Tout mon soutien à Christophe Paco et Supersero (Nicolas) !
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Entre le 14 et le 17 août dernier, au Sénégal, 12 vies de plus ont basculé. Douze hommes — des commerçants, des artisans, des étudiants, des cuisiniers, des chauffeurs de taxi et même un élève mineur — ont été arbitrairement arrêtés dans le sud du pays, accusés d'« association de malfaiteurs » et d'« actes contre nature ».
Dans un silence assourdissant et sous l'indifférence générale, la chasse aux hommes continue au Sénégal
Avec d'autres militants, nous crions, nous alertons, nous implorons les autorités. En vain. Face à cette détresse, rien ne bouge, ou si peu. Les demandes de visas de réfugié s'éternisent et restent sans réponse, abandonnées dans les tiroirs d'une France qui détourne le regard, étouffée par le silence des médias.
Cette situation n'est plus tenable.
J'ai mal, et j'ai honte de voir que notre propre communauté peine encore à se lever avec la force et la solidarité que réclame notre survie.
Combien de vies brisées faudra-t-il encore pour qu'enfin, le monde ouvre les yeux ?
Réveillons-nous, avant qu'il ne soit trop tard !!!
Le président Emmanuel Macron a promulgué la loi sur la fin de vie. Une étape majeure est désormais franchie !
Les Français disposent aujourd'hui d’un droit fondamental supplémentaire : celui d’éteindre la lumière s’ils le souhaitent. Même si les conditions restent encore bien trop restrictives — et ne prennent pas en compte les directives anticipées —, la liberté de conscience de chacun demeure pleinement respectée.
Le combat pour placer la volonté souveraine du mourant au cœur des décisions n’est pas terminé, mais une avancée décisive a été réalisée.
Ce mercredi, le Journal officiel de la République française consacrera ce droit nouveau et ultime.
Sur Europe 1, j’ai débattu de la fin de vie face à trois opposants au libre choix.
Alors que la proposition de loi sur l’aide à mourir vient de franchir une étape historique, il faut rappeler une chose essentielle : cette loi n’oblige personne.
Comme je l’ai dit au micro d’Europe 1, c’est un texte qui n’oblige à rien, qui respecte toutes les consciences, notamment celles des soignants qui ne sont pas contraints d’accompagner leur patient si c’est contraire à leurs convictions. »
L’aide à mourir ne sera jamais une obligation. Elle sera un droit, pour celles et ceux qui remplissent les conditions prévues par la loi et qui feront le choix de l’exercer.
Respecter les consciences, c’est aussi respecter celle de la personne malade qui souhaite pouvoir décider de sa fin de vie.
Après tant d’années de combat, nous sommes enfin proches d’une véritable liberté de choisir sa fin de vie.
Ne laissons pas passer cette occasion historique.
Sur BFM Grand Lille, je rappelle une nouvelle fois que le vote en faveur de l’aide à mourir par l’Assemblée nationale est historique, d’autant que c’est pour moi et de nombreux militants un combat de plusieurs décennies.
Ce n’est pas la loi idéale qu’on aurait souhaitée et elle est bien en deçà de celle de nos voisins belges, mais il n’y avait pas de majorité pour voter un texte plus complet, prenant notamment en compte les directives anticipées.
Je rappelle qu’il faudra se mobiliser pour faire connaître et appliquer cette loi, puis se battre encore pour l’améliorer !
Alors que l’Assemblée nationale vient d’adopter définitivement le projet de loi sur l’aide à mourir, je serai l’invité de France 3 Hauts-de-France ce dimanche 19 juillet à 19 h 15.
Ce sera pour moi l’occasion de souligner le caractère historique de ce vote, bien que notre législation demeure en deçà de celle de nos voisins belges ou néerlandais. Pour nous réjouir pleinement de cette avancée, il nous faudra toutefois attendre la décision du Conseil constitutionnel ainsi que la publication des décrets d’application par le gouvernement.
Le combat pour la dignité de fin de vie continue.
Mardi 7 juillet à 19h, je serai l'invité de l'émission « Pluriel » sur Radio Orient pour échanger sur les enjeux cruciaux de la fin de vie.
Alors que 9 Français sur 10 attendent une loi d'ultime liberté, il est plus que jamais nécessaire de porter cette voix haut et fort, pour que chacun puisse choisir la fin de son parcours dans la dignité et le respect de ses convictions.
Rendez-vous mardi soir sur les ondes de Radio Orient.
Quel symbole immense et terrible que celui de Lobsang Rangzen, ce militant tibétain pacifiste qui s’est immolé à New York, près du siège de l’ONU, pour dénoncer la nouvelle loi chinoise restreignant toujours plus les droits des Tibétains, mais aussi des Ouïgours !
Son sacrifice ne peut être une mort pour rien.
La communauté internationale ne peut continuer à laisser la Chine détruire des peuples et des cultures.
Hommage à son courage et à son engagement pour la liberté.
Je ressens une immense colère face à ce qui vient de se jouer à l'Assemblée nationale concernant la proposition de loi sur la fin de vie.
D’abord, une colère profonde contre les méthodes d’obstruction employées pour empêcher le vote de ce texte avant l'été. La multiplication d'amendements destinés à paralyser le débat est une véritable insulte faite à ceux qui, au quotidien, ne peuvent plus supporter leurs souffrances. En cherchant à dénaturer le texte et à restreindre la liberté d'agir des médecins, certains députés font fi de la dignité humaine.
Mais ma colère est aussi dirigée vers ceux qui soutiennent cette réforme : l’absence de mobilisation de certains partisans a laissé le champ libre aux manœuvres dilatoires des oppositions. Il est rare qu’un parlementaire ait l’occasion de voter un texte sociétal d’une telle importance ; cette démobilisation est, à mes yeux, inacceptable.
Nous ne pouvons pas laisser passer cette chance. Mobilisons-nous sans relâche pour que, dès le 15 juillet, les députés garantissent enfin cette ultime liberté que nous attendons tous.
Alors que les députés entament la 3ème lecture de la proposition de loi sur l’aide à mourir, je serai l’invité d’ICI Nord ce lundi à 7h42.
Le long parcours législatif du texte est loin d’être terminé : il faudra attendre le 15 juillet pour un vote définitif à l’Assemblée nationale, après que le Sénat ait, à coup sûr, une nouvelle fois, rejeté le texte.
Il est sidérant de constater le temps qu’il faut, au pays des droits de l’homme, pour accorder cet ultime droit humain, alors que la plupart de nos voisins l'ont déjà fait.
Le coup d’envoi de la Coupe du Monde est donné ce soir pour les Bleus, face au Sénégal.
Alors que le sport est souvent présenté comme un vecteur universel de fraternité, cet événement braque aussi les projecteurs sur un pays où les personnes #LGBTQIA+ sont actuellement la cible d'une chasse aux sorcières inédite.
La médiatisation mondiale de ce match aurait pu être une tribune, une occasion cruciale de rappeler au gouvernement sénégalais que les droits des personnes LGBTQIA+ sont des droits humains fondamentaux.
Pourtant, c’est le silence radio.
Pas une voix, pas un geste, ni de la part de notre équipe nationale, ni de la part de nos autorités politiques. Ce silence est assourdissant. Il trahit les valeurs d’inclusion, de liberté et d’égalité que la France prétend porter et défendre sur la scène internationale.
Il est désespérant de constater cet abandon. Pendant que nous célébrons le sport, des milliers de personnes au Sénégal vivent dans la peur constante de l'arrestation, de l'emprisonnement et de la violence.
Le sport ne devrait jamais occulter la dignité humaine. Aujourd'hui, nous ne pouvons pas nous contenter de regarder le match en détournant le regard. Le silence, c'est aussi un choix politique.
Bravo chère députée Simonnet pour cet amendement essentiel !
Pouvoir choisir la fin de son parcours est une question de dignité. Grâce à la clause de conscience, chaque soignant qui ne souhaite pas accompagner ce geste d’amour restera libre de ses convictions.
Le mourant est enfin replacé au centre de la décision qui le concerne, avec le choix qui lui est désormais offert. Une avancée majeure pour nos libertés individuelles.
Mr. Minister,
Honorable Governors,
Dear leaders of the Bangkok Pride, dear Ann,
Distinguished representatives of the provinces,
Ladies and gentlemen,
I would like to start by thanking the organizers of this Pride, and especially Ann "Waaddao" Chumaporn, who has done so much for the Bangkok Pride, along with her entire team.
It is with great emotion that I address you today. As Secretary General of the International Prize of Paris against Homophobia and Transphobia, I had the immense pleasure, with our jury and the Mayor of Paris, to award this Prize—along with its 5,000 euro grant—to the Bangkok Pride team in 2023. You deserve it so much for your historic mobilization for marriage equality for same-sex couples.
It is an honor to speak to you here, in Thailand, a country I have also chosen to call home for part of the year and which inspires me so much in my work as a writer.
As Deputy Mayor of Paris until last March, in charge of Human Rights and the fight against discrimination, I have always been convinced that a city is not measured only by its monuments, but by the dignity it guarantees to every single citizen.
My commitment—whether fighting against HIV/AIDS, having been 25 years ago the first elected official to publicly disclose my seropositivity, campaigning for the right to die with dignity, or defending LGBTQIA+ rights and chemsex prevention—has always been guided by one compass: the protection of fundamental freedoms. These struggles are inseparable. As a local official in France for 36 years, I have always been convinced that it is the role of local government, closest to the ground, to guarantee equality for its citizens and to fight against discrimination, which is a true poison to social harmony.
Here in Bangkok, we can count on the Governor and his team, whom I wish to thank. I have observed with admiration the city’s work in distributing PrEP: this is the concrete illustration of a protective and proud municipality. Supporting, raising awareness, protecting, and, of course, providing funding: these are the missions of elected officials toward LGBTQIA+ advocacy groups. No one should be left behind.
A proud city is a city that sets an example. It guarantees rights to its inhabitants, but just as importantly, it gives hope to those who still suffer from oppression elsewhere in the world. This is why you will allow me this necessary digression regarding Senegal: for the past two months, I have been actively campaigning to support the LGBTQIA+ community in Senegal, where a tightening of the law has led to over 200 arrests. I have written to the President of France twice to advocate for humanitarian visas. Solidarity must not stop at borders. Please, think of them.
To return to Thailand, I address the representatives of your 40 provinces today: your country holds a unique position. In Asia, alongside Taiwan, Thailand is a beacon. Through your local policies, you have the power to radiate this light far beyond your borders. The universal decriminalization of homosexuality is a struggle that compels us all; every step taken here strengthens human rights defenders everywhere where repression is brutal.
Be the architects of a society where diversity is not merely tolerated, but serves as institutional pride. By protecting the most vulnerable, you consolidate the foundations of your own democracy. Thailand and the city of Bangkok, with the hosting of the World Pride, have the historical opportunity to show the world that inclusion and progress go hand in hand. I fully support your bid to host the World Pride; it would be a powerful signal to all countries that still refuse equality or penalize homosexuality.
In Thailand, you are writing an essential chapter in the history of human rights today. Keep this lighthouse shining, because the world is watching you, and the world needs this light. Paris and Bangkok are, more than ever, sister cities in this fight for inclusion.
Long live Pride, long live equality!"
Depuis plusieurs mois, avec Elus Locaux Contre le Sida, et comme d’autres associations,nous ne cessons d’alerter le gouvernement français sur la situation dramatique des personnes LGBTQIA+ au Sénégal.
Merci notamment à Stop Homophobie et Shams qui se mobilisent inlassablement face à l’afflux de demandes de LGBTQIA+.
La France ne peut plus rester silencieuse ! Vraiment..
C’est ce que j’ai encore dit a France Inter…
Nous ne pouvons plus fermer les yeux.
Les images qui nous parviennent de la flottille pour Gaza sont insoutenables. Voir des militants, dont la seule ambition était de porter un message de solidarité, traités avec une telle cruauté — agenouillés, les mains liées, sous le regard provocateur d'un ministre supremaciste — dépasse l'entendeIl ne s'agit pas ici de débat géopolitique, mais d'humanité. L’humiliation publique organisée par un ministre de la Sécurité nationale ne sert pas la sécurité d'un État ; elle piétine les valeurs les plus fondamentales de la démocratie et du respect des droits humains.
Que la communauté internationale condamne ces actes — jusqu'au sein même du gouvernement israélien — est une nécessité absolue. Mais cette condamnation doit être suivie d'actes. Nous ne pouvons tolérer que l'arbitraire et l'avilissement deviennent des outils de gestion de crise.
Quand j’étais maire-adjoint de Paris, en charge des droits humains, j’ai toujours rappelé que la dignité humaine n'est pas une option, elle est le socle de toute société libre. Aujourd'hui, en faisant de l'humiliation un spectacle, c'est l'image même de la démocratie qui est salie.