Interview sur RCFM à 18h00
A l’occasion de mon déplacement en Corse, je serai l’invité de la radio RCFM à 18 heures ce vendredi 29 avril.
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A l’occasion de mon déplacement en Corse, je serai l’invité de la radio RCFM à 18 heures ce vendredi 29 avril.
Aux côtés du délégué de l’ADMD Robert Cohen, j’animerai une réunion publique de l’ADMD ce vendredi 29 avril à 14h30 au Conseil général à Bastia. Cette réunion sera suivie d’une dédicace des Voleurs de liberté.
Promesse faite pendant la campagne électorale des régionales par Jean-Paul Huchon et Anne Hidalgo, promesse tenue : le pass contraception pour les lycéens et les apprentis franciliens est en application depuis cette semaine. Merci d'ailleurs à Laure Lechatelier et Pénélope Komités pour sa mise en oeuvre !
Ce pass, qui permet aux lycéens de disposer d’une contraception gratuite et ainsi d’éviter bien des avortements, est entièrement financé par la région Ile-de-France pour un montant de 7 à 9 millions d’euros. Il est d’ailleurs regrettable que l’assurance-maladie ait pour l’instant refusé de participer à ce dispositif imaginé déjà pour la région Poitou-Charentes par Ségolène Royal.
Ce pass contraception est indispensable car comme le rappelle justement Jean-Paul Huchon, « le droit à la contraception est loin d’être effectif en Ile-de-France ». Pour plus d’infos, vous pouvez appeler au numéro vert 0.800.777.895 ou consulter le site internet de la région en cliquant ici.
La déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 dispose que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit. D’où vient alors ce sentiment avéré que, les portes d’un établissement de soins franchies, l’homme ou la femme perd sa capacité à décider pour lui-même ?
Durant de très nombreuses années – peut-être jusqu’à la seconde moitié des années quatre-vingt – le médecin était le sachant. Le malade livrait son corps à la science et devenait un objet dont la médecine s’employait à extraire le mal. Il n’était nullement question d’une forme de partenariat.
L’arrivée du sida et les premiers malades ont inversé cette vision très infantilisante de la relation soignant-soigné. En effet, devant l’ignorance de ce qui est alors appelé le cancer gay, révélant l’incompréhension de la communauté scientifique, les personnes séropositives se sont instruites sur cette pandémie. Il fallait comprendre le mal qui les rongeait et qui risquait de les exclure de la société. Très rapidement, leur niveau de connaissance fut au moins égal sinon supérieur à celui des médecins. Patient et médecin devenaient partenaires.
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La politique de santé annoncée par le candidat Sarkozy avait été une des raisons qui m’avait fait quitter l’UMP avant la dernière présidentielle. Je n’avais pas tort, car dans ce domaine, le gouvernement a bien appliqué la politique qu’il avait annoncé. Une politique de réduction des dépenses à la seule charge des malades !
Dans quelques jours, le 2 mai, ce sont 1219 médicaments à vignette bleue dont le remboursement passera de 35 à 30%. Certes, beaucoup d’entre nous avons des mutuelles, mais les autres qui ne peuvent s’en payer une ? Comment font-ils face à ces réguliers déremboursements ?
Mais que celle et ceux qui, justement, forts d’une mutuelle se moquent de ce nouveau déremboursement, y regardent vraiment de plus près. Les mutuelles, à force de pallier les économies de l’Etat, sont obligées de faire payer quelqu’un. Et ce quelqu’un, ce sont leurs clients ! C’est-à-dire les malades !
Le député et médecin Jean leonetti assure toujours être un grand élu laïc. Pourtant, à regarder de près ses positions sur la famille, la fin de vie et, ces jours-ci, la bioéthique, force est de constater qu’il défend presque toujours les positons les plus conservatrices et qu’il s’aligne bien souvent sur celles des associations ultra religieuses. On l’a vu quand il dirigeait un groupe de travail sur le statut de beau-parent au sein du groupe UMP. Non seulement, il a enterré cette réforme pourtant promise par Nicolas Sarkozy, mais il avait dès le début de sa mission assuré que quoi qu’il arrive ce statut ne serait pas étendu aux couples homosexuels et à leurs enfants.
Sur la fin de vie, je n’ai pas besoin de développer : il est, à la joie des pro life, l’un des plus virulents opposants à l’euthanasie. Je l’ai longuement démontré dans mon livre « Les voleurs de liberté ».
Une nouvelle fois, il vient de tomber encore le masque sur les lois bioéthiques. Alors que le Sénat a détricoté le texte ultra conservateur dont M. Leonetti est un des rédacteurs - le Sénat a notamment ouvert la PMA aux lesbiennes -, ce dernier assure qu’il fera revenir l’Assemblée sur les rares avancées faites par le Sénat. Désormais, ceux qui font mine de croire au discours très laïc que donne en public le député Leonetti savent qu’il est toujours le défenseur des positions des ultra religieux sur les questions de société. Il a le droit, bien sûr. Mais qu’il assume enfin ! La démocratie, c’est aussi avancer à visage découvert !
La baisse des subventions pour les associations de lutte contre le sida est une terrible réalité en 2011. Alors que les associations sont submergées par les demandes de soutien des patients, il leur devient de plus en plus difficile de répondre aux demandes.
Jamais autant de gens n’ont vécu avec le sida dans notre pays – Plus de 160.000 personnes – mais les moyens baissent. C’est à n’y rien comprendre !
Aujourd’hui, des associations sont obligées de licencier ou même de fermer alors qu’elles jouent un rôle de service public. La situation est grave. A l’Etat de prendre ses responsabilités avant qu’il ne soit trop tard !
Alors que 15.000 personnes en France sont touchées par cette maladie hémorragique, se déroule aujourd’hui la journée mondiale de l’hémophilie. Une occasion aussi pour moi de rendre hommage à ces malades qui, au début de l’épidémie de sida, ont été massivement contaminés par le VIH. Et malheureusement, beaucoup sont morts depuis…
Jean-Michel Costes, directeur de l’Observatoire des drogues a annoncé lui-même qu’il ne serait pas reconduit dans ses fonctions suite à ses désaccords avec le très sécuritaire Etienne Apaire, actuel et très contesté président dela Missioninterministérielle de lutte contre la drogue.
J’ai eu à plusieurs reprises l’occasion de dénoncer la dérive sécuritaire et politicienne dela Mildtdepuis que M. Apaire la préside.
En débattant avec lui la semaine dernière au salon de l’AMIF, j’ai, une fois encore, pu constater la droitisation dela Mildtqui fait de l’idéologie plutôt que d’apporter des solutions concrètes et pragmatiques à la question des addictions.
M. Costes, qui était favorable, comme tous les spécialistes de la question, à l’ouverture de salles de consommation à moindres risques, paye comme il l’a dit lui-même à l’AFP « sa résistance aux pressions ». Scandaleux et grave pour notre politique de lutte contre les addictions.
Mourir dans la dignité. Un droit imprescriptible.
(texte demandé pour la revue du projet du PC consacré à la fin de vie)
La mort, avec la sexualité, est l’un des grands sujets tabou de la société française. Dans ces deux matières, pourtant au cœur même du parcours de chaque être humain, la Franceaccuse un retard presque liberticide. Des forces rétrogrades – notamment ceux que j’ai appelés les voleurs de liberté, titre de mon dernier livre – largement minoritaires si l’on s’en réfère aux nombreux sondages qui fleurissent régulièrement, bloquent toute évolution de la législation au nom d’une certaine morale. Et notre pays accuse un retard par rapport à ses voisins européens.
Cachée, rejetée, la mort fait peur et la facilité, ou la lâcheté, fait que nous accordons aux médecins, sur notre propre vie, le droit fantastique de décider de ce qui est bon pour nous. L’image du sachant reste ancrée dans notre inconscient et nous nous soumettons.
C’est ainsi qu’après l’acharnement thérapeutique, heureusement condamné par la loi du 22 avril 2005, succède l’acharnement palliatif. Les pouvoirs publics font du suivi palliatif en fin de vie la seule possibilité à offrir aux citoyens de notre pays.
L’ADMD milite pour le choix de son propre parcours de fin de vie : accès universel aux soins palliatifs et aide active à mourir.
Si les sympathisants de l’ADMD, si ses 48 000 adhérents actifs, si les responsables de l’association reconnaissent la qualité du travail conduit par les soignants palliatifs, ce traitement de la question de la fin de vie ne peut pourtant être qu’une possibilité parmi d’autres, offerte à celles et ceux qui, même s’ils sont en fin de vie et que la mort se profile au bout du chemin, restent des citoyens à part entière, avec la capacité de choisir ce qui est bien pour eux-mêmes, en accord avec leur conscience et, pourquoi pas, en harmonie avec ceux qu’ils aiment.
Je participerai ce mercredi soir à 19h00 à une conférence organisée à Sciences Po Paris par l’association « Plug N’Play » sur « sida et discriminations ». Parmi les autres orateurs, je retrouverai la porte-parole de l‘Autre cercle, mon amie Catherine Tripon.
J’animerai une réunion publique de l’ADMD ce lundi 11 avril à 17h45 – salle Pré-Martinet à Beauvais. A l’issue de cette réunion, je dédicacerai mon dernier livre « Les voleurs de liberté. » Je vous y attends nombreuses et nombreux !
Je ne reviendrai pas sur la polémique qu’a suscitée Nora Berra et que le site d'infos Yagg avait été le premier à révéler. Elle s’en est expliquée. Dont acte.
Ce qui par contre est plus regrettable, c’est que la ministre n’évolue absolument pas sur l’interdiction faite aux gays de donner leur sang. Pourtant, bien des pays avancent. Encore récemment, la ministre britannique de la santé a annoncé que son gouvernement travaillait sur la levée de cette exclusion.
Aujourd’hui, les tests ont évolué et permettent une grande sécurité pour le sang collecté. Reste la période d’une dizaine de jours avant le don où le VIH n’est pas détectable dans le sang.
Je propose depuis longtemps une solution simple qui concilie la fin de cette discrimination et une sécurité transfusionnelle nécessaire. Personne ne souhaite évidemment avoir un autre scandale du sang contaminé !
Comme on le fait pour les étrangers qui viennent d’une zone où la pandémie est forte, on fait un test à la personne qui vient donner son sang une première fois. On lui redemande de revenir trois mois plus tard : si son test est toujours négatif et qu’elle assure n’avoir eu aucun comportement à risques dans les 10 jours qui précédent ce nouveau test, elle peut donner son sang et ainsi sauver des vies ! Il s’agit simplement de transposer cette procédure aux gays et tout le monde sera gagnant : plus de mesure discriminatoire contre les gays, et plus de dons de sang pour celles et ceux qui en ont besoin…
Plus d'infos sur la polémique : Yagg (ici), NouvelObs.com (ici), France Info (ici), Actu Politique (ici), TF1 News (ici), Gay in Lyon (ici), Le Figaro (ici), AFP (ici), Biladi (ici), France Soir (ici).
Ma réaction sur RTL: (ici).
J’animerai une réunion publique de l’ADMD ce vendredi 8 avril à 18h00 à l’auditorium n°1 de l’université Champollion – place Verdun à Albi. A l’issue de cette réunion, je dédicacerai mon dernier livre « Les voleurs de liberté. » Je vous y attends nombreuses et nombreux !
A l’occasion des 15èmes assises de l’Association des maires d’Ile-de-France, je participerai ce jeudi au débat « Jeunesse et drogues : les maires entre prévention et répression ? »
Ce débat sera animé par Jeannette Bougrab et y participeront notamment le très conservateur Etienne Apaire, Yannick Paternotte et Stéphane Gatignon. Les assises se déroulent au Parc Floral de Paris.