Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • 17èmes Etats Généraux d’ELCS au Sénat

    Aujourd’hui se déroulent les 17èmes Etats Généraux d’Elus Locaux Contre le Sida (ELCS) au Sénat à partir de 17h00.
    Nous avons choisi un thème un peu provocateur pour cette 17ème édition : « Les politiques veulent-ils vraiment en finir avec le sida ? »
    Trois tables rondes seront organisées et on aura aussi l’occasion d’entende la nouvelle présidente de la MILDT pour l’une de ses toutes premières interventions publiques. Alors qu’il est enfin question de donner un nouvel élan à la politique de réduction des risques, cette intervention est très attendue.
    Vous pouvez encore vous inscrire jusque 13h00 en téléphonant au 01.42.72.36.46.

  • Mon discours de Lille :"Innover, une nécessité sanitaire et sociale, un devoir politique."

    Discours de Jean-Luc Romero
    Président d’Elus Locaux Contre le Sida
    « Innover : une nécessite sanitaire et sociale, un devoir politique »
    Vendredi 23 novembre 2012 – Lille

     

     

    Mesdames et Messieurs,
    Chers amis,

    « Innover : une nécessité sanitaire et sociale, un devoir politique » voilà le thème de mon intervention aujourd’hui. Je prétends évidement pas en faire le tour aujourd’hui, il s’agit simplement d’ouvrir et de proposer quelques pistes de réflexion.
    Je vais tout d’abord m’intéresser à la première partie du thème : la nécessité sanitaire et sociale. Après tout pourquoi vouloir innover quand tout va bien ? La politique de réduction des risques (RDR) basée sur l'information, l'accès au matériel stérile et les traitements de substitution a été légalisée par la loi du 13 août 2004. Une centaine de CAARUD ont été créés depuis 2005. Au niveau international, la déclaration de Vienne de 2010 a clairement élevé la RDR comme solution face à des politiques répressives dont les impacts sont très limités sur le plan sanitaire et social.
    Bien évidemment, j'aimerai m'arrêter là et vous dire que tout va bien. Mon intervention aurait été assez courte mais efficace ! Mais voilà, la politique sur les toxicomanies en France n'a pas entraîné une baisse de l'usage. Je vous renvoie à toutes les études notamment Espad en 2011. Que constate-t-on ? Que les Français sont les premiers consommateurs de cannabis par rapport à nos voisins européens, ce qui est, en partie, à mettre au tableau d'honneur d'un Etienne Apaire, ancien président de la MILDT. On constate également que la cocaïne se banalise, que l'héroïne est de plus en facile à trouver et disponible, que les drogues de synthèse sont de plus en plus nombreuses, que les prix de toutes les drogues ont baissé régulièrement depuis 10 ans.
    Au-delà de la question quantitative de l'usage, il se pose un autre défi important : la situation des usagers. Bien sûr on cite souvent en exemple la politique de RDR sur l'impact qu'elle a eue sur les contaminations au VIH, mais concernant le VHC ! Aujourd'hui, la prévalence au VHC s'établit à près de 60% d'après l'enquête Coquelicot de 2004 et la prévalence de la co-infection VIH/VHC est une des plus élevées en Europe. Plus largement, la situation sociale d'une partie des usagers de drogues est extrêmement problématique: ce sont près de 250.000 personnes que l'on considère comme usagers de drogues dit problématiques, c'est-à-dire en situation de vulnérabilité sociale. 
    Voilà pourquoi, au regard de ces éléments, l'innovation est nécessaire. Pas souhaitable. Nécessaire !

    Lire la suite