Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lesbiennes

  • Valérie Trierweiler, ambassadrice des droits de l’homme (Tribune LePlusNouvelObs)

    Récemment, Valérie Trierweiler s’est rendue en voyage officiel avec le Président de la République en Afrique du Sud. Je dis bien « rendue » et pas uniquement « accompagnée ». Car c’est bien de cela dont il s’agit : Valérie Trierweiler a décidé d’être dans l’action au plus près des populations et, une nouvelle fois, comme elle l’avait publiquement annoncée, suite à un voyage l’année dernière au Congo, elle souhaite s’engager dans des causes humanitaires. Elle a montré qu’avec discrétion mais détermination qu’elle voulait utiliser son rôle de First Lady pour servir les plus vulnérables.
    Cela s’est encore confirmé lors de ce voyage où elle a souhaité, entre autre, mettre la lumière sur un problème extrêmement grave en Afrique du Sud : la vie des personnes LGBTI, notamment les lesbiennes, qui sont soumises à de dramatiques violences. Ainsi, après avoir déjeuné avec des associations LGBTI, Valérie Trierweiler a rencontré des lesbiennes dans une township.
    La réalité que les associations ont pu lui décrire a sûrement fait référence au niveau alarmant de violences faites aux femmes en Afrique du sud: ainsi ce sont près de 7 femmes, en moyenne, qui sont assassinées chaque jour. 154 viols sont déclarés chaque jour à la police sachant que, selon les associations, seul 1 viol sur 9 serait déclaré … Ces chiffres sont tout simplement terribles. Et la montée dans l’horreur n’est pas finie puisque en déjeunant avec des lesbiennes, c’est bel et bien la monstruosité que constitue le viol correctif que la Première dame a voulu mettre en lumière. Ce phénomène, en hausse selon les acteurs sud-africains, est terrible : les lesbiennes sont violées car leurs agresseurs veulent les guérir ou les remettre dans le droit chemin.
    En choisissant ce sujet grave et non politiquement correct tant l’Afrique du Sud est souvent définie comme la nation « arc-en-ciel », la Première dame montre, une fois encore, qu’elle est une ambassadrice efficace des droits de l’homme … et de la femme… Elle représente une France telle qu’on l’aime : ouverte, progressiste, tolérante et engagée. En somme, tout le contraire de celle que défendent les professionnels de la haine, les Civitas, les Frigide Barjot. J’imagine leur tête quand la Première Dame a annoncé avoir vouloir rencontrer les associations LGBT … ils ont du ravaler leur bile haineuse !
    Qu’on ne se méprenne pas sur mes intentions : ma volonté n’est pas de comparer telle ou telle action de telle ou telle Première Dame. Mais, alors que le débat sur le statut de la Première dame n’est pas clos, que les mauvaises langues aiment à s’appesantir sur son statut de concubinage avec le Président de la République (comme si le mariage était la seule façon d’aimer), nul doute que, faisant fi des commérages, elle a su, non pas trouver mais se créer là la plus belle des fonctions, en dehors des ors de la République une fonction qui porte haut les valeurs humanistes, nos valeurs : les droits de l’homme.
    Alors que les magazines aiment plus à commenter les tenues vestimentaires que le fond des choses, elle a réussi là à se draper de la plus belle des tenues : celles des droits de l’homme.

    valérie trierweiler,jean-luc romero,france,lesbiennes