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Parce que la mort ne tue pas l’amour.

Le 27 septembre 2013 reste sans aucun doute le plus beau jour de ma vie.
Ce jour-là, à la mairie du 12e arrondissement de Paris, sous un soleil magnifique, j’épousais ma « moitié d’orange », Christophe. 
Moi qui, quelques décennies auparavant, ne pensais même pas atteindre mes 30 ans, rongé par le virus du sida, comment aurais-je pu imaginer qu’un jour je me marierais avec l’homme avec qui je partageais déjà ma vie depuis six ans ?
Je me souviens de tout. De nos sourires. De notre émotion. De cette immense fierté dans les yeux de maman. De la présence de Mimi, le patron du Banana Café, l’un de nos témoins. Des rires, des embrassades, de tous ceux que nous aimions et qui étaient là pour célébrer notre amour.
Maman et Mimi nous ont, eux aussi, quittés depuis.
Alors, se souvenir de cette journée est à la fois terriblement douloureux et infiniment doux.
Douloureux parce que Chris est parti un jour de mai 2018, beaucoup trop tôt, me laissant face à un vide sidéral que personne n’a jamais pu combler.
Doux parce que, ce 27 septembre 2013, nous étions simplement heureux. Pleinement heureux. Entourés de ceux que nous aimions, nous avions la chance de vivre ce que tant d’autres avaient encore à conquérir : le droit de nous dire « oui », au grand jour, avec fierté et avec amour.
Douze ans ont passé.
Et pourtant, le 27 septembre reste pour moi une date de plénitude, de lumière et d’amour.
Parce que la mort ne tue pas l’amour.
Chris n’est plus à mes côtés, mais il est toujours là. Plus Vivant que jamais !
Dans mes souvenirs, dans mes larmes, dans mes sourires, dans tout ce que nous avons vécu.
Et surtout, dans mon cœur.
Dans nos cœurs. 

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