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  • Mon édito dans le Journal 121 de l’ADMD

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    Si le ciel peut attendre, aurait dit Lubitsch, le soleil, lui, a accueilli radieusement les 4000 militants qui se sont retrouvés dans et devant le Cirque d’Hiver-Bouglione, le samedi 24 mars, pour entendre les candidats à l’élection présidentielle ou leur représentant venus défendre leur position relative à la légalisation éventuelle – et nécessaire – de l’aide active à mourir.
    Alors que nos adversaires pro-life – quelques centaines – étaient réunis au Trocadéro dans une sorte de chorégraphie ringarde, les cornes de brumes, les drapeaux, les bâtons fluorescents, les lumières et les chansons marquaient la vitalité, l’enthousiasme et la joie de vivre des militants du droit de mourir dans la dignité. Le discours enflammé de Christophe Michel, 25 ans, co-responsable des Jeunes de l’ADMD, soulevant les applaudissements des milliers de personnes réunies au Cirque d’Hiver-Bouglione, et parmi elles bon nombre de jeunes, suffisait à lui seul à répondre à ceux qui, au nom d’une morale liberticide, refusent tout à la fois le droit des femmes de disposer de leur propre corps et le droit de chacun, en fin de vie, de faire l’économie des semaines d’agonie, alors jugées inutiles par soi-même.
    Mes chers amis de l’ADMD, notre association fait l’actualité. Fixe le calendrier. C’est parce que nous avons formidablement agi, au niveau national comme au niveau local, que le droit de mourir dans la dignité est devenu un enjeu de la campagne électorale. Cet élan, le vôtre tout autant que celui du conseil d’administration de l’ADMD, ne doit pas faiblir. La pression sur les candidats à l’élection présidentielle doit se maintenir et vous ne devez pas hésiter à continuer à leur écrire au siège de leur campagne. Ensuite, l’élection présidentielle passée, nous devrons nous atteler à une autre tâche : connaître et diffuser la position de chaque candidat aux élections législatives, dans chaque circonscription – il y en a 577 – de chaque département français. Trouvez le nom des candidats et leur adresse, écrivez-leur, demandez-leur de s’exprimer sur le sujet, y compris au cours des réunions qu’ils organiseront près de chez vous.
    Devenez des activistes de notre cause, car nous défendons une loi d’intérêt général et nous ne pouvons pas attendre encore 32 ans. Ces informations devront être transmises au siège de l’association, à l’adresse postale que vous connaissez ou à l’adresse électronique dédiée : legislatives@admd.net (sans accent) pour être publiées sur notre site http://www.admd2012.fr Nous remporterons cette bataille si nous sommes tous réunis et si nous ne restons pas les bras croisés à attendre qu’elle soit menée par d’autres.
    Cette bataille, un intervenant l’a merveilleusement résumée par cette formule « Le droit d’éteindre soi-même la lumière… ».

    Jean-Luc Romero,
    président de l'ADMD

  • Communiqué des parents et du comité de soutien à Florence Cassez

    Les parents de Florence Cassez et le comité de soutien appellent à attendre avec calme la décision de la Cour Suprême du Mexique

     

    Bernard et Charlotte Cassez, Jean-Luc Romero, président du comité de soutien à Florence Cassez, maître Franck Berton, avocat de Florence remercient sincèrement celles et ceux qui sur Internet ne cessent, dans un grand élan de générosité, de soutenir Florence Cassez injustement emprisonnée au Mexique depuis plus de 6 ans.
    Un appel à manifester devant l’Ambassade du Mexique à Paris a récemment été lancé sur Facebook pour soutenir Florence. Si les parents et le comité de soutien de Florence sont particulièrement touchés par les nombreuses actions spontanées, ils mettent en garde les organisateurs face aux conséquences négatives que pourrait avoir une telle manifestation dans les conditions actuelles.
    En effet, cette manifestation pourrait être interprétée comme une pression de la France sur la justice mexicaine qui ne manquerait pas d’être reprise au Mexique par celles et ceux qui s’opposent à Florence et ne veulent pas entendre son innocence.
    Au moment où l’opinion mexicaine évolue favorablement au Mexique et où, pour la 1èrefois, quatre juges de la Cour Suprême ont reconnu les atteintes aux droits fondamentaux de Florence, il est important de laisser les juges faire leur travail dans la sérénité.

    florence cassez, jean-luc romero, politique, france, mexique