Lancement du site d'ELCS sur la liberté de circulation en vidéo
ELCS demande la liberté de circulation des... par AIDES-association
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ELCS demande la liberté de circulation des... par AIDES-association
Si cette semaine sera marquée par la question de l’égalité homos/hétéros avecla Marchedes Fiertés LGBT samedi à Paris, la semaine passée a été, en ce qui me concerne, largement consacrée à la lutte contre le sida à la fois sur le terrain comme dans les médias.
Cette semaine de mobilisation a commencé avec l’inauguration des nouveaux locaux du Crips, la présentation de son nouveau logo et surtout de ses nouvelles actions. Puis ELCS a lancé son nouveau site sida-aids-discriminations ainsi qu’une pétition pour dénoncer les interdictions de circuler et de s’installer des personnes séropotives jeudi à la mairie du Xème en présence de Rémi Féraud, Anne Hidalgo et la ministre George Pau Langevin.
Après un conseil d’administration du CRIPS vendredi, tout cela s’est achevé par les Solidays ce week-end. Sans oublier, côtés médias, le JT de France 3 ou Mieux vivre sur Direct 8.
Un résumé de cela en photos…
Ce mercredi 20 juin, je suis l’invité de l’émission « Mon bien être » sur Direct 8 vers 9h40/9h45. Durant un quart d’heure, je ferai un point sur le combat contre le sida en ma qualité de président d’ELCS, du CRIPS Ile-de-France et de membre du Conseil national du sida.
Jeudi 21 juin,à 18h00, à l’invitation du maire du Xème arrondissement de Paris, Rémi Féraud, et en présence de Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France, nous lancerons le site Aids-sida-Discriminations mis en place par l’association Elus Locaux Contre le Sida.
Ce site en trois langues – anglais, espagnol, français – donnera toutes les informations sur les interdictions de circuler et de s’installer faites à l’encontre des personnes séropositives.
En effet, en 2012, des pays interdisent toujours totalement leur territoire aux personnes vivant avec le VIH/sida. Depuis de nombreuses années, avec ELCS, j’ai fait de la levée des interdictions un combat permanent. Nous le menons en France mais aussi à l’international.
Ce site sera utile pour les personnes touchées mais aussi pour permettre de mener le combat politique contre ces pays qui bafouent la dignité humaine.
Le 21 juin sera aussi l’occasion de la sortie officielle des actes des Etats Généraux et du Guide ses Elus 2012 contre le sida. Pour s’inscrire, envoyez un email (ici) ou téléphonez au 01.42.72.36.46.
Lire aussi La Voix du Nord (ici)
A l’invitation du maire de Béthune, Stéphane Saint-André, je retourne dans ma ville de naissance pour inaugurer l’exposition d’ELCS « Paroles et vie au positif » et surtout pour évoquer la lutte contre le sida et la nécessaire implication des élus dans ce combat pour la vie totalement absent de l’actuelle campagne électorale.
La prise de parole aura lieu à 18h00 dans le Hall Sully de l’hôtel de ville.
Une belle occasion d’allier l’utile à l’agréable en retrouvant aussi ma mère et de passer une soirée avec elle à Béthune…
Lire aussi Nord Eclair (ici) et La Voix du Nord (ici), (ici).
La semaine dernière se déroulait la conférence francophone sur le sida à Genève. Le constant est terrible. La crise frappe d’abord les plus faibles puisque les crédits dans la lutte contre le sida s’effondrent.
Pour éviter la mort de près de 2 millions d’êtres humains, il ne faudrait que 25 milliards de dollars : on n’en trouve que 15 ! Sans vouloir faire de comparaisons hasardeuses, on a quand même trouvé 3000 milliards de dollars pour sauver les banques.
Alors que 34 millions de personnes vivent avec le sida, il est urgent que les gouvernements se ressaisissent. On ne peut sauver des banques, des pays et laisser mourir dans une indifférence glacée des millions d’êtres humains.
Ce vendredi 9 mars, à 17h00, j’animerai une réunion de travail d’Elus Locaux Contre le Sida, salle Matisse à l’hôtel de ville de Nice. Aux côtés de mon amie Michelle Voisin, nous ferons le pont sur la situation du VIH dans une région très touchée par la pandémie.
Une nouvelle occasion d’interpeller les élus sur une maladie qui n’a jamais autant concerné de gens en France et où 50 000 personnes séropositives ignorent leur statut sérologique…
Ce vendredi, je serais à Strasbourg au nom d’ ELCS aux côtés d’Elisabeth Ramel, conseillère municipale et membre du bureau national d’ELCS. A 15h30, nous animerons une réunion de travail sur la situation du sida en Alsace. Même s’il est difficile de mobiliser autour de la lutte contre le sida, je poursuis mon 16ème tour de France pour rappeler aux élus que le sida se soigne aussi par la politique et que derrière le mot sida on oublie trop souvent qu’il y a des femmes et des hommes souvent rejetés à cause de cette maladie considérée trop souvent comme honteuse.
Cette semaine, le 31ème numéro d’ELCS Infos est disponible. Vous y retrouvez des informations sur le label « Ville engagée contre le sida », sur le combat pour les soins de conservation actuellement interdits aux personnes séropositives et de longs extraits des interventions faites aux XVIèmes Etats généraux d’ELCS qui se sont déroulés en novembre dernier à la mairie de Paris.
Vous pouvez recevoir cette lettre sur demande auprès d’ELCS : 01.42.72.36.46 ou par e-mail (ici).
Vivre et vieillir avec le VIH/sida
Intervention de Jean-Luc Romero
Président d’Elus Locaux Contre le Sida
23 janvier 2012 - Mairie du 9ème arrondissement de Paris
Mesdames, Messieurs, Chers amis,
Un tiers des personnes vivant avec le VIH/sida ont plus de 50 ans et 10% plus de 60 ans. Voilà, c’est cela la réalité en France en 2012. C’est la réalité, plus de 30 ans après que le sida ait été découvert.
30 ans … c’est bref et long à la fois. Bref, si l’on regarde les extraordinaires progrès thérapeutiques. Dans très peu de pathologies, les avancées ont été aussi rapides. Aujourd’hui, même si le sida reste une maladie obstinément mortelle, on peut vivre avec le virus, on peut faire des projets, chose complètement impossible il y a quelques années où le seul horizon imaginable était simplement le lendemain. Les multithérapies permettent aujourd’hui de vivre, de vieillir avec le VIH, d’espérer. Ce droit, ce droit à l’espoir, il y a quelques années, nous était interdit. Aujourd’hui, globalement, l’espérance de vie d’une personne touchée se rapproche de celle d’une personne séronégative.
Vivre et vieillir oui, c’est possible biologiquement, mais dans quelles conditions? La question que je vais poser, elle est bien sûr au cœur de cette rencontre: quelle qualité de vie pour les personnes contaminées depuis longtemps et qui donc vieillissent avec la maladie? Qui dit qualité de vie sous-entend aussi : quelle insertion dans la société, quelle prise en compte des besoins des personnes par les pouvoirs publics ? Quelles structures d’accueil pour ces personnes, notamment en maison de retraite, surtout quand on connaît le manque de formation du personnel de ces structures au VIH ? Les différentes études dont les intervenants vont sûrement vous parler dressent un constat assez négatif tant sur la précarité des personnes que sur la stigmatisation dont elles font l’objet.
Les associations, Les Petits Bonheurs et Elus Locaux Contre le Sida vous proposent une rencontre sur le thème : « Vivre et Vieillir avec le VIH/Sida en 2012 » ce lundi 23 janvier 2012 à 17h à la Mairie du 9ème Arrondissement de Paris - 9, rue Drouot - Paris 9ème. L’entrée est gratuite et ouverte à toutes et à tous. J’interviendrai en introduction de la réunion.
J’entreprends aujourd’hui mon 17ème tour de France contre le sida avec comme première ville cette année : Nantes. En effet, alors que jamais autant de gens n’ont vécu avec le sida en 2012, en France et bien sûr dans le monde, le sujet a presque disparu de l’agenda politique et médiatique.
Pour qu’un bruit de fond continue chez les élus, j’animerai une réunion d’ELCS ce vendredi 13 – je en suis pas superstitieux ! – salle Monti de l’hôtel de ville de Nantes de 17h00 à 19h00.
Communiqué de presse
Paris, le 10 janvier 2012
Interdiction des soins funéraires pour les personnes séropositives au VIH et aux hépatites virales :
Les associations attendues par les CRS et non par la secrétaire d’Etat à la Santé
Les associations de lutte contre le sida demandent depuis quatre ans la levée de l’interdiction de soins de conservation pour les personnes séropositives au VIH et aux hépatites virales décédées.
Alors que les associations ont répondu présentes à la convocation à une réunion sans discussion sur la date et l’heure, Nora Berra n’a pas jugé nécessaire de l’intégrer à son agenda, laissant au Directeur Général de la santé le soin de nous recevoir. Le dispositif de sécurité mis en place pour accueillir dix personnes représentants 46 associations et syndicats aurait pu laisser croire à un intérêt réel porté à cette question. Pourtant, la ministre a préféré rencontrer l’Eglise Catholique alors qu’elle n’est pas ministre de l’Intérieur.
Organisée sans concertation, sans ordre du jour, la réunion a été présentée comme une nouvelle discussion technique. Pourtant, tous les éléments nécessaires à une prise de position politique sont réunis depuis plusieurs années en faveur de la fin de l’interdiction des soins funéraires, notamment dans les avis du Conseil national du sida.
Pour toutes ces raisons, nous avons décidé de quitter cette réunion prétexte.
Même morts les séropositifs au VIH et aux hépatites virales restent des parias.
Cette interdiction discriminante et infondée doit être immédiatement levée !
Nous exigeons :
- une prise de position publique des ministres concernés
- la modification immédiate de l’arrêté.
Act up - Aides - ELCS - Sidaction - Unals
Ce lundi se réunira le 1er bureau national d’Elus Locaux Contre le Sida(ELCS) depuis son élection en novembre dernier à l’occasion de nos derniers Etats Généraux. Ce sera notamment l’occasion de faire le point sur le lancement du label, « ville/collectivité engagée contre le sida. » Carrières-sous-Poissy, dirigée par Eddie Aït, a été la première ville à mettre une plaque à l’entrée de sa ville indiquant son engagement. Puteaux devrait suivre très prochainement…
En fin de semaine, je vais entreprendre mon 17ème tour de France contre le sida et le 4ème pour l’euthanasie. En 1995, en créant ELCS, je n’imaginais que 17 ans plus tard, je serai encore vivant et surtout que je serais toujours obligé de mener ce combat pour la vie. Le désintérêt politique sur la question du sida m’oblige toujours à mener cet activisme collectif aux côtés des autres associations de lutte contre le sida.
Depuis que j’ai pris la tête de l’ADMD, j’ai aussi voulu mobiliser la province sur la question de notre Ultime liberté. Contrairement au sida, je suis toujours surpris de voir l’énorme mobilisation que suscite ce combat qui, il est vrai, concerne 100% d’entre nous. Malheureusement et, pour l’instant, les responsables politiques ne sont pas encore au rendez-vous !
En ce 1er trimestre de 2012, je vais donc mettre toutes mes forces pour que le sida comme l’euthanasie mais aussi l’égalité homos/hétéros ne soient pas les grands oubliés de la campagne électorale. Sans oublier aussi Florence Cassez ! Concrètement, vous pourrez me retrouver pour des manifestations ou meetings militants dès cette semaine à Nantes (13 et 14 janvier); Vigneux-sur-Seine (17 janvier) ; Villefranche de Rouergue (21 janvier); Strasbourg (3 février); Nancy (4 février); Bordeaux (10 et 11 février); Lille (13 février); Toulouse (24 et 25 février); Limoges (3 mars); Nice (9 et 10 mars) et Lyon (17 mars). Et bien sûr, sans oublier la grande manifestation pour l'euthanasie, le 24 mars à Paris à 13h00 place de la République qui sera suivie d’un grand meeting au Cirque d’Hiver !
Cela fait des années qu’avec ELCS, nous nous battons contre l’actuelle interdiction des soins de conservation pour les personnes décédées infectées par le VIH/sida. J’avais à l’époque saisi le CNS qui m’a donné raison. Depuis, ELCS avait saisi de nombreuses associations qui s’étaient jointes à notre combat. En vain.
Il a fallu qu’Act up, durant la trêve des confiseurs, use de méthodes plus fortes pour qu’enfin le ministère de la santé daigne s’intéresser à cette question dont j’avais d’ailleurs entretenue personnellement Nora Berra lors de notre rencontre.
Les actions d’Act Up ont aussi permis de rassembler de plus nombreuses associations dans ce combat.
Selon le CNS, contrairement à l’avis du Haut Conseil de la santé publique, rien ne justifie une telle interdiction dès lors que les précautions universelles sont suivies. Il n’existe d’ailleurs pas de cas en France où des personnels des opérations funéraires aient été contaminés par des soins apportés à un mort du sida.
Il faut donc que le gouvernement plutôt que de maintenir son interdiction, comme il s’apprête à le faire, fasse marche arrière et autorise enfin que les morts du sida soient des morts dignes d’être traités comme les autres… Pas plus, pas moins…
Lire aussi Le Point (ici).