Interview dans le Républicain Lorrain
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Je ne vous ai pas donné les résultats des différents votes révélés lors de la dernière assemblée générale de l’ADMD samedi dernier. J’ai eu raison de vous inciter à voter. Certes, il n’y avait pas d’enjeu puisque aucun siège de notre conseil d’administration n’était à renouveler.
Et pourtant, le taux de participation s’est accru de près de 6 points cette année. L’adhésion à la politique menée (rapport moral de la résolution 1) s’est-elle accrue de près de 10 points avec 97,24% de réponse « Oui ».
Un score qui est encourageant après cette année de forte mobilisation du siège et des 105 délégués de notre association. Que chacun soit remercié d’autant que la mobilisation ne va pas faiblir avec l’organisation de notre congrès mondial prévu du 30 octobre au 2 novembre 2008.
Je suis invité à Metz par Claude Walter, délégué de l’ADMD pour la Moselle, pour animer une assemblée générale des adhérents de l’ADMD, puis une réunion publique vendredi 13 juin en fin d’après-midi. La réunion publique, sur le thème « comment obtenir notre dernière liberté ? », se déroulera à 17h30 au Grand Grenier des Récollets à l’Institut européen. Je retrouverai avec plaisir Marthy Putz, une des responsables de l’ADMD-Luxembourg. Ce sera ainsi l’occasion de parler de la loi légalisant l’euthanasie qui a été votée en première lecture par la chambre des députés du Grand Duché. Cette réunion est ouverte à tous et vous y êtes les bienvenus.
Je suis heureux de vous présenter le logo du congrès mondial des ADMD qui se déroulera à Paris du 30 octobre au 2 novembre 2008. A cette occasion, et comme je l’avais proposé au Board mondial de la World federation of right to die societies, nous lancerons à Paris la 1ère journée internationale pour le droit de mourir dans la dignité.
J’aurai bientôt l’occasion de vous parler plus longuement de cette grande manifestation.
Plus de 600 personnes ont participé à l'AG de l'ADMD et à la réunion publique de l'après-midi à la Gare de l'Est en présence des députés du Luxembourrg Lidye Err et Jean Huss. Stone, déléguée de l'ADMD du 2ème ardt, a aussi tenu à venir témoigner. Un gros succès qui montre à quel point les Parisiens sont mobilisés pour obtenir leur dernière liberté.
Vivement ce soir que je me repose un peu de toutes ces semaines surchargées plus que fatigantes même si elles sont passionnantes.
Aujourd’hui, matinée consacrée à l’assemblée générale ordinaire de l’ADMD – rapports moral, d’activités, financier – puis l’après-midi sera ouverte aussi aux non adhérents de l’ADMD avec une grande réunion publique à l’hôtel Best Western de la Gare de l’Est de Paris où nous entendrons les deux députés luxembourgeois à l’origine de la loi dépénalisant l’euthanasie dans le Grand Duché.
Vous y êtes donc toutes et tous conviés !
Mercredi, en ma qualité de président de l’ADMD, j’étais auditionné par la mission sur la fin de vie que préside le député UMP Jean Léonetti à l’Assemblée nationale. J’avais souhaité être entouré de Claudine Lassen, responsable médicale de l’association et de Philippe Lohéac.
Ce fut un exercice difficile pour moi car je commençais mon nouveau traitement ce jour là, mais je crois avoir réussi à donner le change pour défendre notre revendication : une loi de liberté pour tous les Français. La vidéo intégrale peut être visionnée sur le site de l’Assemblée nationale en cliquant ici.
Lire aussi l'article de Romandie.com qui reprend la dépêche AFP parue après mon audition en cliquant ici.
Comme le week-end dernier, cette fin de semaine sera, en ce qui me concerne, quasi exclusivement consacrée à l’ADMD avec aujourd’hui une réunion de formation avec les nouveaux délégués de province à la mairie du 10ème arrondissement de Paris, un conseil d’administration de l’ADMD à Bagnolet et enfin un dîner avec les délégués de province qui arrivent dès ce soir pour l’assemblée générale de notre association qui se déroule ce samedi à Paris.
Bref encore un week-end de mobilisation pour notre dernière liberté…
Selon la presse d’hier matin, 3 juin, à l’issue d’une réunion au Palais de l’Elysée, le président de la République aurait dit à quelques-uns de ses soutiens les plus fidèles : « Tout le monde peut avoir des idées du moment que ça va vers l’avant et pas vers l’arrière ».
Fort de cette demande, j’ai écrit à Nicolas Sarkozy afin de lui faire trois propositions de réforme sociétale pour que la France poursuive sa marche dans le sens de l’Histoire.
La première, c’est la légalisation du mariage civil pour les couples de même sexe. En 1999, certains parlementaires de la Droite ont entrainé l’ensemble des partis libéraux vers l’outrance, engendrant une défiance à leur égard des parties les plus jeunes et progressistes de la population française. Nicolas Sarkozy lui-même a reconnu, il y a quelques années, l’erreur fondamentale alors commise.
La deuxième, c’est un accompagnement du travail parlementaire actuellement réalisé pour modifier notre législation sur la fin de vie. Comme l‘a dit le candidat Sarkozy avant son élection en 2007, la souffrance appartient au malade et non à celui qui se tient à côté du lit. Il faut à présent légiférer, comme l’ont fait avant nous en Europe les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg, afin de prévenir les drames comme ceux de Chantal Sébire, Vincent Humbert, Hervé Pierra ou Maïa Simon.
La troisième, c’est une mobilisation internationale en faveur de la liberté de circulation des personnes séropositives. La France, sous l’autorité du Président de la République, va prendre dans moins d’un mois la présidence de l’Union européenne. En la matière, notre pays est exemplaire et doit agir afin que les personnes séropositives ne subissent plus, en restant prisonnières de leurs frontières, une double peine.
D’autres chantiers pourraient être ouverts. Ceux-là sont symboliques de ce que la France doit faire pour rester la Patrie des Lumières et un modèle pour les libertés individuelles.
J’espère avoir une réponse… On peut rêver !
Laurent Fabius a récemment déposé une proposition de loi pour légaliser l’euthanasie. A l’invitation de la députée du 12ème arrondissement de Paris, Sandrine Mazetier, j’ai eu l’occasion déjà de débattre avec l’ancien Premier ministre (photo) sur la nécessité d’un changement législatif en France sur cette question afin de s’aligner sur les exemples belges et hollandais.
Après avoir été auditionné par le groupe socialiste de l’Assemblée nationale la semaine dernière et avant mon audition par la commission Léonetti sur la fin de vie demain, je serai donc reçu en fin d’après-midi par Laurent Fabius pour évoquer les initiatives qu’il sera amené à prendre sur cette important question que porte l’ADMD.
Les 6 et 7 juin prochains, les différentes instances de l’ADMD vont se réunir – nouveaux délégués, conseil
d’administration, assemblée générale – et ces deux jours s’achèveront par une grande réunion, ouverte au public, le samedi 7 juin à 14h15 dans Salons du Relais de l’Hôtel Best Western à la Gare de l’Est dans le 10ème arrondissement de Paris.
A cette réunion, intitulée « Sera-t-il un jour possible de mourir dignement en France ? », interviendront les deux députés qui sont à l’origine de la loi dépénalisant l’euthanasie au Luxembourg, Lydie Err et Jean Huss. N’hésitez pas à appeler l’ADMD pour tout renseignement au 01.48.00.04.16 ou par e-mail en cliquant ici.
A samedi !
Dernière ligne droite pour les réunions régionales de l’ADMD où je vais à la rencontre des représentants locaux de notre association. Je serai ce vendredi 30 mai à côté de Chartres.
En effet, la réunion se déroulera de 11h00 à 17h00 à la mairie de Lèves.
Une nouvelle occasion d’échanger avec quelques uns des 105 délégués de l’ADMD qui donnent beaucoup de leur temps pour défendre notre cause et représenter les usagers de la santé dans les hôpitaux. Il était bien normal que ce soit au moins une fois par an le président national qui vienne à leur rencontre pour entendre leurs propositions et leurs critiques quant au travail de mobilisation que nous menons. Je serais accompagné de Claudine Lassen et de Josette Sottile-Nocca du bureau national. Les délégués que nous rencontrons aujourd'hui représentent 2724 adhérents.
A l’invitation de l’association « Vivre ensemble dans le 20ème » animée par Jean-Michel Rosenfeld et
Pascal Joseph, je participerai en ma qualité de président de l’ADMD au débat « Choisir sa fin de vie, faut-il une loi ? » ce mardi 27 mai à 19h00 au pavillon de l’Ermitage – 148, rue de Bagnolet dans le 20ème à Paris.
A ce débat, interviendront, outre les organisateurs, Roger Madec, sénateur de Paris, Gaëtan Gorse, député de la Nièvre, co-animateur du groupe de travail sur la fin de vie à l’Assemblée nationale et George Pau-Langevin, députée de Paris.
Ce débat est ouvert à tous et j’espère vous y retrouver nombreux.
C’est ce soir à minuit que sont clos les votes par correspondance pour l’assemblée générale de l’ADMD qui se déroulera le 7 juin 2008 à Paris.
Pour que la démocratie vive dans notre association, il est important qu’un maximum des 45.000 adhérents participent à ce scrutin même si cette année, il n’y a pas d’élections d’administrateurs.
Vous avez encore jusque ce soir minuit, cachet de la poste faisant foi, pour voter. Je compte sur vous !
Dans une lettre reçue au siège de l’ADMD le mardi 13 mai, Jean Leonetti m' informe que je serai prochainement auditionné par la Mission d’évaluation de la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie.
"Il est évident que je ne manquerai pas de vous auditionner pour entendre votre témoignage sur ce sujet et une date devrait vous être proposée prochainement à cet effet", écrit-il.
Merci à toutes celles et à tous ceux qui, par les lettres qu’ils lui ont fait parvenir, ont rappelé l’existence de l’ADMD à Jean Leonetti et lui ont prouvé, une fois encore, combien nous étions mobilisés en faveur de la loi de liberté qu’attendent des millions de Français
Au nom de l’ADMD, j’ai envoyé une lettre au Premier ministre afin de lui faire part de notre inquiétude quant au manque de pluralisme de la mission d’évaluation de la loi de 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie qu’il a confiée à Jean Léonetti, dont 3 membres sur les 4 ont déjà fait part de leur opposition à toute législation légalisant l’aide active à mourir.
Par ailleurs, à ce jour, les seules personnes auditionnées sont des défenseurs de la législation actuelle.
A n’entendre que les partisans du statu-quo, la France conservera un dispositif législatif largement imparfait qui a engendré des drames comme celui de Chantal Sébire, des exils comme celui de Maïa Simon, des inquiétudes comme celle de Clara Blanc, des appels de détresse comme ceux de ces milliers de Français qui souffrent et qui ne sont pas entendus des médias.
Les 45.500 membres actifs de l’ADMD méritent que leur association soit auditionnée, au même titre que celles qui, à ce jour, ont déjà été entendues et qui, d’une même voix, pensent qu’il est préférable de ne rien faire.
L’assemblée générale de l’ADMD se déroulera le samedi 7 juin 2008 à Paris. Si cette année, il n’y a pas de renouvellement du conseil d’administration et du bureau, il y a cependant plusieurs votes qui sont soumis aux 45.000 adhérents de notre association. Ils concernent notamment le rapport moral et d’orientation que je présenterai (cliquez ici pour le consulter), le rapport d’activités, le rapport financier et le budget 2008, le quitus au conseil et la demande de reconnaissance publique pour notre association. La démocratie interne est importante et je compte sur vous pour voter par correspondance avant le 19 mai à minuit. Et cela quelque soit votre vote ! L’important est de faire vivre notre démocratie interne. Si vous n’avez pas reçu le matériel de vote, merci de le demander par e-mail en cliquant ici ou par téléphone au 01.48.00.04.16.
Le numéro 107 du journal de l’ADMD vient de sortir et je vous reproduis l’édito que j’ai rédigé à cette occasion. Ce journal peut être demandé par e-mail au siège de l’association en cliquant ici.
"La campagne « 100 000 cartes pour notre dernière liberté » initiée lors de la réunion publique à Paris du 23 janvier, associée aux très nombreux marchés couverts par nos militants dans toute la France, entre le 10 et le 17 février derniers, a été un succès fulgurant, au-delà de nos espérances. De très nombreux parlementaires ont alors pris conscience de l’importance de ce sujet pour leurs concitoyens. Nos actions de mobilisation vont se poursuivre. De nouvelles initiatives vont être prises. Vous serez naturellement informés et associés.
Mais dans ce numéro 107 de notre journal trimestriel, dont – je l’espère – vous apprécierez la nouvelle maquette retenue par notre comité de rédaction et validée par notre conseil d’administration, c’est Chantal Sébire et son vibrant appel au secours qui doivent retenir toute notre attention.
Depuis la diffusion de l’entretien exclusif qu’elle a, seule et en conscience, décidé d’accorder à France 3, nous n’avons cessé de nous tenir à ses côtés. A plusieurs reprises, le responsable de la commission juridique, Gilles Antonowicz, la responsable de la commission médicale, Claudine Lassen, et moi-même sommes allés chez Chantal pour la soutenir dans ses démarches et recevoir ses indications pour mener, auprès d’elle et à son propre rythme, son combat personnel.
Malheureusement, en rejetant sa requête, la France l’a condamnée à une peine de souffrance à perpétuité.
Durant ces journées, vous avec été des centaines à avoir témoigné de votre soutien à Chantal. Nous lui avons transmis chacun de vos messages d’amitié et de respect.
Aujourd’hui, plus que jamais, nous ressentons la nécessité de faire évoluer la législation française.
Je vous souhaite une très bonne lecture de ce numéro exceptionnel. Amicalement,
Jean-Luc Romero
Président de l’ADMD"
Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République a publié un texte intéressant dans le monde sur la fin de vie et l’euthanasie. Je lui ai adressé le courrier ci-dessous que je vous soumets.
Monsieur le Médiateur de la République,
C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai pris connaissance de votre récent Point de Vue publié dans le journal Le Monde. A travers vos mots, j’ai reconnu l’humanisme et le pragmatisme qui vous caractérisent. Je suis heureux que vous vous soyez exprimé sur ce sujet qui intéresse chacun d’entre nous.
Permettez-moi seulement d’appeler votre attention sur la charge qui pèserait finalement sur les juges s’ils devaient être amenés à trancher en faveur d’une exception d’euthanasie. L’appréciation d’un digne parcours de fin de vie, selon chacun d’entre nous, serait de nouveau soumise à une tierce personne, en l’occurrence un juriste, ce qui ne rapproche toujours pas les Français de la loi de liberté qu’ils réclament.
Par ailleurs cette voie impliquerait, avant l’éventuelle déclaration d’irresponsabilité du commettant, des poursuites judiciaires, des analyses psychologiques … autant de faits de procédure qui ont été ressentis par Marie Humbert, en son temps, comme une déclaration de culpabilité déguisée.
Naturellement, monsieur le Médiateur de la République, je serai très heureux de pouvoir évoquer ce sujet avec vous de vive voix.
Je suis à votre entière disposition et vous prie de croire, monsieur le Médiateur de la République, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Jean Léonetti a été chargé par le Premier ministre d’une mission d’évaluation de la loi n°2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie.
Les Françaises et les Français attendent une évolution de la loi actuelle afin de répondre à l’ensemble des parcours de fin de vie en tenant compte du choix individuel, dans un esprit républicain et laïque.
Le rapport que remettra le député Léonetti à l’issue de ses travaux sera apprécié non seulement au regard de ses conclusions, mais également de la pluralité des personnes auditionnées.
A cet égard, je viens d’écrire à M. Léonetti, en ma qualité de président de l’ADMD, pour lui demander de me communiquer le calendrier de ses travaux et la liste des personnes reçues et à recevoir. Alors que la précédente mission n’avait pas cru bon d’auditionner le président de l’ADMD de l’époque, il serait aujourd’hui inconcevable qu’un tel « oubli » se reproduise d’autant que l’ADMD est de loin la plus grande association française qui travaille sur la fin de vie avec plus de … 45.000 adhérents !
Lire ma réaction dans Libération à l'enquête sur l'affaire Sébire et l'article sur la mission Léonetti en cliquant ici.