Le tramway comme un boomerang ?


Heureux d’avoir longuement discuté, à l’occasion de cette Marche, avec Sébastien Nouchet, qui m’a confirmé que son affaire judiciaire n’avançait pas. Il semblait déterminé, malgré les séquelles effroyables de ses brûlures et ses difficultés à s’exprimer longuement, à se battre afin que l’horreur qui l’a frappé ne puisse plus jamais arriver à un autre homosexuel. Brûlé vif à cause de son homosexualité dans le pays des droits de l’homme ! Et certains osent encore nous dire que l’homophobie est désormais une vue de l’esprit, un fantasme pour militants en manque de combats ou même une volonté sordide de victimisation pour arriver à imposer un prétendu pouvoir gay.
La Gay Pride de Marseille a dû emprunter un parcours différent des autres années évitant la symbolique Canebière et le Vieux port. Toujours étonnant d’entendre les habitants d’une ville critiquer le manque de travaux ou, à l’inverse, se plaindre des désagréments que causent les mêmes travaux d’amélioration qu’ils appelaient de leurs vœux quelques temps auparavant. Vous ne pouvez imaginer ce que j’ai entendu durant mon week-end marseillais !
A Marseille, comme à Paris ou à Nice, ce qui fait parler ce sont ces embouteillages insupportables que génère la réalisation du tramway. Même arguments entendus en son temps à Strasbourg, à Caen ou à Bordeaux et dans bien d’autres villes qui se sont lancées dans la construction d’un tram… Amusant de constater que les mêmes arguments sont utilisés souvent par les oppositions de droite ou de gauche contre les exécutifs municipaux face aux conséquences inévitables mais heureusement passagères de ces travaux pourtant indispensables.
En entendant certains élus d’opposition marseillais tenant des propos outranciers sur la pagaille à Marseille, je ne pouvais m’empêcher de penser à certains élus parisiens qui critiquent, sans mesure aucune, avec les mêmes arguments la réalisation du tramway parisien - oubliant curieusement qu’il a été lancé à l’initiative de Jean Tibéri !
Ces élus feraient bien de ne pas exploiter la colère souvent légitime de riverains qui, à Paris, n’ont pas été - je le concède volontiers - suffisamment informés et consultés -, car ils risquent de reprendre comme un boomerang l’incompréhension de ces mêmes riverains qui constateront vite à quel point la mise en place d’un tramway à Paris est une solution moderne, écologique et respectueuse du développement durable. Certains seraient aussi bien inspirés, plutôt que de continuer à s’arc bouter contre la réalisation désormais inéluctable du tramway des maréchaux ou à attiser les rancoeurs des Parisiens sous-informés, d’accompagner les riverains dans leurs revendications de prise en considération des nuisances passagères qu’ils supportent et de proposer des solutions pour y remédier. C’est aussi cela être un opposant efficace : proposer des remèdes à des problèmes que l’exécutif municipal sous estime.
Belle semaine !
Si vous souhaitez comprendre comment différentes générations se sont investies en politique, si l’on fait de la politique autrement en 1980, 1990 ou en 2005, retrouvez-moi sur France Inter dans l’émission Génération, ce lundi 4 juillet 2005 de 20 heures à 21 heures. J’y interviendrai avec d’autres invités notamment Clémentine Autain, adjointe au maire de Paris.
Fin de semaine ludique, mais aussi studieuse.
Longue réunion de l’équipe de campagne de Paris Autrement ce lundi soir. Outre réfléchir à la meilleure stratégie pour persuader les élus de parrainer ma candidature, nous avons longuement discuté du programme que nous avons présenté, il y a déjà dix jours, lors d’une conférence de presse et au cours de l’apéro improvisé du Pont des Arts.
Pas une minute depuis mercredi pour écrire sur ce blog et continuer notre dialogue interactif ! Entre la mairie de Vigneux, la session du conseil régional, l’installation de la haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité par le président Chirac et à laquelle je suis allé avec l’ancienne ministre Nicole Guedj, je n’ai pas arrêté. Pas beaucoup de sommeil d’autant que la chaleur me fragilise : je n’ai pas des défenses immunitaires parfaites…
Journée essentiellement consacrée, à Vigneux-sur-Seine, à préparer l’été en cas de canicule. Et dès aujourd’hui, nous avons profité de ces premières chaleurs pour tester en live notre dispositif. Force est de constater que, déjà, de nombreux seniors souffrent. Espérons que la fraîcheur va revenir et surtout qu’au-delà des institutions, chacun d’entre nous va s’occuper des seniors qui nous entourent : parents, famille, voisins.
Pour Aujourd’hui, Autrement, il ne s’agit pas, à ce moment de la primaire, d’offrir un programme clé en mains, mais de mettre dans le débat des proposions à même de susciter l’intérêt voire même la controverse chez les Parisiens.
Cette première journée de collectes des signatures pour la primaire de l’UMP aura été consacrée… au sida.
Depuis ce lundi matin, les élus et les militants peuvent envoyer leur parrainage à l’UMP pour les primaires qui désigneront le candidat de l’opposition municipale à la mairie de Paris..
avec Paul-Marie Couteaux dans la rubrique Duel tenue par Paul Wermus dans VSD est en ligne. 
[Aujourd'hui, j'ai lancé ma campagne pour les primaires UMP lors d'une conférence de presse suivie ce soir d'un apéro improvisé sur le Pont des Arts. Je voulais vous donner la primeur de cette lettre à Paris qui introduit le programme d'une vingtaine de pages qui a été remis à la presse.]
L’après-midi s’achevait calmement à la mairie de Vigneux quand Philippe Lohéac m’annonce que le théâtre Molière annule ma conférence de presse prévue dans quelques heures sur ordre de la mairie de Paris ! Le choc…
Deux réunions consacrées au sida lundi et mardi soir. Hier, je présidai le bureau du sida, grande cause nationale 2005 et ce mardi soir une réunion d’ELCS à la mairie du XIe avec Philippe Ducloux, 1er adjoint PS de cet arrondissement et vice-président d’ELCS ainsi que Philippe Lohéac. Une réunion passionnante où tout a été abordé : la situation de la pandémie à Paris - 1/4 des cas de sida de tout le pays ! -, la réduction des risques chez les toxicomanes, la prostitution, le relâchement chez les gays, l’indifférence des hétéros. Seul hic, il n’y avait aucun élu de droite présent à cette manifestation. Décidément, sur ce sujet, je prêche bien trop souvent dans le désert. Est-ce que la droite parisienne comprendra t-elle à temps les préoccupations de tous les parisiens plutôt que de montrer du doigt – comme certains le font encore - les bobos et les jeunes !
En ce magnifique dimanche ensoleillé, quelle joie j’éprouve à la libération - tant espérée depuis si longtemps - de la journaliste de Libé Florence Aubenas et de son guide Hussein Hanoun.
Deux jours consacrés au VIH/sida. Jeudi, nous avons mobilisé les élus de l’Essonne et les Vigneusiens. Toujours bizarre pour moi d’animer une réunion d’élus dans la ville dont je suis le directeur des Solidarités. Mais comme je suis fier des actions que nous y menons – nous sommes une des seules villes de France à mettre à disposition des habitants des préservatifs masculins et féminins toute l’année -, c’est d’autant plus motivant. Aux côtés du maire Serge Poinsot et de Philippe Lohéac, nous avons donc rappelé aux élus essonniens présents à quel point l’investissement des élus est déterminant pour ce combat pour la vie.
Je continue à ne rien cacher de mon état de santé, car mon dimanche n’a pas été à la hauteur de mes espérances… Pour une fois que je pensais être tranquille pour préparer ma semaine avec sérénité et répondre à une longue interview que m’a adressée le journal québécois Le Point… Et dire, que certains pensent que vivre avec le sida est une sinécure, qu’il suffit d’avaler 2 ou 3 aspirines pour aller mieux. Pour aller bien !
Dans le cadre du mois sida et homosexualité du sida, grande cause nationale 2005, j’ai passé ce samedi à Nancy. Un déjeuner avec les élus concernés par le VIH/ sida pour préparer une réunion que je ferai sur le sida avec le maire, André Rossinot [en photo], en septembre, puis Gay pride de Nancy. 1500 personnes participent à cette manifestation, ce qui est un nombre important pour cette ville de l’Est où il n’est pas toujours facile d’afficher son identité dès qu’elle est différente. Les medias sont très présents et je réponds aux interviews avec la satisfaction de constater que la PQR comme les radios et télés en province sont bien au fait et intéressés par les questions gays – un peu moins malheureusement par le VIH/sida. Je le déplorerai le soir même en voyant sur France 3 Nancy que seuls mes propos sur l’homosexualité étaient retenus – mes longs développements sur le sida oubliés ! Que d’énergie et de fatigue pour défendre ce combat pour la vie. En voyant ce reportage, j’ai un moment de doute : ai-je raison de donner tant de ma santé si précaire ? Est-ce utile ? Mais, heureusement, mes doutes sont de courte durée, car ce long travail de re-mobilisation a forcément quelques ratés. J’espère que les autres medias nancéens reprendront mes paroles fortes de mobilisation adressées notamment aux gays en ce jour de marche des Fiertés, car 1 gay sur 10 en est séropositif en France et 3 homos apprennent chaque jour leur séropositivité...