En France, la loi de la République doit rester la même pour toutes et tous.
Sur France Info TV, j’ai réagi aux propos particulièrement virulents du pape sur la fin de vie.
Bien sûr, il a le droit de s’exprimer et d’intervenir dans le débat public. Mais il ne peut pas s’opposer aux lois de la République française. Dans une République démocratique et laïque, ce sont nos lois qui s’appliquent à toutes et à tous, et non les textes religieux.
L’État chez lui, l’Église chez elle !
Et, à l’inverse, personne ne se permet de commenter ou de contester les lois de l’État du Vatican…
J’ai également rappelé une réalité que l’on oublie parfois : depuis plus de dix ans, les sondages montrent une large majorité de catholiques favorables à l’aide à mourir. Y compris dans les enquêtes publiées par La Croix : près de 9 catholiques non pratiquants sur 10 y sont favorables, tout comme plus de 70 % des catholiques pratiquants.
La liberté de conscience, c’est aussi cela : respecter les convictions religieuses de chacun sans permettre à une religion de dicter la loi commune.
En France, la loi de la République doit rester la même pour toutes et tous.
