euthanasie - Page 17
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Mon édito dans le numéro 143 du Journal de l'ADMD
Chers amis de l’ADMD,
Le Grand Débat National initié dans le courant du mois de janvier et qui se referme ces jours-ci est peut-être l’occasion de prendre notre revanche sur les débats de bioéthique de l’année dernière, verrouillés.
Grâce aux cahiers de doléances, grâce à vos contributions écrites, grâce à votre participation à des réunions organisées pour ce Grand Débat, grâce aux réunions déclarées dans ce cadre par nos délégués, nous avons pu faire entendre notre voix, comme je vous avais incité à le faire en écrivant à chacun d’entre vous en février dernier. A Paris, j’ai moi-même organisé une réunion ouverte pour poser cette question dont la réponse est, pour nous, d’évidence : Pour le droit de mourir dans la dignité ?
Parmi les quatre thèmes proposés, celui intitulé La démocratie et la citoyenneté nous a permis de rappeler que depuis quarante ans les Français demandent la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté et qu’ils ne sont pas entendus. Pire encore, les lois Leonetti qui se sont succédées depuis 2005 les privent de leur ultime liberté. Ce n’est pas démocratique, ce n’est pas le respect de la citoyenneté.
Nous verrons lors des restitutions, prévues mi-avril, ce qui aura été retenu de nos interventions, même si notre sujet de liberté ne figurait initialement pas dans les sujets soumis à débat.
Ces démarches ne nous empêcheront pas de poursuivre notre action auprès des parlementaires afin qu’ils entendent enfin la voix des 90% de Françaises et de Français qui réclament le droit de mourir dans la dignité.
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Je sais ce que l’on dit des réseaux sociaux : immédiateté, fake news, vulgarité. Certes... Pour autant, ils sont un moyen efficace et rapide de contacter journalistes et politiques qui, souvent, gèrent directement leur compte ou gardent un œil intéressé sur lui. C’est un moyen de contacter nos adhérents et les militants du droit de mourir dans la dignité et de créer une communauté.
Chaque lundi, à midi, je vous retrouve en direct sur Periscope, Facebook et Twitter. Le moyen de parler en direct à plusieurs centaines de personnes. Sans moyen technique particulier, sans déplacement.
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Ce Journal 146 de l’ADMD donne la parole à juste titre aux bénévoles de notre service Admd-Ecoute. Elles et ils font un travail formidable d’accueil, d’écoute, de soutien, de conseil à celles et ceux de nos adhérents, mais pas uniquement, qui sont confrontés à la fin de vie, la leur ou celle d’un proche. Ce service, en plus des actions militantes conduites par notre association, est un dû en forme de solidarité à ceux qui, par leur soutien financier parfois depuis l’origine de l’association, nous permettent de bien fonctionner.
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#LeTalkDuLundi (Édition du 26 février 2019)
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Connaissez-vous des Belges, des Suisses ou des Hollandais qui viennent en France pour mourir dans la dignité ?
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#LeTalkDuLundi sur la fin de vie (Édition du 28 janvier 2019)
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Invité de C-à-dire sur France 5 à 17H30
Ce jeudi, à 17H30, je serai l'invité de C-à-dire sur France 5 pour parler de la fin de vie et de la demande de l'ADMD que l'euthanasie fasse partie des questions débattues dans le Grand Débat.
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Retrouvons-nous pour #LeTalkDuLundi à 12h sur Périscope et Twitter
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Invité de France 24 en français lundi à 8H15
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Retrouvons-Nous pour #LeTalkDuLundi à 12h sur Périscope et Twitter
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Rencontre avec les parlementaires sur le droit de mourir dans la dignité
J'espère que ma chute d'hier et mon bras dans le plâtre ne m'empêcheront pas de recevoir la quarantaine de parlementaires que l'ADMD a invité ce mardi soir pour réfléchir à la stratégie à développer pour que la légalisation de l'euthanasie ait lieu enfin rapidement.
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Retrouvons-Nous pour #LeTalkDuLundi à 12h sur Périscope et Twitter
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Retrouvez-moi pour #LeTalkDuLundi à 12H sur Périscope
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Retrouvons-Nous pour #LeTalkDuLundi à 12h sur Périscope et Twitter
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#LeTalkDuLundi sur la fin de vie (édition du 8 octobre 2018)
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Retrouvez-moi pour une réunion publique ADMD à Ajaccio à 13H45
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Podcast de #LeTalkDuLundi du 3 septembre 2018 !
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Interview au Journal Le Parisien sur la fin de vie
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Rester maître de nos parcours de fin de vie ! Dignement car librement… (Ma tribune dans Le Parisien Dimanche)
Alors que nous sommes en pleine révision des lois bioéthiques organisée par le CCNE, dans ce vaste et passionnant débat sur l’aide active à mourir – qui lui, se poursuit déjà depuis plus de 30 ans – deux arguments sont souvent opposés aux défenseurs du droit de mourir dans la dignité.
Le premier, en forme de polémique, concerne l’objet même de la revendication des défenseurs de ce droit, c'est-à-dire la dignité. Certains nous accusent de considérer que seuls ceux qui voudraient bénéficier d’une euthanasie ou d’un suicide assisté auraient une mort digne. Il n’en est rien. Le concept de dignité, tel qu’il est compris dans l’article L. 1110-5 du code de la santé publique, consiste à rechercher l’apaisement de la souffrance du patient. Cette souffrance peut être physique et psychologique. Or, nous savons que 12% des Français meurent dans des douleurs réfractaires. Et que dire de toutes celles et de tous ceux qui souffrent de la déchéance qu’ils subissent en fin de vie et qui n’en peuvent plus de l’infantilisation qu’ils connaissent dans les derniers jours de leur existence… La dignité due à chaque être humain, avant tout, consiste à entendre sa demande et à respecter sa volonté, y compris lorsque celle-ci suppose une aide active à mourir parce que la vie n’est plus que de la survie. Une loi d’ultime liberté garantira à celle et à celui qui veut aller au bout de ses souffrances qu’il sera accompagné et que ses souffrances seront apaisées au maximum des possibilités de la médecine, et garantira à celle et à celui qui veut mettre un terme à son agonie de disposer des moyens de cette délivrance, par euthanasie ou suicide assisté.
Le second, agite le fameux « Tu ne tueras point » d’essence biblique. Un médecin qui pratiquerait une euthanasie ou fournirait les moyens d’un suicide assisté tuerait – selon nos opposants – leur patient. Quelle idée ! D’abord, c’est la vie qui tue. Le terme naturel de la vie, c’est la mort. Personne n’a pu la contourner. Elle est même la seule évidence de la vie. Ensuite, c’est la maladie qui tue. Ceux qui ne meurent pas de vieillesse meurent de maladie ou d’accident. Le médecin, à l’écoute de son patient et qui répond à sa demande, ne fait qu’anticiper une échéance fatale qui se dessine. La mort est déjà installée, le médecin ne fait que délivrer son patient de ses souffrances. Non, le médecin ne tue pas. Et la mort n’est pas son échec. La maladie peut le mettre en échec (mais la médecine n’est pas toute puissante), mais pas la mort qui est naturelle. Ce qui est un échec pour le médecin, c’est lorsque son patient souffre, hurle sa douleur et qu’il reste sourd à la demande consciente et réitérée de son patient de le laisser mourir, de mettre un terme à son calvaire. Là, est le véritable échec de la médecine…
Comme je le développe longuement dans ma Lettre Ouverte à Brigitte Macron – que tant de militants m’ont conseillé de solliciter plutôt que la ministre de la santé qui, ne respectant pas le débat citoyen, a déjà indiqué qu’elle était opposée à toute évolution de la loi et car les femmes en général font davantage progresser la société que les hommes – le droit de mourir dans la dignité est un droit, une liberté accordée au citoyen. Il est libre d’en user ou pas. Le droit de mourir dans la dignité, lorsqu’il existera enfin en France comme il existe déjà aux Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg, au Canada, en Colombie, aux États-Unis… permettra à chacune et à chacun d’entre nous de rester maître de son propre parcours de fin de vie. Dignement, car librement.
A ce jour, Brigitte Macron ne m’a pas encore répondu, et Vincent Lambert est toujours au cœur d’une nouvelle procédure judiciaire, pour le libérer ou le maintenir dans un état de survivance artificielle… -
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