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  • Etre à l’écoute des 500.000 manifestants de la Marche des Fiertés

    Pas une minute depuis mercredi pour écrire sur ce blog et continuer notre dialogue interactif ! Entre la mairie de Vigneux, la session du conseil régional, l’installation de la haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité par le président Chirac et à laquelle je suis allé avec l’ancienne ministre Nicole Guedj, je n’ai pas arrêté. Pas beaucoup de sommeil d’autant que la chaleur me fragilise : je n’ai pas des défenses immunitaires parfaites…
    L’approche de la Marche des fiertés m’a aussi conduit à différentes manifestations comme le cocktail de l’association Basiliade qui fait un travail remarquable auprès des personnes touchées par le VIH ou le lancement du comité des parrains du futur centre gai et les bien qui devrait enfin ouvrir en 2006, sans oublier le dîner spectacle Artishow qui fêtait sa 1000e représentations et ses 20.000 spectateurs et auquel j’ai assisté avec Philippe Lohéac. Un show de transformistes particulièrement réussi et que je vous conseille [www.artishowlive.com ]
    Après un vendredi soir où mes amis m’ont fêté un peu en avance mon anniversaire – merci notamment à Marie Humbert, Roxane Decorte, Philippe Lohéac, Manu, Fred, Chantal, Arnaud, JB et bien d’autres mais aussi Bertrand Delanoë pour son beau cadeau -, j’ai donc assisté dans le carré de tête à la Marche des fiertés LGBT avec une délégation d’Aujourd’hui, Autrement et Roxane Decorte.
    Vous imaginez que je me réjouis de l’immense succès populaire de la Marche [ voir la photo], mais je regrette sincèrement que les responsables de la droite et du centre n’aient pas été suffisamment nombreux au rendez-vous de cette marche pour l’égalité. Même s’il est vrai qu’Aujourd’hui, Autrement est le seul mouvement de la majorité à soutenir les revendications d’égalité des LGBT, je pense que la présence de chacun y est importante, car l’homosexualité ne peut être réduite à un seul camp politique : elle est simplement humaine ! De plus, je reste convaincu de l’importance des Gays Pride qui sont, outre un moment de fête, de joie, et de convivialité, un temps de mobilisation contre l’homophobie et l’occasion de soutenir les revendications d’égalité que portent les militants homosexuels. D’ailleurs, je suis heureux de constater qu’une majorité d’entre vous estiment, comme moi, que cette manifestation n’est pas dépassée, car vous avez été 54,64% à me suivre par vos votes suite au duel de VSD qui m’opposait à Paul-Marie Couteaux [résultats sur le site de VSD].
    Je suis aussi et forcément reconnaissant aux organisateurs de la Gay Pride d’avoir organisé 3 minutes de silence des 500.000 participants en hommage aux morts et aux personnes vivant avec le sida. Je ne peux oublier, en ma qualité de président de Sida, grande cause nationale 2005, qu’un gay sur 10 est séropositif - 1 sur 5 à Paris - et qu’il faut aujourd’hui favoriser une réelle re-mobilisation des associations, mais aussi et surtout des pouvoirs publics qui doivent redonner un nouvel élan à la lutte contre le sida.
    Ce long moment de silence était intense et beaucoup d’émotions remontaient : je pensais à tous mes amis emportés par ce terrible fléau et notamment mon très cher Hubert, l’amour d’une vie. Mais, je ne pouvais, dans le même temps, m’empêcher de songer que j’avais une chance inouïe d’avoir survécu… déjà 20 ans ! Mes interventions dans les JT de samedi soir à 20 heures – TF1, LCI, ITV/Canal Plus – ont, à ma grande joie repris mon message de mobilisation contre le sida. Tant mieux, car le sida se soigne aussi par la politique !
    Ce dimanche, avec le recul, j’estime que le gouvernement doit enfin entendre les revendications de cette manifestation, qui est devenue - le saviez-vous ? - la plus grande manifestation annuelle en France, en améliorant rapidement le PaCS - comme le gouvernement Raffarin s’y était engagé -, mais aussi en avançant sur l’homoparentalité et l’extension du mariage aux conjoints de même sexe. Bien sûr, j’ai bien conscience que tout cela nécessite encore un long travail d’explications que j’ai, pour ma part, entrepris depuis longtemps, mais que je continuerai avec encore plus d’optimisme : dans quelques jours l’Espagne, qui a vu naître mon père, adoptera définitivement le mariage homo.
    Bon début d’été !

  • Retrouvez-moi sur Europe 1 chez Dechavanne ce jeudi 23 juin à 16h05

    Journée essentiellement consacrée, à Vigneux-sur-Seine, à préparer l’été en cas de canicule. Et dès aujourd’hui, nous avons profité de ces premières chaleurs pour tester en live notre dispositif. Force est de constater que, déjà, de nombreux seniors souffrent. Espérons que la fraîcheur va revenir et surtout qu’au-delà des institutions, chacun d’entre nous va s’occuper des seniors qui nous entourent : parents, famille, voisins.
    J’ai esquissé hier les raisons et les premières propositions de ma candidature pour un Paris Autrement.
    Nos propositions seront, je le répète, développées, tout au long de l’été, sur ce blog. Chaque semaine, un thème différent y sera abordé.
    J’irai, bien sûr, sur le terrain mais pas sur le mode Jean-Luc dans le métro, Jean-Luc à l’hôpital, Jean-Luc chez le boulanger, Jean-Luc rencontre les associations. Je vis dans Paris, j’y prends les transports en commun, je vais à l’hôpital tous les mois, je fais mes courses et je suis militant associatif.
    Bien sûr, je rencontrerai les forces vives de la capitale mais pour échanger, pour faire évoluer nos propositions, pour trouver encore des voies nouvelles.
    Nous aimons Paris, j’aime Paris.
    Nous tenterons de faire une campagne digne de cette ville d’exception et je sais, tant notre motivation est grande, que nous y parviendrons.
    En attendant, vous pouvez me retrouver ce soir sur Match TV dans l’émission de Jean-Marc Morandini Ca reste entre nous. J’y parle sans tabou de tout et de ma maladie et reviens sur mon dernier livre Je n’ai jamais connu Amsterdam au printemps.
    Et demain, jeudi 23 juin après le journal de 16 heures, j’interviendrai une dizaine de minutes par téléphone dans l’émission de Christophe Dechavanne sur Europe 1. Si vous écoutez, n’hésitez pas à commenter.
    A très vite.

  • Paris Autrement : les raisons de ma candidature

    Certains me demandent encore – et c’est bien la moindre des choses - les raisons de ma candidature aux primaires pour la désignation du candidat de l’opposition municipale à Paris. Elles sont au nombre de quatre.
    * Pour donner une palette de choix dans cette primaire.
    La pire des choses serait de donner l’impression que les jeux sont faits d’avance comme certains le voudraient tant. Il faut ouvrir le jeu pour donner un vrai choix aux militants.
    * Deuxième raison : il s’agit de tirer les conclusions des changements sociologiques de Paris et des attentes de pluralisme et de transparence des Parisiens.
    La capitale est une ville plus jeune qu’on le pense souvent, notamment chez mes amis de la droite et du centre : il y a plus de personnes appartenant aux catégories actives que dans le reste du pays : 36% des Parisiens ont entre 20 et 39 ans contre 27,4% de la population française dans son ensemble.
    Alors, comment mieux prendre en compte ces évolutions et ces attentes ?
    a) D’abord en renouvelant les générations :
    Philippe Séguin avait la volonté d’injecter un peu de sang neuf dans ses équipes. Malgré sa volonté, trop peu des jeunes militants qu’il a mis en selle ont résisté à la bérézina électorale.
    Il nous faut, cette fois-ci, renouveler en partie nos élus. Sans faire de jeunisme, il s’agit d’éviter les renouvellements de baux emphytéotiques à certains élus qui n’ont qu’un mérite : hanter les antichambres des décideurs politiques. A Aujourd’hui, Autrement, nous nous y attachons d’autant que plus de 50 % de nos troupes ont moins de 30 ans.
    b) Ensuite, il faut faire plus confiance aux femmes.
    La loi sur la parité oblige à constituer des listes paritaires. Elle n’oblige malheureusement pas à des exécutifs à égalité hommes/femmes.
    Dans une ville où 53% des Parisiens sont des Parisiennes, nous avons l’obligation d’une parité totale. Des élus, mais aussi des responsables. C’est un engagement fort que je prends. C’est le nôtre et j’essaierai, durant cette primaire, de l’imposer aux autres candidats.
    c) Il nous faut instaurer des nouvelles pratiques politiques et institutionnelles à Paris.
    Pour ne pas être suspecté de gérer la ville dans le sens de nos intérêts personnels et patrimoniaux, il semble important d’ériger un corps de règles à respecter absolument.
    Je propose ainsi de voter un code de déontologie, comme cela existe à Québec, qui définit les règles d’éthique que doivent suivre élus et fonctionnaires.
    Outre ces règles, il s’agit de s’engager, puisque la loi ne nous y oblige pas, à exercer un mandat unique, à ne pas cumuler mandat de maire, d’adjoint de Paris et activité professionnelle, de limiter le nombre d’adjoints à 20, mais aussi de donner une autonomie financière aux arrondissements et de valoriser cette force vive constituée par les 517 conseillers d’arrondissement.
    Parmi ces règles enfin, mieux associer tous les Parisiens durant le mandat. Faire de notre capitale un laboratoire participatif est une exigence pour qui veut faire de la politique autrement : il s’agit notamment d’organiser une séance de questions des Parisiens avant le conseil comme cela se pratique à Montréal et de mettre en oeuvre au moins deux référendum locaux par mandature.
    * Troisièmement, il s’agit de se réconcilier avec celles et ceux que la droite a trop souvent méprisés ou négligés.
    Nous ne gagnerons pas en opposant les Parisiens entre eux, mais en les rassemblant. En 2001, certains n’avaient pas perçu à quel point les gays avaient été blessés par les débats sur le PaCS.
    Nous en avons payé le prix fort.
    Il serait d’ailleurs judicieux que la droite soit à l’origine d’un grand centre gay et lesbien tel qu’il existe dans toutes les capitales et qui nous fait encore défaut ici, à Paris.
    Aujourd’hui, si nous n’y prenons pas garde, nous subirons le même revers de la part des jeunes et des bobos.
    De grâce, ne passons pas de l’homophobie à la bobophobie !
    Nous essaierons, en ce qui nous concerne, de ne pas négliger cette fois-ci ces membres du corps social qui ont droit aux mêmes attentions que les autres !
    * Ultime raison de ma candidature, je souhaite ouvrir des voies nouvelles pour un Paris, Autrement.
    Pour Aujourd’hui, Autrement, il ne s’agit pas, à ce moment de la primaire, d’offrir un programme clé en mains, mais de mettre dans le débat des proposions à même de susciter l’intérêt voire même la controverse chez les Parisiens.
    Sans faire un catalogue à la Prévert, je vais, chaque semaine jusqu’en septembre vous décliner ces pistes.
    J’espère que vous serez nombreux à me donner votre avis.
    En attendant belle fête de la musique !

  • Des voies nouvelles pour donner espoir à ceux qui souffrent

    Cette première journée de collectes des signatures pour la primaire de l’UMP aura été consacrée… au sida.
    Ce matin, j’ai participé à la réunion qu’a organisé Xavier Bertrand, le ministre de la Santé, avec les associations de lutte contre le sida. Une première. Jamais un ministre n’avait réuni aussi rapidement après sa nomination tous les acteurs de ce combat pour la vie. Signe prometteur !
    J’avais prévenu le ministre que l’exercice ne serait pas facile tant l’exaspération légitime des associations est forte, mais ce fut plus soft. En adoptant un profil modeste, en écoutant et en rappelant qu’il a l’habitude de tenir ses engagements, il a mis le doute dans les têtes des militants remontés que nous sommes. Beaucoup d’entre eux semblent lui donner le bénéfice du doute et ils ont raison. On pourra de toute manière faire le bilan de l'action de Xavier Bertrand à la fin de cette année de cause nationale.
    Je lui ai, pour ma part, rappelé les inquiétudes des associations dues aux baisses de crédit sur le terrain – au niveau national, les crédits sont constants avec 38,7 millions d’€ consacrés à la prévention du VIH, 461 millions d’€ pour la prise en charge hospitalière et 473 millions pour les antirétroviraux -, rappelé la désorganisation que crée la décentralisation pour les CDAG. J’ai bien sûr mis l’accent sur le traitement inégal des étrangers touchés par le VIH dans les préfectures, sur le nouvel élan à donner à la politique de réduction des risques chez les toxicomanes et enfin alerté sur les discriminations que subissent les personnes séropositives insistant que l’interdiction de fait qui leur est imposée de contracter des prêts.
    Pour le déjeuner, le sida a encore été au menu, puisque j’ai déjeuné avec Line Renaud [photo]. Nous avons réfléchi aux moyens de remobiliser les Français autour du sida. Incontestablement réconfortant de voir Line continuer, après 20 ans de lutte, à imaginer des voies nouvelles pour donner un peu d’espoir à ceux qui souffrent !
    Fin de journée plus ludique avec l’avant première du spectacle de Tonya au 3e lieu
    Heureux d’y retrouver à cette occasion mon ami Vincent Mc Doom qui m’a affirmé publiquement son soutien à ma candidature à Paris :
    cela va faire plaisir à certains de mes amis UMP !
    Un spectacle que je vous recommande, même si je ne l’ai pas assez bien défendu à un journaliste de Canal Plus qui m’a surpris en m’interviewant alors que je sortais à peine de la salle. Allez-y vite, car cela s’arrête déjà et malheureusement le 24 juin.
    A très vite.

  • Les primaires pour Paris, c’est parti !

    Depuis ce lundi matin, les élus et les militants peuvent envoyer leur parrainage à l’UMP pour les primaires qui désigneront le candidat de l’opposition municipale à la mairie de Paris..
    La droite et le centre n’ont pas su, ces dernières années, donner le nouvel élan que tant de Parisiennes et de Parisiens attendent. Ils n’ont pas su - et pour certains pas voulu - comprendre l’évolution de cette ville, sentir son pouls rythmé, comprendre sa soif de modernité, d’ouverture sur les autres et de tolérance.
    Nicolas Sarkozy [ma photo] a souhaité à juste titre reconstruire une opposition à Paris, une opposition constructive et porteuse d’espérances, une opposition qui croit de nouveau en sa capacité à rassembler les Parisiennes et les Parisiens autour d’un projet ambitieux et exaltant.
    Pour y parvenir, il a lancé cette primaire à laquelle avec le soutien d’Aujourd’hui, Autrement, parti politique associé au Parti Radical d’André Rossinot, j’ai décidé de concourir. Si je me félicite de cette organisation démocratique, je souhaite encore comme je l’ai dit, lors de ma conférence de presse jeudi dernier, qu’elle soit améliorée de deux manières.

    - Je suggère de supprimer l’exigence de parrainages. Elle met les élus parisiens dans une situation inégale et semble peu compatible avec une volonté d’ouvrir le jeu à Paris. De grâce, n’ayons pas peur de la démocratie !
    - Il faut ensuite élargir cette primaire. Quelle dynamique extraordinaire sortirait d’une primaire ouverte à tous les candidats de droite et du centre ! Je suis persuadé que si tous les candidats actuels le demandent à Nicolas Sarkozy, ce dernier, et lui seul, a la capacité de persuader d’autres candidats, notamment Bernard Debré, de participer à cette compétition dès qu’elle devient loyale.
    Il n’est pas trop tard pour revoir les conditions de la primaire…
    Quoi qu’il arrive, je me lance donc dans cette compétition pour définir un Paris Autrement.
    J’espère d’ailleurs que certains medias vont prendre enfin cette candidature en compte, car ce week-end, j’ai eu 2 mauvaises surprises – j’ai pas de chance avec la presse cette fin de semaine. Dans le Figaro, le chapeau de l’interview de Claude Goasguen indique que je ne participe pas à la primaire (sic) ! Quant au Parisien de samedi, dans la rubrique Couloirs, on présente 4 candidats pour Paris, oubliant ma candidature.
    Soit je gène les biens pensants, soit les journalistes politiques ont besoin de revoir leurs fiches…
    En ce qui me concerne, chaque semaine jusqu’en septembre, je vous détaillerai les propositions que nous avons élaborées avec les équipes d’Aujourd’hui, Autrement. Vous pourrez par vos critiques, vos suggestions, nous aider à améliorer notre projet pour un Paris Autrement.
    Oui, vraiment, les primaires pour Paris, c’est parti.
    Bonne semaine.