Réunion des ADMD à Francfort
La réunion des ADMD d’Europe se déroulera ce week-end à Francfort en Allemagne. J’y représenterai l’ADMD-France avec la nouvelle secrétaire générale Jacqueline Jencquel.
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La réunion des ADMD d’Europe se déroulera ce week-end à Francfort en Allemagne. J’y représenterai l’ADMD-France avec la nouvelle secrétaire générale Jacqueline Jencquel.
J’étais l’invité de RFI dimanche dernier pour « le livre politique du jour. » Interview rare car la journaliste avait lu mon livre, ce qui n’est pas toujours le cas… Et en plus, comme elle le dit en conclusion de l’entretien, elle l’a trouvé « très convaincant. » Vous pouvez retrouver le podcast de cette interview en cliquant ici.
Comme je vous en ai déjà informé, je serai donc ce lundi en fin d’après-midi au Furet du Nord de Béthune – 21 place Georges Clémenceau de 17 à 19 heures pour dédicacer mon sixième livre "les voleurs de liberté". J’espère y retrouver plein de mes anciens amis et connaissance de jeunesse…
Si la majorité des croyants est aussi favorable à une loi de liberté sur la fin de vie, l’église et certains de ses fidèles mènent un combat violent contre la douce mort. Quelques nouveaux extraits de mon livre « Les voleurs de liberté. »
Christine Boutin
Mais je n’interdis à personne le droit de penser qu’une agonie dans la souffrance fait partie de son propre chemin de vie. Si Christine Boutin, en sa qualité de représentante du Pape – elle est membre du Conseil pontifical pour la famille depuis 1995 –, le pense, c’est bien sûr son droit. Mais qu’on ne m’impose pas d’adhérer à leur thèse. Et surtout, lorsqu’elle s’exprime en sa qualité de ministre, qu’elle fasse abstraction de ses mandats liés au Vatican ! Son engagement auprès de cet État théocratique était-il d’ailleurs compatible avec la fonction de ministre dans notre république laïque ? Amusant de constater que lorsqu’elle a été virée du gouvernement, comme elle le dit, on lui a immédiatement proposé d’être ambassadrice de la France auprès du Saint-Siège !
L’église catholique
« Sans oublier l’influence de l’Église catholique. Certes, les religions doivent pouvoir participer au débat et se faire entendre. Mais ont-elles le droit d’imposer leur point de vue dans une république laïque ?
D’ailleurs, personne ne s’étonne que juste à côté de l’Assemblée nationale, il y ait une église – l’église Sainte-Clotilde – dont la principale activité du curé est de recevoir les parlementaires et de les convaincre de la justesse des positions catholiques sur la famille et les questions de société. Longtemps, ce fut le sympathique et médiatique père de la Morandais qui animait au grand jour le Service Pastoral d’Études Politiques (SPEP) qui fut créé en 1992 par le cardinal Lustiger. On lui a préféré des successeurs bien plus discrets mais néanmoins très présents aux côtés des parlementaires pour lesquels sont organisés deux messes hebdomadaires – une pour le Sénat, une pour l’Assemblée nationale – et surtout de nombreuses rencontres dont les plus importantes sont les dîners privés organisés au presbytère…
Ce qui est sûr, c’est que malgré les pressions et les anathèmes de leurs dirigeants, les fidèles ne partagent pas ce militantisme exacerbé des responsables religieux contre l’euthanasie. Les sondages le prouvent. Et c’est sans appel : 90,5% des catholiques non pratiquants sont favorables à l’euthanasie, et même 62,6% des pratiquants réguliers. Les croyants des autres confessions y sont favorables à plus de 68,3% ! Bien des hommes politiques envieraient de tels scores électoraux ! »
Je serai l'invité du soir sur France Bleu Pays Basque ce vendredi soir à 18h15. A l'occasion de mon déplacement à Bayonne aujourd'hui et demain matin pour la lutte contre le sida, l'ADMD et mon livre "les voleurs de liberté", je répondrai aux questions de la radio sur les différentes questions que je vais aborder durant ces deux jours dans le Pays Basque. L'oaccsion de revenir dans une ville où je séjournais souvent avec mes parents quand j'étais enfant...
Lire aussi Sud Ouest (ici).
A l’invitation d’André et Colette Weiss, responsables locaux de l’ADMD, j’animerai une réunion publique de l’ADMD ce vendredi 2 octobre à 17h15 à la Maison des associations – 11, allée de Glain à Bayonne. A l’issue de cette réunion et avant le dîner avec les responsables locaux de l’ADMD, je dédicacerai mon dernier livre « les voleurs de liberté. » Cette réunion est ouverte à toutes et à tous !
Le Nord-Pas-de-Calais est toujours une étape singulière pour moi. Faire la dédicace de mon livre « Les voleurs de liberté » à Béthune, ville où je suis né et où vivent toujours ma mère et bien des amis d’enfance, est, vous l’imaginez, un moment plein d’émotion. Je penserai aussi forcément à Florence Cassez qui a vécu près de Béthune.
Je serai donc au Furet du Nord de Béthune – 21 place Georges Clémenceau de 17 à 19 heures pour dédicacer mon sixième livre.
Je sais que la nostalgie sera aussi au rendez-vous !
Le week-end dernier a été très chargé avec 3 jours de réunions de jeudi à samedi soir à Lyon. La bonne nouvelle a été la réception de la lettre de Jean-Marc Ayrault qui confirme que le groupe PS va déposer dans les prochains jours une proposition de loi sur la fin de vie. Voici mon week-end en photos !
Lire aussi: la dépêche AFP (ici), Femme actuelle (ici), Le Progrès (ici) et (ici), l'Alsace (ici), France 3 (ici) et Le Figaro (ici).
Un nouvel extrait de mon nouveau livre « Les voleurs de liberté » paru cher Florent Massot. Ce morceau choisi concerne les soins palliatifs.
Les soins palliatifs
« Preuve est faite que les soins palliatifs ne répondent pas à toutes les situations, car les associations qui œuvrent dans le champ palliatif subissent une défection irrésistible de leurs militants qui ont compris que le palliatif est certes une solution, mais n’est pas l’unique solution – sans parler de l’intransigeance de certains patrons des USP qui leur fait peur.
En 2008, à peine 5 000 bénévoles. D’ailleurs, ces associations ont reconnu devant la mission parlementaire qu’elles ont perdu 40% de leurs effectifs depuis 2005.
Ce que confirme Alain Monnier : « J’ai constaté, à partir de janvier 2005, une baisse brutale de l’ordre de 40% des appels et des questionnaires envoyés. La tendance s’est prolongée en 2007. Nous sommes depuis 3 ans à un étiage de 60% des années précédentes […]. Apparemment, toutes les grandes associations de soins palliatifs de la région parisienne enregistrent le même phénomène. […] A quoi est-ce dû ? Le premier élément qui me vient à l’esprit, c’est que les soins palliatifs ont été portés, pendant les années quatre-vingt-dix, par une importante vague médiatique, qui s’est achevée par la loi Kouchner […]. Mais la vague palliative s’est transformée en vague euthanasique. »
Effectivement, et cela vient confirmer les affirmations de M. Monnier, l’ADMD a grossi de 40% dans la même période. La seule alternative des soins palliatifs paraît insuffisante, alors de nombreux militants désertent l’accompagnement car ils sentent bien que les soins palliatifs ne sont pas à une réponse satisfaisante pour toutes les fins de vie.
M. Monnier et bien des responsables de soins palliatifs devraient aussi reconnaître que la mise en lumière de l’affaire Humbert a montré les limites de leur accompagnement. A quoi auraient servi des soins palliatifs pour Vincent ? Et pour Chantal Sébire ? Et pour Maïa Simon ? Il n’est jamais honteux de reconnaître ses limites. Mais il est vrai que cela obligerait à reconnaître que dans ces cas, la demande d’euthanasie se justifie… et reste effectivement la seule alternative.
Curieusement, et malgré l’effondrement du nombre des bénévoles – moins de 5 000 contre 47 500 à l’ADMD ! –, les subventions accordées aux associations œuvrant dans le champ palliatif par le biais du FNASS étaient de 1 250 000 euros en 2006 et le programme de développement des soins palliatifs pour 2008-2012 prévoit même d’augmenter son aide à ces associations à hauteur de 1,5 million d’euros – soit 300 euros/ militant. Quand on sait que les associations de lutte contre le sida, le planning familial et tant d’autres voient leurs subventions baisser en 2009, on a de quoi être étonné. Et je vous rassure, l’ADMD, qui réunit, elle, presque 10 fois plus de bénévoles que les soins palliatifs et assure autant que les associations grassement subventionnées son rôle de soutien des usagers dans les hôpitaux, ne perçoit pas un centime de l’État… »
Messieurs les Sénateurs,
Messieurs les Députés,
Cher amis de l’ADMD,
Mesdames et Messieurs,
Les administrateurs de l’ADMD se sont réunis durant le déjeuner – les 14 nouveaux élus comme les 6 élus de 2007 arrivés à mi-mandat – afin d’élire les membres du nouveau Bureau.
Aussi ai-je le plaisir et le grand honneur d’être reconduit dans mes fonctions de président de l’ADMD pour encore deux années. Josette Sottile-Nocca a été élu 1er vice-président, Alain Fouché a été élu vice-président. Jacques Besset assumera les fonctions de trésorier et Nicole Boucheton sera son adjointe. Jacqueline Jencquel assumera les fonctions de secrétaire général et Teddy Goblet - 27 ans - sera sont adjoint. Pour la première fois dans l’histoire de l’ADMD, un président sortant est reconduit avec près de 90%. C’est une reconnaissance forte de nos adhérents qui me touche. Les adhérents ont ainsi clairement exprimé leur profonde désapprobation des querelles stériles et des polémiques internes inutiles d’une minorité – toujours la même – d’adhérents, y compris d’anciens responsables de notre association, qui n’ont pour objet que de perturber le bon fonctionnement de votre ADMD, selon le postulat bien connu «Je râle, donc j’existe ». Ce qui évite, par ailleurs, de faire des propositions constructives et utiles à chacun d’entre nous. Mais ce résultat est surtout l’obligation pour moi et pour l’équipe que j’ai constituée, grâce au vote massif de nos adhérents, d’aller encore plus loin dans la démocratisation et la reconnaissance de notre association.
Cette élection s’est déroulée comme chaque fois, en parfaite conformité avec nos statuts qui prévoient une élection en deux étapes : élection de 20 administrateurs dont la 1ère tâche est d’élire les membres du Bureau.
Chers adhérents de l’ADMD,
C’est avec un grand bonheur que je vous retrouve aujourd’hui, à Lyon, dans ce département où nous comptons de très nombreux adhérents. Permettez-moi, en votre nom à tous, j’en suis sûr, de remercier notre délégué pour le Rhône, Hubert Sapin, d’avoir permis que se tienne dans cette ville notre 29ème assemblée générale.
Alors que nous ouvrons ces travaux, certains d’entre vous qui n’ont pas pu exercer leur droit par correspondance, votent encore. Nous aurons le résultat définitif en fin de matinée et nous saurons alors qu’elles seront nos orientations pour les années qui viennent.
Ce scrutin sur place – qui correspond à la lettre à la mission confiée à notre assemblée générale – est placé sous le contrôle d’un huissier de justice, Maître Sylvain Milossi, tout comme le scrutin par correspondance qui s’est tenu durant le mois de juillet, sous le contrôle de Maître Angélique Liévin, et auquel 10 869 d’entre vous ont pris part. Un nombre de votants record dans l’histoire de notre association. Je regrette comme beaucoup le coût de ces opérations, mais elles permettent de répondre à la suspicion perpétuelle de ceux qui, dépourvus d’idées et de vision, attachés à un titre plus qu’à une mission, consacrent leur temps à chercher le petit défaut, la petite bête. Ceux dont Nicolas Boileau disait qu’ils étaient amis de la vertu plutôt que vertueux.
Durant l’année écoulée, dans la droite ligne des engagements que j’avais pris devant vous lors de mon élection en juin 2007, j’ai souhaité renforcer notre structure administrative et réorganiser les services centraux du Siège. En effet, l’ADMD 2009 ne se gère pas comme l’ADMD 1980. Avec plus de 47 000 adhérents, avec 9 salariés, avec près de 120 délégués, avec un budget de fonctionnement de 1 million 150 mille euros, la bonne volonté, l’humanisme et le bénévolat ne suffisent plus. N’en déplaisent à ceux qui, nostalgiques d’un temps révolu, critiquent la professionnalisation de notre structure, je rappelle que l’ADMD évolue dans un monde complexe et qu’elle ne peut s’affranchir des impératifs comptables, rappelés par notre expert comptable et notre commissaire aux comptes ainsi que par les deux audits, l’un interne et l’autre externe, menés à ma demande. Qu’elle ne peut s’affranchir de la formidable évolution des moyens de communication électronique. Et qu’elle ne peut ignorer la puissance des médias, l’importance des lobbys et la complexité des jeux politiques.
Les membres du Conseil d’administration de l’ADMD ont confirmé le vote des adhérents de l’association qui m’avaient placé très largement en tête des nouveaux administrateurs élus. Je suis donc réélu pour deux ans. Un vrai défi car plus que jamais nos adhérents attendent avec impatience une loi de liberté sur la fin de vie. Comme je l’ai fait pendant deux ans, je donnerai pour ce combat, comme pour celui contre le sida, toute mon énergique et bien de mon temps libre. Que les 47.500 adhérents de l’ADMD, nos 120 délégués, leurs adjoints et les 9 permanents du siège soient assurés de ma reconnaissance et ma mobilisation.
C’est un grand honneur pour moi que d’être réélu administrateur de l’ADMD avec 88,9% des suffrages soit 9101 voix. Alors que 24 candidats se présentaient pour être élus à l’un des 14 sièges renouvelables au conseil d’administration, j’ai été largement réélu avec un score que n’avait jamais atteint aucun président sortant ou candidat. Mieux, 13 des 14 candidats qui se présentaient à mes côtés ont été élus dépassant pour 12 d’entre eux très largement les 60 % de voix. La dernière élue, par contre, n’atteint même pas les 48% de voix. Drôle de mode de scrutin où sont élus ceux qui n’ont pas obtenu la majorité des voix !
Ma réélection au CA est un encouragement pour le travail accompli pendant les deux ans avec l’équipe du siège et la majorité des délégués malgré les nombreuses embuches et les insultes de certains. C’est aussi un sacré défi que d’être élus dans ces conditions. Cela me donne ainsi qu’aux 12 administrateurs élus à mes côtés une obligation de respecter nos engagements de campagne et de faire de l’ADMD un vrai lieu de démocratie, d’échange et d’ouverture. Et surtout un partenaire incontournable des pouvoirs public pour faire évoluer la loi sur la fin de vie.
Aujourd’hui, à Lyon, se déroule la 29ème Assemblée générale de l’ADMD – la dernière avant de fêter nos 30 ans. Ce matin auront lieu les réunions statutaires : je ferai notamment mon rapport moral puis, seront proclamés les résultats de l’élection des 14 administrateurs renouvelables dont je fais partie. Durant le déjeuner, le nouveau CA élira le nouveau président et le bureau.
Malgré les difficultés inhérentes à la gestion d’une association de 47.500 adhérents et les coups bas que m’auront portés bien des anciens responsables, je suis heureux d’avoir pu présider pendant deux ans cette belle association. Aujourd’hui, à l’heure du bilan, je peux le dire : rien ne m’a pourtant été épargné par une minorité de vieux responsables et ce fut parfois difficile, notamment en 2008, quand la maladie et les souffrances ne m’ont pas épargnées.
Je suis heureux d’avoir tenu bon grâce au soutien fidèle et affectueux des permanents du siège, de 90% des 120 délégués et d’une immense majorité de nos adhérents. Les « papys flingueurs » ne m’auront pas fait partir comme ils le souhaitaient et ne m’auront pas empêché malgré leur harcèlement moral de démocratiser et de moderniser notre grande association. Notre belle cause méritait mieux que certaines querelles stériles.
J’espère que les nouveaux élus pourront enfin travailler dans la sérénité pour obtenir notre ultime liberté. Je leur souhaite beaucoup de succès dans la défense de notre cause.
Lire aussi Le Progrès (ici).
Voir mon interview vidéo pour France 3 (ici).
Je dédicacerai « Les Voleurs de Liberté » samedi 26 septembre à 14h00 au Sofitel de Lyon. Je participerai ensuite une réunion publique de l’ADMD en présence de nombreux parlementaires.