuit !
Aujourd’hui, session du conseil régional morose. La plupart des élus - de droite comme de gauche - favorables à la Constitution européenne semblent désabusés. Normal face à cette avalanche de sondages calamiteux. Pour ma part, j’essaie de rester optimiste : tous les sondages ne vaudront jamais le vote des Français. Et, je n’arrive pas encore à me persuader que cette Constitution qui est un réel progrès démocratique - au détriment de la technocratie de Bruxelles – va être rejetée par le peuple de Descartes. En fin de journée, avec une quinzaine de militants d’Aujourd’hui, Autrement, nous avons, pour la dernière fois, tracté Place de la Bastille. Voir ces jeunes militantes et militants – j’étais le doyen ! – toujours enthousiastes et optimistes me permet d’oublier ce débat calamiteux de France 2 où M. de Villiers, par ses mensonges, entache une fois de plus la crédibilité des hommes politiques. Dommage.
Depuis hier, j’ai repris mes fonctions de directeur des solidarités à Vigneux-sur-Seine, après une semaine de vacances – plutôt de mission au Québec ! J’essaie de me concentrer sur les différents dossiers en instance et notamment le conseil d’administration du CCAS qui se déroulera la semaine prochaine. Mais outre le décalage horaire, un rhume des foins m’handicape se rajoutant à mes difficultés à supporter actuellement mon traitement.
Notre ami, le président de la fédération UMP de Paris, invite à une réunion publique dans l’Est parisien pour défendre le OUI à la constitution européenne. Par souci de mieux mobiliser les cadres parisiens de la majorité nationale, il a eu la bonne idée de préciser sur l’invitation le nom de tous les élus et responsables UMP de l’Est parisien. Excellente initiative… sauf que, une fois de plus, mon nom mais aussi ceux de Nicole Guedj et Dominique Versini - alors que nous sommes élus régionaux de Paris Est - n’y figurent pas. C’est devenu une habitude d’oublier les élus régionaux. C’est pourtant étonnant si on souhaite être efficace et bien sûr totalement contre-productif. Je viens de l’écrire au président de la fédération, comme je le dirai demain à Nicolas Sarkozy : on ne gagne qu’en rassemblant et non en excluant… même si certaines conceptions d’ouverture et de tolérance gênent encore certains vieux caciques de la droite parisienne.
renconterai Nicolas SARKOZY, Président de l'UMP, Mercredi 25 Mai à 12h00 au siège de l'UMP et je déjeunerai ensuite avec Jean-François LAMOUR, Ministre de la Jeunesse et des Sports.