Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

addictions

  • Assez de polémiques injustes et injustifiées : les SCMR sont une réponse de santé publique et pour la sécurité !

    La polémique stérile et politicienne d’une partie de l’opposition sur les salles de consommation à moindre risque (SCMR) est totalement injuste et injustifiée.
    En 1987, face à la contamination au sida de nombreux usagers de drogues injectables, Michèle Barzach a eu le courage de mettre les seringues en vente libre ; en 1993, Simone Veil, à son tour, organisait la substitution et permettait l’échange de seringues gratuites dans des lieux financés par les pouvoirs publics.
    Ces mesures ont montré une efficacité incroyable : chute des overdoses et baisse spectaculaire des contaminations au VIH/sida.
    En prenant des mesures courageuses, ces deux femmes de droite ont subi exactement les mêmes critiques que celles qu’on entend aujourd’hui. Le FN fut même particulièrement virulent et insultant.
    Mais la majorité de la droite les soutenait.
    Les critiques actuelles des élus UMP sont donc injustes d’autant que les mesures prises à l’époque n’ont pas développé la consommation de drogues dures comme certains Cassandre l’annonçaient alors…
    Ces polémiques sont ensuite injustifiées. Les mesures de réduction des risques (RDR) pour les usagers de drogues ont montré, depuis 20 ans, leur totale efficacité.
    Depuis plus de 10 ans, en allant régulièrement en Suisse, à Quai 9, une salle de consommation ouverte près de la gare, j’ai pu constater personnellement que les salles de consommation à moindre risque sont non seulement utiles pour la santé mais aussi socialement efficaces et indispensables pour la sécurité. Ainsi, les riverains genevois, pourtant opposés lors de la création de ces salles, réclament désormais l’ouverture de ces structures 24h/24 !
    Toutes les études faites ces dernières années et compilées par l’Inserm démontrent que la politique de RDR - notamment les SCMR - est efficace pour la santé des consommateurs de produits illicites, mais aussi pour leur réinsertion sociale.
    Elle démontre aussi son efficacité pour toute la société avec une sécurité accrue pour les riverains et la fin d’une consommation à ciel ouvert ou dans les cages d’escalier particulièrement insupportable pour les voisins et notamment pour les enfants.
    La droite ferait donc mieux de relire les études et de renouer avec la responsabilité qu’elle a su montrer avec Michèle barzach et Simone Veil ! La RDR, c’est une politique efficace de santé publique et de sécurité !

     

  • Mon discours d'ouverture au 1er séminaire de la réduction des risques

    Intervention de Jean-Luc Romero
    Conseiller régional d’Ile-de-France
    Président du Crips-Ile-de-France
    1er séminaire de la réduction des risques
    "Au-delà de l’ouverture de salles de consommation,
    quels accompagnements des injections et autres consommations ?"
    Conseil régional d’Ile-de-France / 11 janvier 2013

     

     

     

    Mesdames, Messieurs, Chers amis,
    J’ai le grand plaisir de vous accueillir ici au nom de Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional d’Ile-de-France. Celui-ci ne pouvant malheureusement être à vos côtés ce jour, il m’a demandé de le représenter ce que je fais bien sûr avec grand plaisir.
    Le thème qui va être discuté tout au long de la journée est le suivant : « Au-delà de l’ouverture de salles de consommation, quels accompagnements des injections et autres consommations ? ».
    Alors, la RDR où en est on en 2013? Une légalisation en 2004, une centaine de CAARUD créés, la Déclaration de Vienne qui érige le RDR comme solution face à des politiques répressives coûteuses et inefficaces… Autant d’éléments qui pourraient laisser penser que tout va bien. Mon introduction serait courte mais heureuse ! Malheureusement ce n’est pas le cas : prévalence très forte du VHC, absence de la RDR en milieu carcéral, vulnérabilité sociale …  Autant de défis pour lesquels il était et, il est nécessaire, que les acteurs de la RDR fassent preuve d’une valeur moteur, d’une valeur qu’ils mettent en œuvre au quotidien : le sens de l’innovation. Sens de l’innovation qui, je le crois, n’a pas été freiné par la professionnalisation du secteur, ou qui, dans tous les cas, ne doit pas l’être.
    L’expérimentation des salles de consommation à moindre risque est une revendication déjà ancienne et on ne peut que se féliciter que cela soit enfin en très bonne voie aussi bien à Paris, à Marseille qu’à Bordeaux. Je ne vais pas revenir sur l’utilité de ce type de structure, leur efficacité notamment au regard de ce qui se passe à l’étranger, le rapport de l’INSERM, du CNS... Je crois que nous avons ici tous les spécialistes pour nous expliquer cela mieux que moi. Les acteurs du secteur étaient convaincus par ce dispositif, restait à convaincre le politique qui, on le sait, dès qu’il s’agit de drogues, est très prudent, d’autant que nous avons eu la malchance d’avoir M. Apaire pendant quelques années à la tête de la MILDT. Heureusement les choses ont changé et Mme Daniele Jourdain Menninger a une posture équilibrée et, je pense, une vraie vision des choses.
    Je voudrais rappeler que la région Ile-de-France a porté avec détermination ce dossier et a joué un vrai rôle en apportant un soutien financier dès 2010 aux études sur les SCMR. Je crois que c’est tout à l’honneur de la région d’avoir su avoir une vision juste des choses, de ne pas tomber dans la gueguerre de mots et d’avoir porté politiquement dès le début ce dossier avec pragmatisme, humanité et efficacité.

    Lire la suite

  • Mon 5ème vœu pour 2013 : une autre politique des drogues

    La politique du tout répressif menée par l’ancien gouvernement UMP et notamment la MILDT en matière de drogues semble avoir enfin vécue.
    Les résultats que nous promettait l’ancien président de la MILDT sont catastrophiques : nous sommes l’un des pays où l’on consomme le plus de cannabis et où les prescriptions d’anti dépressifs explosent.
    Les professionnels de santé savent depuis longtemps qu’une politique exclusivement basée sur la répression ne fonctionne pas et n’a jamais fonctionné.
    Il appartient donc à la nouvelle présidente de la MILDT de définir une autre politique des addictions.
    Dans plusieurs domaines elle est donc très attendue notamment pour réduire les risques chez les consommateurs de drogues injectables. Il est urgent que la France ouvre enfin des salles de consommation à moindres risques comme cela existe chez nos voisins. C’est indispensable pour la santé des usagers. C’est utile pour la tranquillité des riverains… Il faut juste un peu de courage politique, c’est mon 5ème vœu pour 2013 !

  • Pour la mise en œuvre des salles de consommation à moindres risques : ne perdons pas de temps !

    Le précédent Premier ministre, François Fillon, s’était opposé catégoriquement à l’ouverture des salles de consommation à moindres risques. Il s’était même déclaré hostile à leur simple expérimentation que proposaient pourtant, en 2010, sa ministre de la santé Roselyne Bachelot mais aussi des collectivités locales de gauche - Paris, la région Ile-de-France, Lille, … - et de … droite, comme Marseille ou Le Havre. En s’opposant à cela, il s’est détourné d’une politique responsable de santé publique. Si celles et ceux qui n’ont pas travaillé sur la question peuvent penser qu’une telle ouverture est une mesure laxiste facilitant la consommation de drogues dures et handicapant gravement la vie quotidienne du voisinage, il ne peut en être de même des responsables politiques qui ont à leur disposition une littérature abondante qui montre l’intérêt et les résultats positifs de cette politique novatrice. Intérêt pour la santé publique d’abord. Intérêt pour le mieux vivre ensemble ensuite. Intérêt pour la sécurité enfin. De nombreux pays qui nous entourent ont mis en œuvre une politique de réduction des risques ambitieuse à destination des usagers de drogue. En Suisse, qui est loin d’être un pays révolutionnaire et irresponsable, des salles d’injection existent depuis plus de dix ans tout comme la délivrance d’héroïne sous contrôle médical. Et les résultats sont là : meilleur accès aux traitements, meilleur santé, meilleure insertion sociale pour les usagers. Les riverains plébiscitent ces salles qui ont permis de libérer leurs cages d’escaliers de scènes insupportables pour leurs enfants. Les Suisses qui ont eu une consultation par référendum ont approuvé largement cette politique notamment à Genève où Quai 9 dispose d’une salle depuis 11 ans. François Hollande lors de son intervention aux Etats Généraux d’ELCS, en novembre dernier, s’était déclaré favorable à l’expérimentation. L’Ile-de-France, Paris sont prêts. Ne manque plus que la décision conjointe des ministères de l’intérieur, de l’Intérieur et de la santé…
    Ne perdons pas de temps !
    Lire aussi la pétition des élus favorables à l'expérimentation lancée par ELCS (ici).
    Lire le Communiqué commun de Jean-Luc Romero et Guillaume Balas pour le Groupe PS à la région Ile-de-France (ici).

  • La politique des drogues de la MILDT retoquée par le Sénat

    Laurence Cohen, rapporteuse du budget dela MILDTau Sénat, a obtenu le rejet par le Sénat du budget dela MILDT.Cerejet est important et symbolique même si le gouvernement reviendra sur les crédits de cette mission avec sa majorité à l’Assemblée nationale. Important, car les associations dénoncent depuis des années la dérive dela MILDTqui, à défaut de prévenir et de lutter efficacement contre les drogues, a choisi de se focaliser sur un combat idéologique contre la drogue aussi inefficace que couteux. Le Sénat nous rappelle que 60% des crédits dela MILDTvont à la police et à la gendarmerie, 20% à la justice et 10% aux douanes.
    Cet organisme ne consacre que 10% de ses crédits à la prévention : une honte !!!!
    Malgré mes demandes réitérées, l’actuel président dela MILDT, à qui j’avais adressé une lettre ouverte il y a quelques années, n’a jamais trouvé le moyen de me consacrer quelques minutes pour aborder la question de la réduction des risques chez les usages de drogue. Il est pourtant urgent de changer d’avoir une politique plus équilibrée et qui abandonne le tout répressif.
    Dès 2003, dans Lettre à une droite maldaroite, j’avais consacré un chapitre entier aux mesures à mettre en œuvre sur la question des addictions. Elles sont toujours et plus que jamais pertinentes à un moment où les overdoses reprennent et alors que l’épidémie d’hépatite C est totalement hors de contrôle.
    L’autosatisfaction dela MILDT, dans ces conditions, est scandaleuse, grave pour la santé publique et il est important qu’en cas d’alternance une autre politique soit enfin mise en œuvre !

  • Scandaleuse éviction du directeur de l’Observatoire des drogues !

    Jean-Michel Costes, directeur de l’Observatoire des drogues a annoncé lui-même qu’il ne serait pas reconduit dans ses fonctions suite à ses désaccords avec le très sécuritaire Etienne Apaire, actuel et très contesté président dela Missioninterministérielle de lutte contre la drogue.
    J’ai eu à plusieurs reprises l’occasion de dénoncer la dérive sécuritaire et politicienne dela Mildtdepuis que M. Apaire la préside.
    En débattant avec lui la semaine dernière au salon de l’AMIF, j’ai, une fois encore, pu constater la droitisation dela Mildtqui fait de l’idéologie plutôt que d’apporter des solutions concrètes et pragmatiques à la question des addictions.
    M. Costes, qui était favorable, comme tous les spécialistes de la question, à l’ouverture de salles de consommation à moindres risques, paye comme il l’a dit lui-même à l’AFP « sa résistance aux pressions ». Scandaleux et grave pour notre politique de lutte contre les addictions.

  • « Mieux vaut que l’Etat réglemente la vente des drogues » selon les Suisses

    Une fois de plus, la Suisse montre la voie du bon sens.
    Les trois commissions suisses spécialisées dans la dépendance ont rendu la conclusion de leurs travaux à l’office fédéral de la santé publique. Chose rare : cet avis est rendu presque à l’unanimité.
    Les plus grands spécialistes de la question, en Suisse, estiment donc qu’il vaut mieux que l’Etat réglemente la vente des drogues plutôt que de laisser usagers et trafiquants seuls face à face sur les marches noirs. Le rapport intitulé « Défi addictions » propose de renoncer à punir les consommateurs de produits psychoactifs.
    En France, la Mildt continue à prôner un monde sans drogues et la guerre aux drogués. Loin de toute réalité, elle préfère jouer l’autruche et attaquer les malades. En attendant, la France bat les recors de consommations de produits interdits. Preuve que cette politique du tout prohibition est totalement inefficace !