Article de Corse Matin

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Décidemment cette année, je n’arrête pas d’aller dans ma chère région d’origine le Nord-Pas-de-Calais.
Ce lundi à 18 heurs, j’ai été invité per le directeur de l’IEP de Lille, Pierre Mathiot, à faire une conférence sur le droit de mourir dans la dignité dans cette école très renommée. C’est un véritable honneur mais aussi un défi que de tenter de convaincre de jeunes étudiants en sciences politiques de la pertinence et de la légitimité de notre combat pour une fin de vie digne et choisie.
C’est dans un cadre magique et très républicain qu’a été organisée, vendredi, la réunion publique de l’ADMD à Ajaccio par notre délégué Robert Cohen. C’est en effet dans la salle du conseil municipal d’Ajaccio qui domine la baie d’Ajaccio que nous nous sommes réunis. Alors que nous avons moins de 150 adhérents en Corse, plus de 80 personnes ont participé à cette réunion alors que d’habitude une quarantaine de personnes se déplacent. Une preuve encore que notre combat pour une loi de liberté obtient, chaque jour, un peu plus de succès ! Par contre la réunion d’Elus Locaux Contre le Sida n’a pas vraiment mobilisé les élus… Comme le disait la présidente de Corsica Sida, on fait ici comme si le sida n’existait pas… Quelques photos de ce rapide déplacement en Corse.






Journée chargée à Ajaccio, sur l'Ile de Beauté, pour les deux combats qui me tiennent à cœur. Dès 9 heures, je serai l’invité de Fréquence Bleu [Frequenza Mora], puis, à 11 heures, j’animerai une réunion contre le sida dans la salle du conseil municipal pour ELCS.
La deuxième partie de journée sera consacrée à l’ADMD avec un déjeuner avec l’équipe de Robert Cohen, délégué de l’ADMD en Corse, puis une réunion publique toujours dans la salle du Conseil municipal d’Ajaccio à 14h30. Cette réunion est ouverte à toutes et tous.
Un an déjà.
Le mercredi 19 mars 2008, Chantal Sébire mettait fin à ses jours car la justice française lui avait refusé le droit de partir dignement. Contrairement à ce qui est possible aux Pays-Bas, en Belgique et en Suisse. Demain au Luxembourg.
Seule, sans être entourée de ses enfants, Chantal mettait fin à son calvaire et à ses souffrances. Au même moment, à moins de deux heures de Thalys de Paris, à Anvers, l’écrivain belge, Hugo Claus, qui avait obtenu d’être euthanasié, partait entouré des siens. Dans la sérénité et rempli de l’amour de ses proches… Et, certains prétendent encore que la France est le pays des Lumières, la patrie de l’humanisme…
Nous n’oublierons jamais Chantal Sébire.
Communiqué de l' ADMD du 17 mars 2009
Après des mois de crise constitutionnelle, le Luxembourg légalise l’euthanasie
Après les Pays-Bas et la Belgique, une 3ème monarchie européenne se montre plus humaine que notre République laïque
Alors que le Luxembourg devient le 3ème pays européen à légaliser l’euthanasie, notre République laïque semble oublier ses devoirs au service de tous et refuse toujours toute loi de liberté pour des raisons inspirée d’une morale religieuse.
L’ADMD et son président, Jean-Luc Romero, constatent avec plaisir que les Luxembourgeois, comme avant eux les Néerlandais puis les Belges, vont pouvoir bénéficier d’une mort choisie, d’une mort préparée et donc d’une mort sereine. Dans le même temps, les Français, soumis à une loi d’autorité, devront se contenter d’un « laisser mourir » dont on connait les dégâts qu’elle provoque.
Les membres de l’ADMD-France félicitent les députés Lydie Err et Jean Huss [en photo sur ma droite lors du congrès mondial à Paris] qui, en démontrant que l’humanisme n’est pas mort en politique, inscrivent leur nom dans l’Histoire de leur pays.
La semaine dernière a été particulièrement marquée par la mobilisation pour Florence Cassez et notamment des interventions nombreuses dans les medias. Elle a aussi été marquée par 3 réunions importantes. D’abord une réunion publique de l’ADMD dans le 12ème ardt de Paris, le 3 mars, en présence de 150 personnes. Puis la réunion ELCS au Havre le 7 mars et enfin la réunion des délégués ADMD et la réunion publique du Havre le 8 mars en présence de 150 personnes. Quelques photos…






Hier, le combat contre le sida. Aujourd’hui samedi, celui pour une fin de vie digne. Ce matin, je réunirai les délégués ADMD de Normandie. Je déjeunerai avec les adhérents du Havre. Et à 14h30, je présiderai une réunion publique à la salle François 1er – 175, boulevard François 1er au Havre.
Nous vous attendons nombreux !
Ecouter aussi mon interview audio pour La Voix du Nord sur l'euthanasie (ici).
Paris, le 2 mars 2009
Monsieur le Maire,
Par une décision prise par 6 voix contre 5, le mardi 24 février dernier, les membres du conseil d'administration de la Maison associative de la santé de Rennes ont refusé la demande d'adhésion présentée par l'ADMD.
Il ne me paraîtrait pas nécessaire de contester cette décision prise par le Conseil - encore, me semble-t-il, que cette décision relève de la responsabilité de l'assemblée générale - si les raisons qui avaient été opposées à cette demande relevaient d'une divergence d'appréciation du service à rendre, dans le cadre de cette structure, aux Rennais.
Mais l'exposé préalable au vote, ce jour-là, fait par un certain docteur Morel, invité par le Conseil et apparemment le responsable local des soins palliatifs, fut un véritable discours de haine dans lequel fut pratiquée l'assimilation inacceptable du travail de l'ADMD avec les crimes nazis et la pratique de l'eugénisme. Rien qui ne soit tolérable.
Aussi, monsieur le Maire, en votre qualité de premier financeur de cette Maison, je vous demande de bien vouloir me faire connaître votre opinion sur la façon dont a été traitée notre association qui dispose, depuis août 2006, d'un agrément du ministère de la santé afin de représenter les usagers dans les instances hospitalières ou de santé publique et qui est reconnue comme la seule association nationale à diffuser de manière la plus large un document détaillant les droits de la personne malade et à mettre en œuvre les directives anticipées, depuis leur inclusion dans la loi de 2005 dite loi Leonetti.
Monsieur le Maire, est-il acceptable que l'argent public soit utilisé pour développer une forme de prosélytisme, à l'opposé des valeurs de laïcité qui fondent notre République depuis le début du 20ème siècle ?
Monsieur le Maire, je compte sur votre impartialité et votre sens de l'intérêt général afin d'exprimer aux responsables de la Maison associative de la santé de Rennes votre réprobation quant à leur manière d'utiliser les subventions octroyées par votre municipalité.
Je vous prie de croire, monsieur le Maire, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Jean-Luc Romero
Pour une fois, c’est dans l’arrondissement où je vis depuis si longtemps, que je présiderai une réunion publique de l’ADMD des 11 et 12èmes arrondissement de Paris mardi 3 mars 2009.
Cette réunion a lieu au Théâtre Douze – 6 avenue Maurice Ravel à 18h15.
J’espère vous retrouver nombreux à cette réunion sur le thème : « Exigeons notre Ultime Liberté ! Maintenant ! »
C’est désormais une tradition, après la réunion des délégués ADMD de l’Ouest qui se déroulera ce samedi matin, j’animerai, aux côtés de Jane Chaussy une réunion publique de l’ADMD. Cette réunion ouverte à toutes et tous se déroulera dès 14h30 au Triangle – salle de l’Archipel – boulevard de Yougoslavie à Rennes. On vous y attend nombreux !
Suite à l’agonie d’Hervé Pierra, qui avait duré 6 jours dans des conditions effroyables sous les yeux de ses parents et avec la passivité du corps médical, Jean Leonetti a proposé dans son rapport de clarifier le recours à la sédation palliative terminale.
Le conseil national de l’Ordre des médecins a, cette fois-ci, était rapide puisqu’il a récemment transmis au conseil d’Etat une nouvelle mouture de l’article 37 du code déontologie médicale qui précise la procédure à suivre en cas de limitation ou d’arrêt de traitement. D’autre part, autre innovation que j’avais demandé lors de mon audition devant la mission Leonetti, en cas d’incapacité du patient à s’exprimer, c’est la personne de confiance qui pourra aussi demander à l’équipe médicale de se réunir pour décider ou non d’un arrêt de traitement conformément à la volonté du patient exprimée dans ses directives anticipées. Seul hic, mais il est de taille, c’est encore l’équipe médicale, et elle seule, qui décidera ou non d’arrêter les traitements.
Quelques photos de la réunion ADMD d’Ile-de-France qui se déroulait lundi dernier à la mairie du
10ème arrondissement. Deux invités nous ont fait l’honneur de leur présence : le maire du 9ème et le courageux docteur Bernard Senet qui était de passage à Paris pour une réunion ADMD dans le 15ème ardt de Paris.
Vous pouvez lire ma longue interview faite au JDD.fr hier soir sur l’allocation d’accompagnement en fin de vie et plus globalement sur le grand débat sur la fin de vie et l’euthanasie que nous refusent les parlementaires.
J’y développe tous les thèmes qui nous tiennent à cœur au sein de l’ ADMD.
Vous pouvez lire cette interview du JDD en cliquant ici.
Evidemment je me réjouis que 20.000 personnes vont pouvoir bénéficier d’une allocation pour accompagner un proche mourant. C’est une proposition que j’avais faite à la mission Léonetti.
Mais je m’étonne qu’on fasse passer cette mesure comme une mesure considérable alors qu’elle ne va toucher, comme le rappelait hier l’ADMD, que 3,77% des décès... Les conditions de cette allocation sont tellement restrictives que tous ceux qui accompagnent à l’hôpital leurs proches – c'est-à-dire 75% des décès !!! – n’auront droit à rien.
Symboliquement, je m’en réjouis de la création de cette allocation. Pratiquement, je crains qu’en ayant fait tant de publicité à cette mesure, beaucoup de Français dans la douleur déchantent en se rendant compte, au pire moment, que cette mesure d’accompagnement ne les concerne pas…
Lire l'article des Echos (ici), du Point (ici) et de 20 minutes.fr (ici).
Alors que s’ouvre aujourd’hui la discussion sur l’allocation d’accompagnement d’une personne en fin de vie, allocation que j’avais été l’un des premier à réclamer à la mission Léonetti, force est de constater que ce texte n’est pas à la hauteur et qu’il en concernera que moins de 4% des mourants en France. Une déception que nous avons exprimée hier à l’ADMD.
Communiqué du 16 février 2009
18 semaines d’allocation pour accompagner un enfant à venir au monde ; seulement 3 semaines pour accompagner l’être aimé en fin de vie !
Seulement 20 000 cas pris en charge par le dispositif sur les 530 000 décès annuels !
L’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie est totalement insuffisante !
Aujourd’hui, à l’Assemblée nationale, va être discutée une proposition de loi de MM. Leonetti, Gorce, Jardé et Vaxès, sur l’allocation d’accompagnement d’une personne en fin de vie.
Si l’ADMD se réjouit de l’existence prochaine d’une telle mesure qui existe dans les pays qui ont légalisé l’euthanasie, elle rappelle qu’il s’agit-là d’une revendication portée par elle et dont son président, Jean-Luc Romero, fut l’un des premiers à la demander lors de son audition devant la mission d’information en juin dernier.
Malheureusement, en dehors de la générosité du principe, l’application que veut en faire Jean Leonetti est très largement insuffisante. En effet, cette allocation de 47 euros par jour durant 3 semaines ne va concerner que les accompagnants de patients en fin de vie qui bénéficient de soins palliatifs à domicile alors que 75% des Français meurent à l’hôpital. Soit 20 000 cas selon la propre évaluation de M. Leonetti. Seulement 3,77 % des 530 000 décès enregistrés annuellement dans notre pays. 510 000 accompagnants ne disposeront que des mesures notoirement insuffisantes créées par les lois du 9 juin 1999 et du 21 août 2003 qui ne prévoient ni salaire ni allocation compensatoire. Soit 96,23 %. Il y aura donc une inadmissible rupture de l’égalité.
Par ailleurs, alors que la fin de vie est une période incertaine, il est aberrant de borner cette allocation à 3 semaines. 3 semaines pour accompagner une fin de vie, période douloureuse et traumatisante, contre 18 semaines au minimum pour accompagner le début de la vie.
L’ADMD réclame une allocation universelle pour les accompagnants de tous les patients en fin de vie, sans condition d’accès aux soins palliatifs dont on sait qu’ils ne concernent que 15 % des personnes qui en ont besoin et financée intégralement par la solidarité nationale.