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  • Sur France Inter, lundi 4 juillet à 20 heures.

    Si vous souhaitez comprendre comment différentes générations se sont investies en politique, si l’on fait de la politique autrement en 1980, 1990 ou en 2005, retrouvez-moi sur France Inter dans l’émission Génération, ce lundi 4 juillet 2005 de 20 heures à 21 heures. J’y interviendrai avec d’autres invités notamment Clémentine Autain, adjointe au maire de Paris.


  • L’effet blog ?

    Fin de semaine ludique, mais aussi studieuse.
    Est-ce l’effet blog ? Jamais, autant de proches, d’amis, mais aussi d’élus et de collaborateurs à la mairie de Vigneux-sur-Seine, de militants politiques et associatifs, d’anonymes n’ont pensé à me souhaiter mon anniversaire. Mots, e-mails, cadeaux ont rythmé sans interruption ce jeudi particulièrement chargé à Vigneux, ce qui, vous vous en doutez, cher blogger, m’a regonflé à bloc ! Cela change, en effet, de certains messages homophobes ou sérophobes que je reçois encore trop régulièrement ! Et oui, les hommes politiques ont aussi besoin de se sentir appréciés… ou au moins de ne pas être détestés pour ce qu’ils sont !
    Force est pour moi de constater que cet assaut d’amitié inhabituel par son côté massif est sûrement amplifié par ce blog que depuis quelques semaines, je remplis pour vous dire, sans tabous, mes sentiments sur les primaires à Paris, sur la politique, sur mes combats collectifs ou plus personnellement pour vous faire part des difficultés de vivre avec le sida. Ce mode d’échange interactif semble conquérir de plus en plus d’entre nous. Une autre façon de communiquer plus humaine et sincère que vont devoir prendre ne compte les hommes politiques. Alain Juppé [ma photo] nous a montré le chemin et son blog est devenu une incontestable référence. Malgré la froideur de l’écran d’ordinateur, qui en bloque plus d’un, le blog de Juppé - www.al1jup.com - donne une dimension chaleureuse à l’ancien Premier ministre qui ne craint pas de libérer ses sentiments, notamment lorsqu’il évoque sa visite à l’hôpital de la lumineuse Sœur Emmanuelle ou quand il condamne, sans langue de bois, les empressements de Villepin à pousser Raf, encore Premier ministre, vers la porte de sortie en pleine campagne référendaire.
    Outre la nécessité impérieuse d’y passer du temps – je le reconnais, ce n’est pas simple ! - et de ne surtout pas déléguer cette tâche à un collaborateur, les responsables politiques ont une occasion unique de dialoguer - en permanence et sans filtre - avec leurs électeurs ou même leurs opposants. Un moyen de garder contact avec la réalité et de mieux comprendre les mouvements d’humeur ou de colère des Français d’autant que l’anonymat d’Internet permet une vraie libération de la parole… à condition évidemment que l’insulte ne prévaut pas et ne surpasse le dialogue franc mais nécessairement respectueux des personnes !
    Alors qu’une nouvelle année s’ajoute à mes nombreux étés, parmi vos mots, je retiens trois citations que je vous confie. Celle de Georges Clemenceau d’abord : « Quand on est jeune, c’est pour la vie », celle d’Alphonse Allais : « Impossible de vous dire mon âge, il change tout le temps. » et cette autre, plus légère, de Coco Chanel : « Personne n’est jeune après 40 ans, mais on peut être irrésistible à tout âge. »
    Dernière chose sur cette journée du 30 juin, je suis allé voir la comédie musicale Mama Mia au Palais des Congrès. Certes, je l’avais déjà vu à Las Vegas et à Londres mais je n’arrive pas à me lasser de ce show enlevé qui met en scène les chansons du groupe mythique et kitchissime ABBA. Ce fut, une fois de plus, grandiose avec cependant un bémol. Le palais des Congrès n’est vraiment pas conçu pour cette grande messe du disco. Les artistes ont dû en faire des tonnes pour réchauffer cette trop grande salle froide plus appropriée aux grandes messes du MEDEF ou aux Assemblées générales d’actionnaires ! Certes, nous avons bien des salles de concerts à Paris : de l’Olympia, au Zénith en passant par Bercy ou le Palais des Sports, mais l’on sent bien qu’il manque toujours à Paris une grande salle de spectacle chaleureuse, populaire et festive !

  • Dompter ce virus affamé de vies

    En lançant ce blog, je vous avais assuré que je ne vous cacherai rien sur mon état de santé. En effet, je ne peux être un militant de la lutte contre le sida sincère et efficace, si je ne vous dis pas les difficultés de vivre avec ce virus, si je vous cache ma réalité quotidienne. Pour éviter cette indifférence et cette inconséquence qui caractérisent beaucoup d’entre nous face à cette maladie banalisée alors qu’elle reste obstinément mortelle !
    Tôt ce matin, avant de partir à Vigneux, j’ai donc rencontré, à l’hôpital Saint-Louis, le professeur Willy Rozenbaum pour connaître les résultats de mes dernières analyses. Pas simple de changer d’hôpital : c’est le 4e en 20 ans après Saint-Antoine, Rothschild, et Tenon. Il faut donc refaire les dossiers, se familiariser avec un nouvel environnement, retrouver ses marques. Obligations nécessaires si je veux suivre mon médecin qui a donc changé 3 fois d’hôpital ces dernières années. Mais quand on est bien soigné, il faut accepter ces adaptations nécessaires.
    Impossible de dire à quelqu’un qui n’a jamais eu d’affection de longue durée - comme on dit pudiquement - l’inquiétude qui vous prend dès la veille du rendez-vous avec le médecin chargé de vous dire vos résultats. Difficile de dormir la nuit qui précède, angoisses même vingt ans après. Certes, toutes ces années m’ont permis d’apprivoiser mes inquiétudes tant je semble dompter ce virus [ma photo] affamé de vies qui n’arrive pas à me détruire et à me faire la peau. Mais l’appréhension reste la même, comme ce trac incontrôlable qui m’envahit toujours avant de faire une grande émission de télévision.
    Ce mercredi matin est fidèle à tous ces jours de résultat.
    Et comme à chaque consultation, les résultats tombent les uns après les autres : la dure réalité des chiffres. Inhumain !
    Rassurez-vous, chers bloggers, je ne vous énumérerai pas les 50 résultats qui m’ont été donnés : juste les plus significatifs. Mes lymphocytes T4 – obsession de beaucoup de malades – sont stables à 433/mm3, mais ma charge virale reste détectable à 193, un chiffre faible. Mais que j’aimerai, un jour, avoir une charge indétectable ! Juste pour le plaisir de vous le dire.
    Par contre, les effets secondaires de mes traitements se font de plus en plus ressentir : ma glycémie à jeun est de 7,93 mmol/l alors qu’elle devrait se situer entre 3,88 et 5,83. Et mes triglycérides explosent à 5,89 mmol/l alors qu’ils devraient se situer entre 0,34 et 1,48 mmol/l. Dans mon profil enzymatique bilio-pancréatique : lipase : 96U/l37° (normal : inf à 60) et amylase : 113U/l37° (normal : inf à 100).
    Voilà, je vous donne brut ces chiffres comme je les reçois.
    Je l’avais dit, je le fais !
    Heureusement et pour terminer sur une note optimiste, demain c’est mon anniversaire : l'avenir dure toujours !
    Amitiés.

  • Organiser une séance de questions des Parisiens avant le conseil de Paris

    Longue réunion de l’équipe de campagne de Paris Autrement ce lundi soir. Outre réfléchir à la meilleure stratégie pour persuader les élus de parrainer ma candidature, nous avons longuement discuté du programme que nous avons présenté, il y a déjà dix jours, lors d’une conférence de presse et au cours de l’apéro improvisé du Pont des Arts.
    Nous sommes revenus sur nos propositions de démocratie locale [voir mon long commentaire Paris Autrement] et notamment ma proposition d’organiser avant chaque conseil de Paris une séance de questions ouvertes aux Parisiens sur tirage au sort. Cette idée que j’ai rapportée de mon dernier voyage au Québec n’a pas suscité jusqu’à ce jour de réactions. Nous avons décidé de la relancer pour connaître l’opinion des bloggers et des Parisiens.
    Il s’agirait en effet de permettre aux Parisiens - comme cela existe à Montréal - de poser, tous les mois, une question d’intérêt local au Maire mais aussi à n’importe quel élu, même issu de l’opposition municipale. Ces séances de questions seraient retransmises sur le site Internet de la ville, mais aussi sur la télé locale que nous proposons de créer à Paris.
    Combinée avec l’organisation de deux référendums locaux pendant la mandature - dont l’un à l’initiative de l’opposition -, cette séance de questions permettrait ainsi aux Parisiens d’être mieux entendus et aux élus de mieux appréhender les attentes de nos concitoyens. D’un coût nul, cet exercice démocratique redonnerait un intérêt réel aux séances du conseil de Paris qui se déroulent - trop souvent et malheureusement ! - dans l’indifférence des Parisiennes et des Parisiens. A vous de nous donner votre avis pour savoir si nous devons garder cette proposition !
    Petit moment de solidarité enfin : AIDES [www.aides.org]a lancé pour cet été, avec la société Diamspower, une série de bracelets de toutes les couleurs [ma photo]. Cet été, comme le propose AIDES, affichez votre solidarité à la lutte contre le sida en portant ce bracelet. Il vous en coûtera 5 € dont 1 € ira à l’association AIDES. En ce qui me concerne - ainsi que de nombreux membres d’Aujourd’hui, Autrement -, je le porte déjà au poignet. Le mien est bleu !
    Solidairement.

  • A lire dans Zurban et France Soir

    Dans le Zurban, sorti la semaine dernière, il y a une interview [page 21] dans laquelle j'évoque notamment les primaires à Paris. Juste une précision, il y a une mauvaise interprétation, je n'ai jamais dit que Françoise de Panafieu, Pierre Lellouche, Jean Tibéri me méprisaient... Globalement, le dossier consacré au lobby y est très bien traité.
    Vous pouvez aussi retrouver ma Lettre à Paris sous le titre Merci Paris dans France Soir [page 31].
    Bonne lecture.