Week-end à Londres.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
Mon ami si cher Maxime, qui s’adonne lui-même à l’art du Drag (rejoignez son compte Instagram @colette_jpp – un must !) m’a offert « La maison des non-dits » de RuPaul.
Qu’il en soit remercié car j’ai lu cette bio d’une traite. Impossible de me coucher tant que je n’ai pas lu la dernière ligne de ces 285 pages.
Pourtant, ce livre ne retrace ni toute la vie ni la carrière de la plus célèbre des drag queens, au multiples talents, animateur, chanteur, acteur, auteur et producteur de RuPaul’s Drag Race, qui est aujourd’hui l’une des plus grandes franchises internationales. Un succès mondial, notamment en France.
Cette biographie se concentre sur la jeunesse et aux années de galère avant que RuPaul ne devienne la star qu’il est aujourd’hui.
Alors qu’une voyante avait prédit que RuPaul serait une célébrité, les longues années pour y arriver ne furent par parsemées des roses. Un véritable parcours du combattant…
Des relation fortes et passionnelles avec sa maman mais si difficiles et un père quasi absent, mais des sœurs bienveillantes.
Être « pd » et noir dans un San Diego conservateur, au cœur d’un quartier afro-américain, ne fut pas ce qu’on appelle une jeunesse aisée et dorée. RuPaul sait ce qu’est au quotidien une vie faite de discriminations et de stigmatisations. Une double peine en ce qui le concerne.
Sans spolier cette bio, l’ascension de l’artiste ne fut pas simple non plus. Entre drogues, alcool et mauvaises relations, RuPaul a connu l’enfer. Il en parle sans tabous. Sans crainte d’être jugé.
C’est ce qui donne une force incroyable a cette biographie, la vérité crue de ce récit est un exercice d’un courage inouï que la star qu’il est devenu aurait pu vouloir occulter.
Finalement pour comprendre, le RuPaul public que nous connaissons, il faut lire ces pages qui nous démontrent que rien n’est jamais impossible et que la vie n’est facile pour personne… Même pour une diva. Même pour la reine mondiale de nos drag queens…
Nadine Monfils est une écrivaine que j’aime particulièrement et avec qui je partage aussi l’amour de Paris et de la Thaïlande. Je ne l’apprécie pas seulement parce que c’est une amie attachante et fidèle mais aussi pour le talent incroyable et singulier qu’elle possède et que chacun de ses livres nous démontre à l’envi.
Dans la collection « Les folles enquêtes de Magritte et Georgette », je lis les épisodes dans un ordre aléatoire. Je viens de terminer celui qui se déroule à Bruxelles au sous-titre évocateur « Nom d’une pipe ! »
Nadine adore Magritte et bien avant cette série en a fait un acteur récurrent de tous ses ouvrages. Même du film à succès qu’elle a réalisé…
Dans cette enquête menée par le célèbre peintre belge et son épouse Georgette, on suit les meurtres méticuleux et symboliques de plusieurs femmes et d’un homme. Le point commun de tos ces meurtres, les chansons du chanteur Jacques Brel, qui fut un contemporain de Magritte.
Je ne vous fais pas le pitch du roman car le but est que vous lisiez ces livres que j’ai aimés et que je vous recommande régulièrement sur mn blog et sur mes réseaux sociaux.
Je peux vous assurer qu’avec ce roman vous êtes dans un vrai polar. Rien n’y manque. Mais, avec l’humour singulier et enivrant de Nadine Montils en plus…
Un must !
Quelle coïncidence ! J’achevé la lecture de la saga inspirée des ancêtres de Miguel Bonnefoy « Le rêve du jaguar », le jour où, dans une opération contraire a toutes les règles du droit international, Donald Trump faisait enlever le dictateur du Venezuela, pays exsangue, aux prisons remplies de prisonniers politiques et de défenseurs des droits.Car ce roman, à travers l’histoire des quatre générations de la famille Romero – pas de parenté avec moi ! – démontre l’incroyable instabilité du Venezuela au cours de ces deux derniers siècles : une centaine d’insurrections d’esclaves et de révoltes populaires jusqu’au Caracazo, une cinquantaine de soulèvements avant Bolivar. Durant deux siècles, des milliers de groupes paysans armés vont se soulever. En deux siècles comme le rappelle l’auteur, il y a eu presque 30 constitutions écrites, des dizaines de coups d’état…
Ce roman, qui a obtenu le Prix Femina 2024 et le grand prix de l’académie française la même année, au-delà de l’histoire tumultueuse d’un pays, c’est surtout une saga incroyable qui commence avec un bébé abandonné sur les marches d’une église et qui deviendra l’un des plus grands chirurgiens du pays et le recteur d’une prestigieuse université. C’est aussi celle de son épouse qui deviendra la première femme médecin du Venezuela et de leur incroyable fille appelée justement, un énième jour d’émeutes, Venezuela qui, a son tour, engendrera un écrivain Cristobal, né en France, mais qui rejoindra son pays d’origine dans lequel on retourne toujours… Ou presque.
Les milles histoires de ces quatre générations vous passionneront tout en vous aidant à mieux appréhender la situation compliquée de ce pays, dont j’espère qu’il sortira renforcé et enfin libre de ses nouvelles et terribles épreuves.



La féerie de Noël à Strasbourg !
Toujours aussi impressionnant… Vive l’esprit de #noël2025 qui fait un peu oublier la dureté de l’époque et de la vie de beaucoup d’entre nous.
Nadine Monfils est une écrivaine inventive et singulière.
Dans la collection « Les folles enquêtes de Magritte et Georgette », le dernier épisode « Pataquès à Cadaqués. » se déroule dans ce village rendu célèbre par « le fou du chocolat Lanvin », Dali.
Le célèbre peintre, connu pour ses excentricités et sa mégalomanie, se retrouve le principal suspect de plusieurs meurtres, dont l’auteur copie habilement les toiles du maitre dans des mises en scènes particulièrement macabres.
Le peintre Magritte et son épouse Georgette sont appelés au secours par Dali pour venir mener l’enquête et surtout l’innocenter.
Comme toujours, dans les romans de Nadine Monfils, la réalité rejoint et dépasse souvent la fiction.
On ne peut imaginer le travail que l’auteure abat pour chacun de ses romans, car s’ils sont incontestablement d’authentiques fictions, les anecdotes sur les personnages qui ont réellement existés comme le célèbre peintre belge Magritte, son épouse Georgette, et, dans cet opus, Dali et sa muse Gala, sont toutes authentiques. Et souvent inconnues du grand public.
La culture de Nadine est immense et grâce à elle, avec ce nouveau roman, rien ne nous est désormais plus inconnu sur les œuvres de Magritte, et de l’excentrique Dali.
Comme toujours, je ne peux que vous recommander ce nouveau livre de mon auteure belge préférée : dingue et jouissif !
Merci cher Vincent Delsol, incroyable directeur du merveilleux Pullman Phuket Panwa de m’avoir fait découvrir ce restaurant unique sur la plage. Phuket regorge toujours de lieux magnifiques, loin du tourisme de masse de Patong et de Paton gbeach ! Il faut juste prendre le temps de les découvrir !
En aout 2021, l’écrivain et journaliste de l’Obs, François Reynaert m’a gentiment envoyé son dernier livre, « Roger, héros, traite et sodomite », « espérant que je sois touché par la vie de Roger. »
Pour être honnête, je n’avais jamais entendu parler de l’irlandais Roger Casement et le livre s’est retrouvé en dessous de ma pile d’ouvrages à lire. Finalement, je l’ai carrément oublié.
Et cette année, avant de partir en vacances, en recherchant les bouquins que j’allais emporter, je suis retombé sur le livre de Reynaert et j’ai eu, cette fois-ci, l’excellente idée de lire la 4 de couv’. J’ai alors compris que ce livre ne pourrait que m’intéresser. Forcément. Il vaut mieux tard que jamais…
Effectivement, je n’ai pas été déçu à la lecture de cette flamboyante biographie aussi instructive que surprenante.
Roger Casement est un homme qui a beaucoup compté au XIXème siècle. C’est à lui qu’on doit un rapport sur les atrocités commises dans le Congo Belge sous le roi Léopold de Belgique.
Fort de cette prise de conscience, qu’il favorisera en Grande-Bretagne, sur la situation des Africains exploités et massacrés par les puissances européennes en ce siècle maudit pour l’Afrique, il renouvellera des révélations sur les exactions abominables commisses contre les indiens d’Amazonie. Une autre prise de conscience dont il sera à l’origine et, cette fois-ci, bien au-delà du Royaume-Uni.
La suite lui vaudra de passer pour certains pour un héros, pour les autres pour un vulgaire traitre.
Devenu un militant irlandais, il va lutter contre la Grande-Bretagne et commettre l’irréparable en tentant de mobiliser durant la grande guerre de 1914-1918 les autorités allemandes pour soutenir les Irlandais.
Sa traitrise à l’Angleterre lui vaudra qu’on ressorte, pendant son procès, des cahiers noirs dans lesquels il s’épanchait sur sa vie personnelle : celle d’un sodomite à une époque où le procès d’Oscar Wilde a démontré, à quel point, être uninverti était inacceptable pour la société conservatrice anglaise. Il finira sur l’échafaud, condamné à mort, pour sa traîtrise mais dont l’effectivité de la peine pourra en partie être attribuée aux révélations faites à de nombreuses autorités et aux médias sur sa sexualité déviante….
L’Irlande devenue indépendante, il en est devenu un héros vénéré et son homosexualité, qui lui a couté si cher - en partie la vie -, lui donne même un côté particulièrement humain. Friendly, comme on dirait aujourd’hui…
Son histoire mérite d’être connue et François Reynaert, a fait œuvre d’intérêt général en nous délivrant cette magnifique biographie d’un homme d’exception !
Je relis régulièrement les Chroniques de San Francisco du génial Armistead Maupin - 10 tomes à ce jour - et je viens d’achever la relecture du septime épisode « Michael Tolliver est vivant ».
Je l’écris à chaque fois : ces chroniques m’ont aidé à vivre et à surVivre à la difficile époque où les traitements efficaces contre le VIH n’étaient pas encore arrivés.
Dans cet épisode consacré à Michael, homme gay et séropositif, j’ai pu, plus que jamais, m’identifier. Sa force face à la maladie m’ont aidé à mieux gérer la mienne. Il était un exemple. Il m’a permis de surVivre comme tant d’autres gays séropos qui suivaient les chroniques religieusement. Notre madeleine. Notre médicament.
Cet épisode, outre évoquer la bataille contre le virus de Michael, nous rappelle que pour beaucoup de gays des années 80, souvent rejetés par leurs parents, la famille est celle qu’ils se sont créées. Moi qui n’aie plus de parents, ni de mari, ce sont ces familles d’amis à Paris et en Thaïlande que je me suis constituées.
Dans cet épisode, Michael doit choisir entre rejoindre sa mère mourante en Floride ou accompagner Anna, son ex-logeuse, mais sa mère de substitution, après une crise cardiaque en Californie.
Sans surprises, il choisit Anna et sa famille recomposée de San Francisco. Celle qui ne l’a jamais jugé, contrairement à sa famille biologique engagée dans les mouvements anti-homosexuels..
Un tome émouvant du début à la fin. Un retour au passe toujours utile. A lire, toujours et encore.