euthanasie - Page 28
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Invité d'Europe 1 à 11h05 sur la fin de vie et Brittany Maynard
Vers 11h05, je serai l'invité du Direct de la santé animé par Jean-Marc Morandini sur Europe 1.
Nous reviendrons sur la mort de la jeune Brittany Maynard, cette américaine de 29 ans, atteinte d'un cancer foudroyant et qui a choisi de mourir dans la dignité en Oregon où le suicide assisté est légal.
Je reviendrai aussi sur le débat sur la fin de vie et le dernier sondage de l'Ifop qui indique que 96% des Français sont favorables à la légalisation de l'euthanasie. 96%... -
Débat sur la fin de vie au syndicat de la magistrature
Ce lundi, avant le conseil d’arrondissement, je participerai à un débat organisé sur la fin de vie par le Syndicat de la magistrature au Palais du Luxembourg.
A ce débat participeront aussi Philippe Maddaleno, médecin en soins palliatifs, et la sénatrice Corinne Bouchoux. -
Ma tribune dans l'Humanité
Lorsqu’il s’est agit du divorce, de l’avortement, du mariage pour tous, et malgré les esprits les plus conservateurs de notre société, le législateur a créé les conditions du choix et l’encadrement des pratiques afin que ce choix s’exerce librement, sans contrainte et sans aucune dérive.
Sur le sujet de la fin de vie – tabou s’il en est, tant cette question est empreinte en France de notre héritage chrétien – il ne faut pas agir autrement. Laisser l’individu choisir, encadrer les pratiques de la fin de vie afin de s’assurer de son consentement libre et éclairé et de se garder de tout risque de dérive.
La dignité, c’est précisément cela. Agir selon sa conscience, sa volonté, fixer soi-même les limites de sa propre condition de femme ou d’homme et refuser d’en franchir les frontières qui font passer de la vie, belle et magique, à la survie, dramatique et douloureuse.
Pourquoi, en France, contrairement aux Pays-Bas, à la Belgique, au Luxembourg…, pays qui nous sont si proches, des médecins, des religieux, des croyants imposeraient aux autres leurs propres opinions ? N’est-ce pas avoir foi en l’homme que de croire en son jugement et de le respecter, même si cela va à l’encontre de nos convictions personnelles ?
En matière de fin de vie, la dignité, c’est maîtriser les conditions de sa propre fin de vie. Avoir le choix entre être prolongé dans sa thérapie car chaque jour gagné est une victoire sur la maladie ; bénéficier d’un lit dans une unité de soins palliatifs, ce qui est loin d’être le cas dans notre pays tant le manque de moyens hospitaliers est cruel, contrairement à ce qui existe dans les pays du Benelux ; bénéficier d’une aide active à mourir, qu’il s’agisse d’une euthanasie active ou d’un suicide assisté, parce que la mort est là, que le diagnostic de fin de vie a été posé, que la médecine est impuissante non seulement à guérir mais également à soulager et que le patient la demande.
Dans notre pays démocratique, seule une loi républicaine assurera les bonnes pratiques ainsi que l’égalité entre chaque citoyen, sans considération de sa fortune personnelle qui lui permettrait de se rendre en Suisse ou de ses relations qui lui permettraient de bénéficier du coup de pouce d’un médecin plus compatissant et plus audacieux que les autres.
Le tout dernier sondage (Ifop – octobre 2014) rappelle combien les Français sont attachés à cette ultime liberté, celle de choisir le moment et la manière d’éteindre la lumière. En effet, 96% de nos concitoyens sont favorables à la légalisation de l’euthanasie, quand les médecins y sont tout de même favorables à 60% (Ipsos – janvier 2013 pour le Conseil national de l’Ordre des médecins). Dans le même temps, 94% des Français comprennent le choix de leurs compatriotes qui s’exilent en Suisse pour y mourir dignement, puisque c’est pour 92% le signe du caractère insatisfaisant de la loi Leonetti.
Nous pourrons débattre des heures. Nous pourrons parler d’Hippocrate et de Dieu. Du don et du Sacré. Néanmoins, aucun argument ne viendra à bout de la supériorité de la liberté et du choix sur les croyances et l’autoritarisme, voire le paternalisme. C’est aussi cela, la dignité de l’homme : décider pour lui-même et ne pas subir d’influences.
Alors, comment assurer une fin de vie digne en France ? Ecoutez la souffrance et la demande de celui qui est dans le lit. Ne parlez pas en son nom. Epargnez-lui les tourments de la fin de vie si tel est son choix. Epargnez-lui le temps de l’agonie s’il le demande.
La dignité du mourant est de rester un citoyen libre et responsable jusqu’au bout. Un citoyen écouté et respecté. Aux détracteurs du droit de mourir dans la dignité, je rappellerai aussi que la dignité des vivants est de respecter autrui et de ne pas lui imposer ses vues. C’est une question de principe et de droit. -
A 16h, place de la République pour le Droit de mourir dans la dignité !
Ce dimanche 2 novembre, journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, venez nombreuses et nombreux pour appeler le président de la République à respecter sa proposition 21.
Dans toutes les délégations des manifestations sont organisées.
A Paris, nous nous rassemblerons place de la République à 16h.
Venez nombreux réclamer notre/votre Ultime Liberté ! -
Vidéo du Dauphiné Libéré sur la Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité à Annecy
jean-Luc Roméro à Annecy pour lancer la journée... par ledauphinelibere -
Reportage de TV8 Mont-Blanc sur le pré-lancement du 2 novembre
Journée mondiale de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité
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Dimanche : Tractage au marché Porte Dorée (12ème ardt) pour l’ADMD
Demain, pour la journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, avec les jeunes de l’ADMD et des militants du 12ème arrondissement de Paris, je tracterai sur le marché de la Porte Dorée.
Outre rappeler notre revendication, nous mobiliserons pour le rassemblement citoyen qui sera aussi organisé demain dimanche place de la République à 16h00. Nous vous y attendons nombreux malgré l’hiver et les vacances scolaires..
Plus que jamais, il nous faut nous mobiliser pour obtenir une loi d’Ultime Liberté ! -
Lâcher de ballons à Annecy pour l’Ultime Liberté !
Ce vendredi 31 octobre, avec le délégué Cyril Journel, le secrétaire général de l’ADMD, Christophe Michel, nous participerons à un lancer de ballons au champs-de-mars à Annecy à 11h30.
Cette manifestation lancera la journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité qui sera célébrée dans toute la France par les délégations de l’ADMD ce dimanche 2 novembre.
Pour mémoire, le rassemblement parisien aura lieu le 2 novembre, à 16h00, place de la République. -
Appel à François Hollande : respect de l'engagement 21
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Mon itw dans La Nouvelle République sur la fin de vie
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Débat après la Première du film « Le moment et la manière »
Je participerai à un débat sur la fin de vie à l’issue de la première du film « Le moment et la manière ».
En effet, ce beau film d’Anne Kunvari sort sur les écrans français dans quelques jours et pose avec pudeur de belles et grandes questions, sur la maladie et bien sûr la fin de vie. -
Ma réunion ADMD à Bastia vue par Corse Matin
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Réunion publique ADMD à Ajaccio à 14h00
A l’invitation de Robert Cohen, délégué de l’ADMD pour la Corse, après Bastia hier, j’animerai une réunion publique sur la fin de vie à Ajaccio ce samedi à 14h00 à l’hôtel Best Western Amirauté. Je vous attends nombreux !
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Réunion publique ADMD à Bastia à 15h00
A l’invitation de Robert Cohen, délégué de l’ADMD pour la Corse, j’animerai une réunion publique à Bastia ce vendredi à 15h00 au conseil général de la Haute-Corse. Je vous attends nombreux !
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Notez sur vos agendas : 2 novembre, 7ème journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité
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Réunion fin de vie de Montluçon dans La Montagne
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L'appel de l'ADMD à François Hollande dans L'Est Républicain
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Débat sur la fin de vie à Montluçon à 18h30
A l’invitation du député de l'Allier, Bernard Lesterlin, de Nicolas Brien, responsable du PS à Montluçon et de Jacques Missonier, délégué ADMD, j’animerai un débat sur le thème « Fin de vie : une nouvelle loi est-elle indispensable ? »
Cette réunion publique se déroule à la maison des associations Robert Lebourg, rue de Presle à Montluçon à 18h30. -
Mon discours à la 20ème conférence mondiale des ADMD à Chicago
Chers amis,
Je suis Jean-Luc Romero-Michel, président de l’ADMD-France depuis 2007. L’ADMD réunit plus de 56.000 membres et est représentée sur le tout le territoire – y compris outre-mer – grâce à ses 130 délégations.
En introduction, je voudrais vous dire qu’un tout dernier sondage indique que 89% des Français sont favorables au droit de mourir dans la dignité. Et plus encore, 98% des Français de plus de 65 ans le sont.
Alors, me direz-vous, nous devrions avancer et la France devrait se doter très prochainement d’une loi sur l’euthanasie active et le suicide assisté. D’autant plus que François Hollande, lors de sa campagne, a fait la proposition de légaliser une aide à mourir et que le premier ministre, Manuel Valls, était le rapporteur, à l’Assemblée nationale, en 2009, d’une proposition de loi relative au droit de finir sa vie dans la dignité. Toutes les conditions sont donc réunies pour agir dans le sens que veulent les Français. Aucun risque politique puisqu’un tel dispositif est plébiscité depuis plus de vingt ans. Aucun risque juridique puisque nous avons en Europe de brillants précurseurs : Pays-Bas, Belgique et Luxembourg. Sans oublier le suicide assisté chez nos amis suisses.
Alors quoi…
C’était sans doute sans compter sur la peur panique qu’ont les gouvernants français de réformer notre société. François Hollande a pourtant réformé le mariage en l’ouvrant aux couples de même sexe. Mais l’ampleur des manifestations orchestrées par des fanatiques homophobes et violents l’a vacciné, semble-t-il, de toute autre réforme. Fut-elle – encore une fois – plébiscitée par les Français.
N’écoutant actuellement que ses conseillers dont l’un est – encore une fois – professeur de médecine, il lui semble devenu urgent d’attendre et de trouver une loi consensuelle.
Mais réforme-t-on en profondeur une société dans le seul consensus ? Le consensus, c’est le plus petit dénominateur commun. La mollesse. L’insatisfaction généralisée. Les pro sortent frustrés, les anti sortent trahis.
Je vais essayer de vous présenter d’abord ce qu’il s’est passé depuis l’élection de François Hollande au printemps 2012 (1), puis de vous décrire la situation actuelle et le ressenti de nos militants (2) et enfin ce que nous faisons pour obtenir la loi d’ultime liberté que nous revendiquons depuis 34 ans (3).
1) Que s’est-il passé depuis l’élection de François Hollande au printemps 2012 ?
Revenons à novembre 2011.
En novembre 2011, de manière concordante avec la 4ème Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, nous avons lancé une première campagne de communication : encart dans la presse, spot vidéo sur des grandes chaines de télévision, affiches et support visuel adressé à tous les parlementaires. Cette campagne représentait une femme intubée, dans un lit d’hôpital, avec le slogan suivant : « 94% des Français approuvent le recours à l’euthanasie ; la loi, toujours pas. ». Cette campagne a provoqué quelques marques d’intérêt, notamment par la divulgation de ce sondage montrant une fois encore que la quasi-totalité de nos compatriotes soutenait notre action. Nos opposants sortaient du bois et vidaient leurs cartouches. Malheureusement pour eux, sans savoir que notre véritable campagne devait intervenir quelques mois plus tard, en mars 2012.
Entre temps, nous avons ouvert, à la toute fin de l’année 2012, un blog reprenant la position de chaque parlementaire – député sortant ou sénateur – et de chaque candidat aux élections présidentielle et législatives avec la copie de la réponse faite à notre sollicitation écrite. Un gros travail pour rassembler toutes ces informations, mais une base essentielle pour que chaque Français sache à qui ira son vote.
En mars, le 24 mars, nous avions prévu une grande manifestation publique dans la rue, sur la place de la République, suivie d’un meeting au cours duquel les candidats à l’élection présidentielle pouvaient exprimer leur position sur la question de la fin de vie. Gros succès populaire, souligné par un soleil de printemps radieux. Tous les candidats furent présents ou représentés.
Cette connaissance des positions des différents candidats à l’élection présidentielle nous a permis de lancer notre deuxième grande campagne de communication. Nicolas Sarkozy, le président sortant, Marine Le Pen, candidate de l’extrême droite, et François Bayrou, candidat démocrate chrétien, grâce à un photomontage, étaient représentés dans un lit d’hôpital, à l’article de la mort. Campagne choc, aussi brutale que l’est la mort dans les conditions déplorables que nous connaissons en France. Enormément de réactions, plus ou moins modérées. Cette campagne, essentiellement virale, a fait le tour du monde. Des médias étrangers (russes, mexicains, canadiens, africains…) ont repris nos visuels, ont dépêché des journalistes pour nous interroger. Toute la classe politique française s’est positionnée – pour ou contre cette campagne – et est arrivée sans s’en douter là où nous voulions les emmener : à prendre partie clairement, dans les programmes électoraux, sur la légalisation de l’euthanasie. Ce fut la première fois que cette question était au cœur d’une campagne électorale. François Hollande en fit sa proposition n°21 alors que Nicolas Sarkozy rejetait toute possibilité de légiférer. François Hollande élu, les candidats socialistes à la députation reprirent cette proposition.
Manquait-il le visuel de François Hollande ? L’avenir proche nous le dira.







