Web reportage sur Homopolitcus (partie 7)
Homopoliticus, web-reportage (Partie 7) : les... par jeanlucromero
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Homopoliticus, web-reportage (Partie 7) : les... par jeanlucromero
Aux côtés de Cyril Journet, j’animerai une réunion publique de l’ADMD samedi 7 mai à 14h30 salle Pierre Lamy à Annecy. Cette réunion sera précédée à 14h00 d’une dédicace des « Voleurs de liberté » organisée par la librairie Decitre.
Demain matin, samedi 7 mai, à l’hôtel de ville d’Annecy, j’animerai une réunion d’ELCS à 10 heures, salle des commissions. Une occasion de faire le point sur la pandémie de sida dans ce département et les actions qui y sont menées.
Discours de Jean-Luc Romero
Président du Crips Ile-de-France
80ème rencontres du Crips
« Vivre en France avec le VIH en 2011 : quels changements ? Quels enjeux ? »
Mesdames, Messieurs, Chers amis,
Le thème retenu pour cette 80ème édition des rencontres du Crips Ile-de-France est : « Vivre en France avec le VIH en 2011 : quels changements ? Quels enjeux ? ». Evidemment un vaste débat qui concerne réellement le cœur de l’activité du Crips Ile-de-France et qui annonce des interventions passionnantes.
Avant de laisser la parole à Didier et aux intervenants des tables-rondes, je voudrais vous donner mes impressions sur ce thème. Je vais vous les donner aussi bien en tant que président du Crips Ile-de-France que personne vivant avec le sida depuis près de 25 ans.
Vivre avec le VIH en 2011, quels changements ? Si l’on regarde quelques années en arrière, ma réponse est simple : c’est pouvoir bien sûr et heureusement vivre. Je dis cela comme une évidence. Pourtant nous le savons tous ici tant nous avons perdu de proches, il y a quelque années, on parlait de mort à court terme, à très court terme. Alors oui, en 2011, grâce au travail acharné des médecins et des chercheurs, on peut vivre avec le VIH. On peut vieillir. On peut presque faire des projets de vie. On peut avoir des enfants même si cela demeure complexe pour y arriver. D’une mort inéluctable, d’une survie éphémère, on est passé à une vie à organiser, à construire, avec comme compagnon du quotidien, à vie, le virus du sida et son cortège de traitements. Un compagnon souvent insupportable pourtant.
Mais n’allez pas croire que je verse dans la naïveté et un optimisme béat. Je connais trop cette réalité pour l'idéaliser. Vivre avec le VIH en France en 2011, c’est bel et bien vivre avec une maladie obstinément mortelle. C’est une évidence que je me sens obligé de redire tellement j’entends de gens banaliser la maladie et ses effets.
La taxe sur les billets d’avion aura rapporté 2 milliards de dollars en 4 ans. Cette taxe, créée à l’initiative de Jacques Chirac, en2006, apour but de permettre le financement des traitements contre le sida pour les malades des pays pauvres. C’est Unitaid, présidée par l’ancien ministre Philippe Douste-Blazy, qui gère cette taxe et 15 pays ont apporté leur obole. Malheureusement, l’actuel chef de l’Etat ne s’est pas approprié ce mode original et juste de financement de l’aide médicale aux pays en voie de développement. Plutôt que de se développer, le montant de la taxe stagne. Dramatique pour les millions de personnes qui meurent du sida dans le monde, alors que des solutions existent pourtant. On a trouvé 2000 milliards de dollars pour sauver les banques mondiales mais on est incapable de trouver 20 petits milliards qui permettraient de sauver annuellement 2 millions de vie !
A l’invitation de Rémi Féraud, dynamique maire du Xème arrondissement de Paris, avec Charlotte et Bernard Cassez, nous serons présents ce lundi à 11h30 dans le hall de la mairie du Xème pour l’inauguration de l’exposition « Florence Cassez : une cause nationale ».
Florence a peint plus d’une quarantaine de toiles dans sa prison du Mexique. A partir de ce lundi et jusque samedi, ces toiles pourront être vues par les Parisiens. Merci à Rémi de permettre ainsi qu’on puisse découvrir les talents de Florence et surtout avoir une pensée pour celle qui clame son innocence face à une justice mexicaine sourde à ses justes arguments.