Sur CMalin - On sort le cancer du placard : Il n’y a pas une seule façon d’affronter le cancer.
Levana Siboni, que j’avais rencontrée pour une interview consacrée au chemsex lorsqu’elle travaillait chez Yahoo, vient de créer, avec une consœur, un nouveau média : « CMalin – On sort le cancer du placard ».
J’ai immédiatement accepté de répondre à ses questions et de partager mes premières impressions après avoir appris que j’étais, comme tant d’autres, touché par un cancer. Je savais que ce témoignage serait recueilli avec pudeur et bienveillance, à l’image de notre précédente collaboration. Je ne le regrette absolument pas.
Je n’ai ni envie de me plaindre ni de jouer les victimes. J’ai toujours abordé les épreuves de santé que j’ai traversées avec lucidité. C’est encore le cas aujourd’hui. Le cancer touche des millions de personnes et il est essentiel d’en parler, de briser les tabous, de libérer la parole et, surtout, d’encourager le dépistage.
Un protocole de six semaines m’a été prescrit, avec cinq séances hebdomadaires associant radiothérapie et chimiothérapie. La maladie ayant été détectée à un stade précoce et en l’absence de métastases, j’ai fait le choix, après échange avec mon équipe médicale, de commencer ce traitement à la fin du mois de mars, après mon séjour hivernal en Thaïlande, mon deuxième pays de cœur.
Je sais que ce choix pourra surprendre, voire être critiqué. Mais j’ai toujours considéré qu’il était essentiel de rester acteur de ma santé, de participer aux décisions qui me concernent et de continuer à vivre pleinement, malgré les épreuves. Je ne veux pas que la maladie décide de tout à ma place.
Ce choix est personnel, réfléchi et accompagné médicalement.
Chacun vit la maladie à sa manière, avec son histoire, ses contraintes et ses priorités. Il n’y a pas une seule façon d’affronter le cancer.
Je mesure aussi la chance que nous avons, en France, de bénéficier d’une prise en charge de qualité et de traitements performants.
Dans ces moments-là, on prend encore davantage conscience de la valeur de notre système de santé, de ses professionnels et de leur engagement.
Aujourd’hui plus que jamais, défendons notre système de santé ! Et surtout, parlons du cancer. Sans honte, sans tabou et sans renoncer à vivre.






