Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Politique française - Page 181

  • 1000 coups de fouet de Raif Badawi, le lire et le… soutenir !

    Philippe Robinet des éditions Kéro s’est associé à Amnesty International pour publier « 1000 coups de fouet – Parce que j’ai osé parler librement » de Raif Badawi.
    Vous vous en rappelez sûrement : Raif Badawi c’est ce jeune blogueur saoudien arrêté en 2012 pour avoir écrit que « musulmans, chrétiens, juifs et athées ont tous égaux » et condamné à 10 ans de prison et 1000 coups de fouet ! Une peine d’un autre temps et ô combien injuste !
    En janvier, il a déjà reçu 50 coups de fouet.
    Un nouveau recours contre sa peine a été rejeté il y a une semaine.
    Au risque de sa vie et avec l’aide courageuse de son épouse, il a décidé de faire entendre sa voix avec ce recueil de textes interdits et jusqu’à ce jour inaccessibles.
    Le silence autour de lui que prônaient les diplomaties a échoué et l’Arabie Saoudite ne plie pas.
    Reste désormais la mobilisation internationale. Le lire c’est un premier soutien car les bénéfices serviront à payer sa défense et à faire connaître sa terrible histoire.
    Mobilisons-nous !!!

    raif badawi,jean-luc romero,kero,philippe robinet

     

  • "Ma croisade" dans Sud Ouest...

    06 01 2015 Sud Ouest Romero ADMD.jpg

  • Réunion publique ADMD à Nice à 14h30

    Après une réunion des délégués ADMD de PACA ce matin, je présiderai une réunion publique de l’ADMD avec mon ami Jacques Desaunay à l’Espace Associations de Nice – 13, place Garibaldi.
    La réunion sera suivie d’une dédicace de « Ma mort m’appartient – 100% des français vont mourir, les politiques le savent-ils ? » en collaboration avec la librairie La Sorbonne.
    Je vous espère nombreuses et nombreux à Nice !

    nice,jean-luc romero,admd

    Nice Matin Romero déplacement Admd.jpg

    nice,jean-luc romero,admd

    nice,jean-luc romero,admd

    nice,jean-luc romero,admd

    nice,jean-luc romero,admd

  • Intervention pour les 20 ans d'ELCS

    « 20 ans d’Elus Locaux Contre le Sida »

                                                          

    Intervention de Jean-Luc Romero-Michel

    Président d’Elus Locaux Contre le Sida

    11 juin 2015 –Mairie du Xe arrdt de Paris

     

     

    Mesdames, messieurs,

    Chers acteurs et actrices de la lutte contre le sida,

    Chers amis,

     

    20 ans. Et oui 20 ans... Déjà 20 ans. Pour ce bel âge, pour ce bel anniversaire, je suis heureux de vous voir toutes et tous réuni ici. C’est un plaisir, un immense plaisir et une grande émotion. Je vais être honnête : c’est exaltant de fêter cet anniversaire mais c’est aussi très délicat et triste.

     

    Exaltant car 20 ans c’est un bel âge, après tout. Un âge dont nous nous souvenons mais un cap que pour la très grande majorité d’entre nous, nous avons déjà dépassé depuis quelques années déjà ! Mais bon, cela reste un joli souvenir disons-le nous ! Exaltant aussi parce que, en 20 ans, on en a fait des choses avec des moyens particulièrement limités. C’est là je crois la force des petites associations quoi qu’on puisse en dire : essayer de faire beaucoup avec très peu. C’est, je le pense, une approche coût – efficace si l’on reprend quelques termes techno-économico-techniques, des mots forts à la mode en ce moment !

     

    Exaltant mais aussi délicat et triste, je disais. Délicat car c’est un exercice difficile, voire impossible de toutes et tous vous remercier nominativement, vous qui avez tant compté dans l’histoire d’ELCS. Alors si j’ai la maladresse de ne pas vous citer, ne prenez pas cela pour un oubli, sachez que dans l’histoire d’ELCS vous y avez toutes et tous une place essentielle. Une place à part. Triste, car si nous sommes ici ce soir, c’est qu’ELCS a encore une raison d’être. On pourrait s’en féliciter mais si nous sommes là c’est que le sida, aussi, est toujours là ! Triste également, très triste devrais-je dire, car beaucoup manquent à l’appel. Je ne parle pas des personnes qui n’ont pas pu venir aujourd’hui, dans cette belle salle des fêtes de la mairie du 10e, pour des raisons d’agenda et de planning, non, je parle de celles et ceux qui sont partis, emportés par le virus du sida. Beaucoup d’entre nous ont connu les années noires du sida, les années où l’angoisse se mêlait à la colère devant la mauvaise foi et la criminelle ignorance, où le sentiment d’impuissance se mêlait à la volonté de transformer le monde devant tant d’injustice et de souffrance. Des années où les enterrements se succédaient, où les pleurs étaient quotidiens, où les lignes des répertoires se rayaient et les pages de ces mêmes répertoires s’arrachaient petit à petit, inexorablement. Des années où voir le lendemain était considéré comme une victoire. Des années où, paradoxalement, l’espoir teinté de colère s’est créé. Des années où la révolte est née face à l’indifférence et très souvent au rejet.

     

    Je me souviens très précisément de ces années. Je me souviens notamment des premiers mots échangés avec mon compagnon, quand j’ai appris ma séropositivité : « Titi, je ne connaitrai pas mes 30 ans. J’ai le sida ». C’est la première parole que j’ai prononcé à mon compagnon de l’époque, Thierry. J’en étais persuadé. Aujourd’hui, je vis. Je vis avec le virus, ce compagnon du quotidien. Je vis grâce à la science bien sûr et aux médecins et aux chercheurs qui font un travail remarquable depuis 30 ans. Alors, merci Jacques, merci Willy. Je ne cite que eux deux mais comprenez que, selon moi, les deux personnes qui m’ont fait vivre méritent bien que je les cite !

     

    20 ans déjà. 20 ans que nous martelons que le sida se soigne aussi par la politique. Il y a 20 ans, je transformais un combat individuel en u combat collectif en créant Elus Locaux Contre le Sida. Evidemment, ce n’était pas une aventure individuelle. Beaucoup étaient déjà là en 1995. Comment puis-je ne pas citer Roselyne Bachelot et Dominique Gillot, qui ont été depuis le début de l’aventure aux côtés d’ELCS et qui sont nos marraines aujourd’hui. Sheila, également notre très chère présidente d’honneur. Et surtout comment ne pas citer Philippe. Philippe Lohéac, qui a fondé ELCS avec moi et qui travaille depuis quelque peu dans l’ombre. C’est quelqu’un de totalement indispensable, notamment parce qu’il occupe un poste bien souvent non-envié, c’est-à-dire le poste de trésorier depuis 1995. Cher Philippe, je crois que je ne te remercierai jamais assez de ton si précieux soutien ! Vous voyez, je pourrai continuer longtemps à citer des noms tant les soutiens ont été nombreux durant ces 20 ans mais je me dois de me limiter en termes de timing !

     

    Reprenons au début des choses : ELCS est né d’un constat, celui que les élus locaux constituaient un formidable réservoir de militants et d’acteurs de la lutte alors que les associations et les médecins étaient déjà complètement investis dans cette lutte. Le sida n’est ni de droite, ni de gauche, ni du centre. Voilà ce qui a présidé à la création d’ELCS, et ce qui préside toujours à son fonctionnement puisque l’association a la chance d’avoir un bureau composé d’élus de droite comme de gauche mais aussi du centre ou encore des écolos. Des élus investis, engagés, conscients de leurs possibilités d’action et de leur responsabilité. De leur devoir même, devrais-je dire.

     

    Car à ELCS, nous avons une certaine idée du politique, de l’action politique, de notre action dans ce combat pour la vie, l’égalité, la dignité. Et cette conception, j’en suis persuadé, vous qui êtes ici ce soir, vous la partagez.

    Nous voulons une politique de lutte contre le sida innovante, qui se décide sur des résultats scientifiques incontestables, sur des bases solides, une politique qui ne serait donc pas freinée par le moralisme, le dogmatisme ou la frilosité. Par manque de courage politique, oui des hommes et des femmes se contaminent, oui des hommes et des femmes sont discriminées, oui, des hommes et des femmes continuent à mourir !

    Nous demandons une politique de lutte contre le sida humaine mais surtout courageuse, à la hauteur des défis que pose cette épidémie à notre pays et à notre société, que ce soit en termes de prévention, d’information, d’éducation, de lutte contre les discriminations, de soutien aux personnes ainsi qu’aux acteurs de cette lutte. Alors que plus de 6000 de nos compatriotes découvrent chaque année leur séropositivité et que jamais autant de personnes n’ont vécu avec ce virus en France, les défis sont devant nous !

    Nous exigeons que le malade ne soit pas le bouc-émissaire parfait et tout désigné de tous les maux de notre société : lutter contre le malade en lieu et place de lutter contre la maladie, voilà bien la pire des idées !

    En somme ce que nous appelons de nos vœux, non pardon, ce pourquoi nous travaillons au quotidien, c’est pour une société simplement plus juste, plus respectueuse des différences, plus solidaire. Tout simplement plus humaine.

     

    20 ans, c’est l’âge des possibles. Et ces « possibles » sont devant nous et l’espoir est de mise. Alors haut les cœurs ! Les avis sont unanimes pour dire qu’il est possible que d’ici une génération, nous puissions vivre dans un monde sans sida et ce grâce aux progrès de la médecine, à la promotion du dépistage, au rôle central du traitement et à l’accès universel à celui-ci. Le tout est bien conditionné à quelque chose : l’engagement du politique…

     

    Mais d’ici là, profitons du moment présent, de ce temps amical de partage.

    Mais avant de conclure, je voulais que tous ensemble, nous puissions rendre hommage à nos morts, à celles et ceux qui sont partis trop tôt et qui nous manquent terriblement. Je souhaiterai que nous respections une minute de silence en leur mémoire.

     

    (1 minute de silence)

     

    J’aime cette phrase de Coteau : « Il faut vivre comme tout le monde tout en étant comme personne ». Je vous souhaite à toutes et tous énormément de bonheur. Prenez soin de vous, profitez du moment présent même si contrairement à ce que j’ai pu imaginer en apprenant ma séropositivité il y a 27 ans, l’avenir dure toujours !

     

    Je vous remercie du fond du cœur.

     

  • Les 20 ans d’ELCS ce soir : 20 ans qu’on aurait préféré ne pas souhaiter !

    Ce soir à partir de 19h00, nous célébrerons les 20 ans d’Elus Locaux Contre le Sida (ELCS) à la mairie du 10ème arrondissement de Paris, chez mon ami Rémi Féraud.
    Avec Philippe Lohéac et mon amie la chanteuse Sheila, nous n’imaginions pas être ici, 20 ans plus tard, toujours mobilisés contre le VIH/sida. Nous aurions préféré ne jamais fêter cet anniversaire…
    Ce soir, en souvenir de toutes celles et de toux ceux qui sont morts, mais aussi dans l’espoir que le sida disparaisse bientôt, ce qui est possible, nous serons heureux de nous retrouver avec celles et ceux qui n’ont jamais abandonné ce combat pour la vie.
    Vous êtes les bienvenus ce soir à ce moment de souvenir !

    sida,jean-luc romero,elcs,rémi féraud,paris

     

  • Invité de Valérie Expert sur LCI à 9h40

    Je serai l'invité de Valérie Expert sur LCI à 9h40 pour parler de la fin de vie, de mon livre "Ma mort m'appartient" et de Vincent Lambert.

  • Invité de Radio Totem à 8h05

    radio totem,jean-luc romero,vincent lambertCe jeudi 11 juin, à 8h05, je serai l'invité de Radio Totem sur l'affaire Vincent Lambert.

  • Débat chez Olivier Galzi sur Itélé à 22h45

    Je participerai au début d'Olivier Galzi sur Itélé sur l'affaire de Vincent Lambert ce mercredi à 22h45.

    itélé,jean-luc romero,olivier galzi,vincent lambert

  • Invité du Grand Journal de Canal Plus à 19h00

    Je serai l'un des invités du Grand Journal de Canal Plus sur l'affaire Vincent Lambert alors qu'est diffusée une vidéo volée et tronquée dans les médias et les réseaux sociaux de Vincent.

    vincent lambert,jean-luc romero,canal plus

    vincent lambert,jean-luc romero,canal plus

    vincent lambert,jean-luc romero,canal plus

  • Rencontre avec les sénateurs sur la fin de vie

    Alors que le Sénat va discuter de la proposition de loi sur la fin de vie, je rencontrerai ce matin les sénateurs qui sont favorables à la légalisation de l’euthanasie.
    Même si le rapport de force au Sénat ne nous est pas favorable, nous tentons de faire passer des amendements qui permettront aux Français d’être enfin respectés en fin de vie…

     

  • Bureau national de l’ADMD

    Dans une semaine, les sénateurs discuteront de la proposition de loi sur la fin de vie. Avec le bureau national d’ l’ADMD, nous ferons le point ce soir sur notre stratégie.

  • Ma réunion ADMD de Pau dans La République des Pyrénées

    06 01 2015 LA R2PUBLIQUE pAU Romero ADMD.jpg

  • Conférence-dédicace à la Librairie Coiffard de Nantes à 11h00

    Après ma réunion de La Roche-sur-Yon d’hier soir, je serai ce samedi matin à Nantes pour une conférence dédicace à la librairie Coiffard – 7, rue, de la Fosse – à 11h00.
    Je vous espère nombreuses et nombreux pour vous faire découvrir notre combat à l’ADMD et mon nouveau livre « Ma mort m’appartient – 100% des Français vont mourir, les politiques le savent-ils ? »

    nantes,jean-luc romero,librairie coiffard,admd,euthanasie,politique,santé,france

     

    nantes,jean-luc romero,librairie coiffard,admd,euthanasie,politique,santé,france

    nantes,jean-luc romero,librairie coiffard,admd,euthanasie,politique,santé,france

    nantes,jean-luc romero,librairie coiffard,admd,euthanasie,politique,santé,france

    nantes,jean-luc romero,librairie coiffard,admd,euthanasie,politique,santé,france

  • Réunion publique ADMD à La Roche-sur-Yon à 17h30

    A l’invitation de la déléguée de la Vendée, Maryse Kalsh, j’animerai une réunion publique de l’ADMD à l’hôtel Kyriad de La Roche-sur-Yon à 17h30.
    Cette réunion publique ouverte à tous sera suivie d’une dédicace de « Ma mort m’appartient – 100% des Français vont mourir, les politiques le savent-ils ? »
    Je vous attends nombreuses et nombreux !

    la roche sur yon,jean-luc romero,admd,euthanasie,politique,vendée

    la roche sur yon,jean-luc romero,admd,euthanasie,politique,vendée

    la roche sur yon,jean-luc romero,admd,euthanasie,politique,vendée

    la roche sur yon,jean-luc romero,admd,euthanasie,politique,vendée

    la roche sur yon,jean-luc romero,admd,euthanasie,politique,vendée

     

  • Invité de France Info à 11h23 et de france Bleu à 12h05

    Suite à la décision concernant le jeune Vincent lambert, et juste avant de prendre mon train pour La Roche-sur-Yon, je serai invité de France Info à 11h23 et France Bleu à 12h05.

  • Invité de France Bleu Loire Océan à 7h40

    A l'occasion de mon déplacement à La Roche-sur-Yon (ce vendredi) et Nantes (samedi) pour l'ADMD et pour mon livre "Ma mort m'appartient - 100% des Français vont mourir, les politiques le savent-ils ?", je suis l'invité de France Bleu Loire Océan ce vendredi à 7h40.

    france bleu océan,jean-luc romero,admd,politique,nantes

  • Invité de Place Publique sur France Bleu Alsace vendredi à 7h15

    france bleu alsace,jean-luc romero,vincent lambertAlors que la décision concernant Vincent Lambert sera rendue vendredi en fin de matinée, je serai l'invité de France Bleu Alsace dans l'émission Place Publique à 7h15.

  • L’Euthanasie, un débat volontairement étouffé ! de Mélanie Raphaël-Béthune : à lire !

    J’avais accepté de préfacer le livre de Mélanie Raphaël-Béthune intitulé « L’euthanasie, un débat volontairement étouffé ! » récemment paru et je ne le regrette vraiment pas.
    Mélanie est une jeune militante de l’ADMD. Elle m’impressionne depuis longtemps par sa détermination et son militantisme. Et ce livre est le reflet de la belle et intelligente personnalité de Mélanie : il donne envie de se battre pour notre Ultime Liberté.
    Ce livre est la suite logique de son mémoire qu’elle avait consacré à la fin de vie.
    Cet ouvrage donne toutes les clés nécessaires pour comprendre le débat actuel sur la fin de vie mais aussi fait comprendre les raisons pour lesquels les décideurs sont si frileux dès qu’on parle de la mort.
    Je ne peux que vous conseiller ce livre paru aux éditions « Les points sur les i ».
    Au moment où le Sénat débat de la proposition de M. leonetti, ce livre vous démontre, comme j’ai aussi tenté de le faire dans mon dernier livre, que la loi actuelle et son projet de modification ne sont pas à la hauteur du défi de la fin de vie en France.
    Un livre à lire…

    mélanie raphaël béthune,jean-luc romero,admd,fin de vie

     

  • Réception de la Reine et du Roi d’Espagne à la mairie de Paris

    Ce mercredi, j’assisterai à la réception que la maire de Paris, Anne Hidalgo, organise à l’occasion du voyage officiel du Roi et de la Reine d’Espagne.
    Cette réception devait avoir lieu précédemment mais avait dû être annulée après le terrible accident d’avion qui avait causé la mort de nombreux passagers notamment espagnols.
    D’origine espagnol, issu d’une famille de communistes espagnols, c’est avec beaucoup d’émotion que je me rendrai à cette réception officielle.

     

  • Mon itw dans L'Incisif sur la fin de vie par Benjamin Bousquet

    Acteur de la scène politique depuis plus de 15 ans, Jean-Luc Romero était très présent sur les plateaux télévisés lors du débat sur le mariage pour tous. Cette fois, dans un entretien pour L'Incisif, il partage son opinion en faveur de l'euthanasie. D'un sujet de société qui divise à  un autre, le maire-adjoint chargé de la culture et du tourisme du 12ème arrondissement, montre qu'il est avant tout un homme de combat.
    A lire sur le site de l'Incisif (ici).

    --------

    Par sa proposition 21, François Hollande a promis de légaliser «une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité». Ce qui reviendrait, même si le mot n’a jamais été prononcé, à autoriser l’euthanasie «sous certaines conditions». Un débat de société qui une fois de plus est susceptible de fortement diviser?

    Cette question est la seule question sur laquelle il y a un consensus dans ce pays. Hors classes politiques, cette question interpelle le peuple. Que ce soit Libération, Le Figaro ou La Croix qui publie un tel sondage, l’écart entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre est toujours assez conséquent. Aujourd’hui, les Français veulent légaliser l’euthanasie. Moi qui connaît bien le débat sur le mariage pour tous, pour y avoir grandement participer, le contexte n’est ici pas du tout le même. La question religieuse peut avoir un poids, mais contrairement au mariage gay, la question ne se scinde pas en deux camps: gauche ou droite. Je suis président de l’association pour le droit de mourir dans la dignité, qui compte aujourd’hui 63 000 adhérents, et tous ne votent pas à gauche, loin de là. C’est l’une des questions-consensus, les plus compliquées pour la sphère politique aujourd’hui. Le problème, c’est qu’un certain nombre de responsables politiques, traumatisés par le débat sur le mariage pour tous, ont bien du mal à se plonger dans cette nouvelle problématique. C’est dommage car cela interpelle beaucoup de gens, on le voit aujourd’hui.

    La loi Leonetti ne «règle» pas tous les cas, aussi parce que chaque situation est unique et nécessite du «sur mesure»…

    Même si je pouvais dire le contraire à une époque, pour moi, la loi Leonetti est devenue une régression, parce qu’elle ne place pas celui qui meurt au centre de la décision. Ce sont les personnes autour du lit, comme l’entourage ou les médecins qui décident de tout, et j’aimerai qu’on sorte de ça. Il y a tant de débat aujourd’hui autour de cette loi, cela prouve bien son manque d’efficacité, voire même ses dérives cruelles: je rappelle qu’il y a notamment la clause du «laisser-mourir» où l’on arrête d’alimenter les gens. Ce sont des pratiques ancestrales. La volonté de la personne concernée, du patient, doit être désormais au centre d’une nouvelle législation. Dans mon dernier livre «Ma mort m’appartient – 100% des Français vont mourir, les politiques le savent-ils?» qui vient de paraître chez Michalon, je démontre en cinq exemples l’échec de 10 ans de politique sur la fin de vie: échec du développement des soins palliatifs, échec de la lutte contre l’obstination déraisonnable, échec du développement des directives anticipées, graves dérives avec 3400 personnes qui reçoivent un produit létal sans avoir rien demandé,…

    En France, se pratiquent d’ores et déjà des euthanasies. Pour vous, est-il enfin temps de sortir de cette hypocrisie ?

    Selon l’Ined, en France, il y aurait 0,8% d’euthanasie pratiquées, dans un pays qui est censé l’interdire. Donc oui, il faut sortir de cette hypocrisie.

    L’hypocrisie actuelle ne permet-elle pas la tolérance de la transgression? Ou si l’on devait résumer, n’est-il finalement pas préférable que l’euthanasie soit pratiquée mais reste illégale?

    Oui mais qui décide cette transgression? Ce sont les médecins. J’ai un respect immense pour cette profession, mais cette décision ne doit pas appartenir à ces derniers. Les dérives que j’évoquais précédemment existent par manque de cadre légal. Le problème c’est qu’aujourd’hui on fantasme sur les pays qui pratiquent légalement l’euthanasie. On dit de ces pays qu’ils tuent à tout va, qu’il y a des dérives et des abus dans tous les sens. Tout ceci est faux, des études le prouvent. Il y a peu, on entendait que toutes les personnes âgées hollandaises et belges fuyaient leur pays de peur qu’on les euthanasies. Il a fallu l’intervention des pays en question pour dire d’arrêter d’inventer de telles choses. Une loi pour l’euthanasie, ça évite les dérives, et ça protège pour ceux qui veulent vivre jusqu’au bout, parce que ça pose des principes. Cette loi, elle protège les patients. C’est le but ultime d’une loi.

    On parle beaucoup de dignité et d’ultime liberté pour appuyer la légalisation de l’euthanasie. Certains cas, de personnes physiquement atteintes, restent très durs à déterminer. L’ultime liberté d’un individu, ne serait-ce pas aussi de pouvoir continuer d’espérer alors que tout s’y oppose? Beaucoup de médecins s’accordent souvent à dire que, dans bien des cas, le dernier à espérer reste le patient lui-même.

    Bien-sûr qu’il existe des personnes qui peuvent changer d’avis. S’ils n’ont rien écrit, et qu’ils sont dans l’incapacité de le faire, il y a autre chose à imaginer, évidemment. Ceux qui font des raccourcis hâtifs pensent, qu’en tant que personne favorable au droit de mourir dans la dignité, je suis prêt à condamner toutes celles et ceux qui sont dans un état léthargique, où même communiquer avec le monde extérieur est impossible. C’est évidemment faux.

    Qui plus est, il y en a qui ont des vraies convictions dans ce domaine également. Nicole Boucheton, la vice-présidente de l’ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité), atteinte d’un cancer, est partie en Suisse et, malgré ses convictions initiales. Elle a changé d’avis. Elle ne voulait pas avoir une vie qui n’en n’était pas vraiment une. Souvenons-nous aussi d’une chose: nous sommes le pays qui compte le plus de suicides chez les personnes âgées parmi nos voisins européens. C’est une donnée à prendre en compte. Encore une fois, l’avis du patient lui-même, doit être au cœur de ce projet de loi.

    Les médecins qui sont opposés à l’euthanasie, n’ont pas décidé un jour de se lancer dans la médecine pour tuer les gens mais pour les sauver…

    On peut comprendre leurs positions, mais il faut aussi avoir la modestie de savoir que la vie d’un être humain a une fin. Si la personne souhaite être sauver coûte que coûte, cela va sans dire qu’il faut lui apporter toute l’aide possible. Mais si cette personne ne veut pas? Le médecin, aussi charitable soit-il, ne doit pas sortir de son rôle. Il ne faut pas dire «tuer», ici, il s’agit d’accompagner une personne en fin de vie.

    Si la loi venait à passer, seriez-vous favorable à une clause de conscience pour les médecins?

    Tous les pays qui ont légalisé l’euthanasie, ont cette clause de conscience. J’y suis bien-sûr favorable également. Avec les nombreuses études qui existent sur le sujet, on se rend compte que la majorité des médecins le font et très peu utilisent une clause de conscience. Le cas de la Belgique en est le meilleur exemple.
    A lire (ici).