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Twitter - Page 6

  • Retrouvez-moi pour #LeTalkDuLundi sur Périscope à 12h

    Comme tous les lundis, je serai en direct sur Périscope pour #LeTalkDuLundi à 12h00. Ce sera l'occasion de vous parler de la 36ème assemblée générale de l'ADMD qui se déroulera à Antibes le week-end suivant !
    A tout à l'heure !

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  • #LeTalkDuLundi de retour à 12h00 sur Périscope !

    Ce lundi 29 août, après 3 semaines d'interruption, je reprends #LeTalkDuLundi sur la fin de vie. L'actualité de l'ADMD est chargée en septembre et j'aurai l'occasion de vous en parler ce midi sur Périscope ! A tout à l'heure !

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  • "Le Talk du Lundi" sur la fin de vie à 12h00

    Comme tous les lundis, retrouvez-moi à 12H pour #LeTalkDuLundi sur Périscope sur la fin de vie et l'ADMD. N'hésitez pas à poser vos questions sur mon site www.jeanluc-romero.com et bien sûr en direct sur Périscope. A tout à l'heure.

  • #LeTalkDuLundi sur Périscope à 12h00

    Comme tous les lundis, retrouvez-moi pour #LeTalkDuLundi à 12h00 sur Périscope. Il s'agira une nouvelle fois de vous parler de la fin de vie et de l'ADMD au lendemain du départ de l'ADMD Tour.

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  • #LeTalkDuLundi à 12h00 sur Périscope et Twitter

    Comme tous les lundis, je vous retrouve à 12h00 sur Périscope et Twitter pour parler fin de vie dans #LeTalkDuLundi.
    Et n'hésitez pas à poser vos questions !

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  • Notre Lettre ouverte avec Jérôme Beaugé à Damien Viel, DG de Twitter France #twitterishomophobic

    Monsieur le directeur général,

    Cette lettre, nous vous l’écrivons à titre personnel. Elle n’engage bien sûr pas les structures que nous représentons.
    L’homophobie tue. Alors que l’émotion et la colère suscitées par le massacre d’Orlando sont immenses, jamais cette phrase n’aura eu un sens aussi fort et dramatique.
    Les LGBTphobies sont une réalité vécue au quotidien. La lesbophobie, la gayphobie, la biphobie et la transphobie tuent tous les jours : devons-nous vous rappeler que les jeunes homosexuel-le-s ont au minima trois fois plus de risques de commettre une tentative de suicide que les jeunes hétérosexuel-le-s ? A cela, Monsieur le directeur général, vous y contribuez par votre inaction.
    Ces actes infâmes nous rappellent que, de la parole aux actes, il n’y a qu’un pas.
    Combien de fois nous vous avons alerté sur la réalité des LGBTphobies, que vous pouvez vous-même constater, sur Twitter ? Combien de fois nous vous avons transmis des injures et autres menaces de mort dont nous sommes victimes comme des milliers d’autres ? Combien de fois nous vous avons informé des conséquences dramatiques de cette homophobie, de cette lesbophobie, de cette biphobie, de cette transphobie ?
    Face à cela, votre réponse fut en tout point fort construite et explicite : le silence et le mutisme. Sans doute pensez-vous que le silence est d’or. De notre côté, militants de la lutte pour la promotion des droits humains, nous pensons que le silence est méprisant. Le vôtre l’est. Pire, il est dangereux.Comment comprendre que vous laissiez agir un compte dont le nom est « antigayPD » ?

    Peut-être considérez-vous les associations de lutte pour les droits LGBT comme des paillassons ? Les personnes lesbiennes, gay, bisexuelles ou trans comme des sous-citoyen-ne-s, seules bonnes à freiner l’utilisation toujours plus large de Twitter ? Est-ce là votre opinion ou celle de professionnels de quelques agences de communication peu soucieuses des ravages sociétaux que l’homophobie provoque ? Croyez bien que tout cela n’est en rien une formule de pure communication, nous nous posons réellement la question. Et pour dire vrai, votre attitude nous laisse peu de doute sur la réalité de la réponse.
    Twitter est un formidable outil de communication, de transmission, d’information. Cela ne l’est plus à partir du moment où vous le laissez polluer, sans réagir, alors que vous connaissez la réalité des choses.
    Oui, Monsieur le directeur général, vous laissez perdurer sans réagir une parole LGBTphobe d’ampleur sur Twitter. Est-ce un procès d’intention ? Non. Au-delà des formules et de la protection des actionnaires, votre bon sens ne peut que vous amener à voir la réalité comme elle est.
    Dans quelques jours aura lieu la Marche des Fiertés LGBT de Paris. Vous le savez puisque, fort hypocritement, vous vous fendrez sûrement d’un tweet de soutien. Au-delà de la posture, nous imaginons déjà le déferlement de violence qui se constatera sur votre réseau et votre absence - fort prévisible - de réaction.
    Alors peut-être que le lancement d’un hashtag #twitterishomophobic serait intéressant. Nous y réfléchissons, aussi bien sur le plan français qu’international. Par politesse et courtoisie, nous préférons vous en informer. N’allez pas nous dire que vous pourriez le censurer ? Twitter n’est il pas un vaste Far West sans loi ? Les militant-e-s des droits humains seraient censuré-e-s et pas celles et ceux qui appellent au meurtre ? Nous n’osons y croire…
    Nous sommes en colère, Monsieur le directeur général …
    Croyez bien, Monsieur le directeur général, en l’assurance de notre détermination.

     

    Jean-Luc Romero-Michel est
    Conseiller régional d'Ile-de-France, Maire-adjoint de Paris 12
    et Président d'Elus Locaux Contre le Sida (ELCS)

    Jérôme Beaugé est co-président de l’Inter-LGBT

  • #LeTalkDuLundi sur Périscoope et Twitter à 12h

    Retrouvez-moi pour #LeTalkDuLundi à 12h sur Périscope et Twitter à 12h00. Vu les circonstances, je parlerai bien sûr de l'attentat d'Orlando et redirai ma compassion pour les victimes ainsi que ma solidarité avec la communauté LGBT américaine et les Américains.

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  • Retrouvez-moi pour #LeTalkDuLundi su Périscope à 11h30 (avancé de 30 minutes)

    Attention, mon #TalkDuLundi quotidien sur Périscope et Twitter sur la fin de vie et l'ADMD sera avancé à 11h30 au lieu de 12h00 habituellement.
    En effet, je dois prendre un train pour animer une réunion d'ELCS sur le sida à la mairie de Rouen et je suis donc contraint d'avancer notre rendez-vous quotidien. J'espère néanmoins pourvoir compter sur vous. N'hésitez pas à m'envoyer vos questions...
    A demain, 11h30 !

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  • Posez vos questions pour #LeTalkDuLundi sur Périscope

    Comme hier midi, vous êtes de plus en plus nombreux à suivre en direct #LeTalkDuLundi sur Périscope où je vous parle de la fin de vie et de l'ADMD.
    Dès aujourd'hui, pensez à m'adresser vos questions sur mon site www.jeanluc-romero.com !
    A lundi prochain, à 12h00, sur périscope pour #LeTalkDuLundi !

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  • NoHomophobes.fr : rendre visible l'homophobie sur Twitter (notre tribune avec Sylvain Girault, président de Mousse)

    NoHomophobes.fr : rendre visible l’homophobie sur Twitter !

     

    Signataires :

    • Jean-Luc Romero-Michel, président d’Elus Locaux Contre le Sida
    • Sylvain Girault, président de Mousse

     

    Des coups, du sang, des passages à tabac et des visages tuméfiés : les agressions physiques à caractère homophobe alertent ponctuellement l’opinion sur le problème de l’homophobie. Mais cette violence ne représente qu’une faible partie des manifestations de la haine homophobe.

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    Selon le rapport annuel 2016 de SOS homophobie, 48% des actes homophobes se manifesteraient au moyen d’insultes. Les propos homophobes constitueraient la forme de discours de haine la plus couramment proférée sur internet, d’après une étude du Conseil de l’Europe. 80% des jeunes homosexuels et bisexuels rapporteraient en avoir déjà été la cible.

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    Afin de rendre perceptible cette violence invisible, l’association Mousse, en partenariat avec Elus Locaux Contre le Sida (ELCS) et le Centre de recherche sur l’homophobie de Montréal, et avec le soutien de Deshoulières Avocats, a décidé de lancer le site NoHomophobes.fr à l’occasion de la journée internationale contre l’homophobie. Ce site web permet d’afficher en temps réel les insultes homophobes publiées sur Twitter.

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    Conçu comme un miroir social, le site www.nohomophobes.fr met en évidence la fréquence de l’emploi de propos homophobes dans le langage courant. Des termes et des expressions comme « pédé », « gouine », « je suis pas une tapette » ou « c’est pas un truc de tarlouze », sont traqués sur Twitter en temps réel, puis affichés sous forme de fils d’actualité.
    Durablement ancrée dans le langage, l’insulte homophobe est citée. Elle est reprise de conventions linguistiques passées pour être réexploitée dans une situation contemporaine. Au moment de son énonciation, l’homonégativité historique est invoquée. L’insulte agit ainsi comme un argument d’autorité. Elle manifeste du même coup la persistance des schèmes produits par la domination masculine, fonctionnant comme des matrices de perception et de représentation du monde social.
    L’injure homophobe révèle ainsi un système de dispositions dévalorisant la féminité et interdisant les rapports sexuels entre personnes de même sexe. Cette ségrégation verbale déploie ses effets bien au-delà du langage. Les victimes de propos homophobes souffrent de symptômes physiologiques et de troubles émotionnels tels que honte, cauchemars, difficultés respiratoires, hypertension, psychose et, enfin, suicide. Pour échapper à cette violence, les victimes quittent leur travail, s’éloignent de leur famille, évitent certains lieux publics, dissimulent leur souffrance à leurs proches. Plus qu’une simple blessure passagère, le mépris homophobe induit une restriction de la liberté individuelle, une atteinte à la dignité et une menace pour la sécurité physique et mentale.
    Ce qui est finalement en jeu dans le débat sur les propos homophobes est une certaine vision de la société. Il ne s’agit pas seulement de mettre en balance la liberté d’expression et le droit de ne pas être injurié. Il s’agit d’un débat bien plus profond sur ce que nous comprenons du concept d’égalité.

  • Le Talk du Lundi à 12h

    Pas de jour férié pour Le Talk du Lundi.
    Retrouvez-moi ce lundi à 12h00 pour Le Talk du lundi consacré à la fin de vie sur Périscope et sur Twitter.

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  • Suivons-nous sur les réseaux sociaux !

    J'ai jusqu'à ces derniers jours essayer de publier un post sur ce blog quotidiennement et cela depuis 10 ans. J'ai pu cependant constater que ce n'est plus votre mode de communication préféré ! En effet, hormis mon site, sur lequel vous êtes toujours nombreuses et nombreux à surfer, vous privilégiez désormais les réseaux sociaux.
    J'y suis désormais très présent : sur Twitter notamment où vous êtes plus de 80 000 à me suivre, mais aussi sur Facebook, Instagram, Snapchat, Périscope, etc...
    N'hésitez donc pas à me rejoindre et à me suivre sur ces réseaux, un moyen de continuer le dialogue entrepris depuis bien lus de dix ans sir ce blog !

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  • "Le Talk du Lundi" sur la fin de vie à 12h00

    Ce rendez-vous est désormais hebdomadaire. Tous les lundis, je vous retrouve sur Périscope à 12H00 pour évoquer les questions liées à la fin de vie. Désormais, vous pouvez me poser vos questions sur mon site www.jeanluc-romero.com !

  • Verdict du procès pour homophobie et menaces de mort sur Twitter

    Ce jeudi, à 13h30, le tribunal correctionnel de Paris donnera son verdict suite à ma plainte pour homophobie et menaces de mort sur Twitter. J'attends avec impatience cette décision car il ne peut y avoir d'impunité sur les réseaux sociaux.
    Ce sera aussi pour moi, même si je n'ai pas porté plainte cette fois-ci contre Twitter, un signal donné à ce réseau pour qu'il arrête de tolérer l'homophobie qui s'y développe en toute impunité.

  • Suivons-nous sur Instagram !

    Vous êtes plus de 80 000 à me suivre sur Twitter et cela nous permet d'échanger sur mes combats politiques et associatifs.
    Depuis quelques semaines, j'ai décidé de m'impliquer plus sur Instagram en vous donnant plus de photos ou de vidéos de mes réunions bien sûr mais surtout plus de photos des lieux que j'aime ou insolites.
    C'est ainsi que vous pouvez désormais retrouver des photos du Paris que j'aime et particulièrement du 12ème arrondissement (ici la Porte Dorée où je vis). Et bien sûr des villes que je visite pour mon action militante ou mes loisirs...
    Suivons-nous et échangeons nos photos. Un autre moyen de rester en contact et de partager !

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  • Procés pour des propos homophobes et des menaces de mort à mon encontre

    Ce jeudi après-midi, s'ouvrira le procès suite à ma plainte pour propos homophobes et menaces de mort sur Twitter.
    Ces menaces ont eu lieu après mon mariage, en septembre 2013.
    Elles m'ont, à l'époque, affecté par leur caractère vulgaire et haineux au moment où je vivais l'un des plus beaux moments de ma vie.
    Si j'ai porté plainte, ce n'est pas par esprit de vengeance.
    Mais sur les réseaux sociaux, certains croient qu'on peut tout y écrire : insulter, menacer de mort.
    Les réseaux sociaux ne sont pas hors de la République et ces esprits faibles doivent le savoir comme ils doivent enfin prendre conscience que l'anonymat derrière lequel ils s'abritent y est souvent illusoire.
    Ma démarche est donc de lancer un signal à ces personnes car ce qu'elles font, outre de blesser inutilement, peut avoir de graves conséquences pour des personnes plus jeunes ou moins bien armées que je ne le suis.
    Oui, l'homophobie tue...

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  • Ma lettre au directeur général de Twitter France

    Monsieur le directeur général

     

    Si Twitter est un formidable outil de partage, d’information, de mobilisation - c’est mon avis le plus sincère -, il sert aussi de haut-parleur à bien des extrémistes notamment aux homophobes.

     

    Combien de fois ai-je été confronté à des personnes qui déversaient insultes, menaces, appels aux meurtres à mon encontre ? Combien de fois ai-je pu être harcelé par des personnes qui annonçaient vouloir me lyncher, me tuer ? J’avoue que je ne les compte plus. Combien de fois ai-je demandé l’intervention de Twitter ? J’avoue que je ne les compte plus non plus, avec d’ailleurs une réaction proche du zéro de la part de Twitter.

     

    Depuis des semaines, ces menaces se multiplient et atteignent des proportions considérables, je me permets de vous en envoyer quelques exemples ci-joint. Alors que dois-je faire Monsieur le directeur général ? Me conseilleriez-vous de fermer mon compte ? De mon côté, j’ai décidé d’aller en justice : un procès aura lieu en octobre et j’ai déposé une nouvelle plainte ce lundi.

     

    Monsieur le directeur général, si moi j’ai, du fait de mes années de combat et de militantisme, sans doute une résistance supérieure à d’autres, imaginez les conséquences que peut avoir ce type de harcèlement sur un jeune gay ? Rappelez-vous tout de même qu’un jeune gay a sept fois plus de risques de faire une tentative de suicide qu’un jeune hétéro… Un chiffre dramatique. Alors bien sûr, incriminer seulement Twitter serait injuste, tout autant que de nier sa responsabilité.

     

    Nouvellement nommé à ce poste de directeur général, j’espère pouvoir trouver en vous un interlocuteur à l’écoute de ces problématiques et c’est dans cette optique, dans un esprit non pas accusatoire mais de dialogue, que je souhaiterais vous rencontrer. La permanence d’Elus Locaux Contre le Sida est à la disposition de vos collaborateurs pour organiser ce rendez-vous (01.42.72.36.46.).

     

    Dans l’attente de vous rencontrer, je vous prie de croire, Monsieur le directeur général, en l’expression des mes sentiments les meilleurs.

     

  • Invité du Grand Emballement sur France Inter à 17h

    Ce samedi 4 juillet, à 16h, sur France Inter, je serai l’un des invités de Didier Si Ammour dans Le Grand Emballement.
    Cette émission reviendra sur les emballements qu’on connaît sur les réseaux sociaux.

     

  • Oui, l’homophobie - numérique - tue ! (Tribune publiée dans Le Plus - Obs)

    « @JeanLucRomero on peut aussi rêver d’une lapidation de l’immonde Romero en place publique en Iran… » / « un grand homme ce @JeanLucRomero ? Non, une sangsue, un parasite ! Une grosse merdre ! Une pourriture qui mériterait d’être pendue » / « 10% des Français vont mourir, mais un seul veut les tuer. Heil @JeanLucRomero » / « @JeanLucRomero Et les « cathos friendly » te pissent dessus. Pour ma part j’aimerais t’euthanasier au 9 mm » … Voilà quelques-uns des tweets homophobes que je reçois au quotidien. Alors, bien évidemment, les comptes sont supprimés quelques heures ou jours après et les messages homophobes, injures et appels aux meurtres se retrouvent quelques instants après sur d’autres comptes qui seront eux-mêmes supprimés quelques temps après … Même s’il peut être considéré que la meilleure des réponses à l’insulte est l’indifférence méprisante, j’ai souhaité saisir le procureur de la République et porter plainte contre les auteurs de quelques-unes de ces diatribes homophobes.
    Et j’irai jusqu’au bout ! Un premier procès est d’ailleurs prévu en octobre prochain contre une de ces twittos qui appelle à ma mort. En effet, pour ce qui me concerne, je pense avoir la peau dure, je suis un militant depuis de nombreuses années et je sais que ce combat pour l’égalité provoque l’ire des professionnels de la haine et des frustrés tellement heureux de penser qu’internet est un havre de paix propre à déverser leur haine et, soyons francs, leur mal-être. Mais qu’en est-il de toutes ces autres personnes qui sont discriminées et harcelées par les homophobes et les transphobes? Je souhaite rappeler que, selon une étude de 2013 de Sida info service, 81% des personnes homosexuelles interrogées évoquent au moins une situation discriminante vécue dans un des domaines de la vie quotidienne (moqueries, dénigrements, injures, harcèlements, outing, agressions physiques). Plus de 80 % des participants à l’étude vivent avec l’appréhension d’être discriminées. A la clé, mal-être, solitude, prises de risques mais bien sûr les harceleurs homophobes n’ont en cure et ça, cela ne peut être accepté dans notre démocratie ! D’où ma plainte que je qualifie presque de collective.
    De manière plus globale, je plaide pour que les réseaux sociaux soient beaucoup plus attentifs face à ce déferlement homophobe et transphobe. Le dernier rapport de SOS Homophobie, rendu public il y a quelques jours, constate qu’Internet est le principal vecteur d’homophobie avec près de 40% des signalements faits à l’association en 2014. Jusqu’à maintenant les réseaux sociaux, principalement Twitter, ne sont pas assez réactifs face à ce phénomène malgré les promesses et les tables rondes organisées avec les ministères concernés. Comme le note le SOS Homophobie, les sociétés américaines sont beaucoup plus promptes à réagir dès qu’il s’agit de droits d’auteur ou de pudibonderie…
    Concernant l’homophobie, on a plutôt l’impression objective et constatée d’un laisser-faire ! Cela ne peut durer.
    Bien évidemment, certains auront à cœur de se draper dans le sacro-saint principe de la liberté d’expression dans sa version la plus large, sans limite, dénonçant toute intervention sur ce sujet forcément, assurément et définitivement liberticide. Sur ce point, j’avoue mon ignorance, je pensais naïvement qu’un appel au meurtre était quelque chose susceptible de heurter légitimement un tant soit peu la loi française et surtout les Français ...
    D’autres diront que, entre les paroles et les actes, il y a un fossé très majoritairement infranchissable et qu’il faut plutôt prendre ça pour de l’humour, en tout cas avec de l’humour. Première réaction : sincèrement désolé, ça me fait pas rire, ni rire jaune, ni ricaner. J’essaierai de dire à mon voisin dans le RER que j’ai envie de le tuer pour voir sa réaction. Je ne suis pas persuadé qu’il rigole aux éclats… Deuxième réaction : oui, il n’y a pas forcément de passage à l’acte entre les paroles et les actes - encore heureux ! Que dois-je en conclure ? Que j’ai le droit d’avoir des paroles racistes, antisémites et homophobes parce que les paroles, finalement, ce n’est pas si pas grave que ça ? Allez dire ça aux familles des jeunes gays qui se suicident après un harcèlement homophobe subi au quotidien sur Facebook ou Twitter… Les dernières études montrent qu’un jeune homosexuel a au minima trois fois plus de risques de faire une tentative de suicide qu’un jeune hétérosexuel. Mais bien sûr, ce n’est la faute de personne…
    Alors, oui, l’homophobie numérique tue : il faut totalement en prendre conscience et la combattre à la hauteur des drames humains qu’elle provoque. A Facebook et Twitter d’agir en conséquence. A défaut, la justice devra leur rappeler le droit à l’intégrité et au respect de chaque citoyen de notre pays. Qu’il soit homo, hétéro ou trans …