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  • « Plus grand que le ciel » : Quand le deuil devient le terreau de l'espoir

    « Plus grand que le ciel » de Virginie Grimaldi se dévore d’une traite. Comme à son habitude, l’autrice nous embarque dans une histoire où l’émotion affleure à chaque page, sans jamais tomber dans le mélo.
    Nous y suivons Elsa et Vincent, deux écorchés vifs qui se croisent chaque semaine dans la salle d’attente de leur psy. À priori, tout les oppose : Elsa évolue dans l'univers du funéraire, tandis que Vincent est un écrivain en pleine ascension. Leurs brèves interactions sont loin d'être idylliques ; Elsa est d'ailleurs particulièrement agacée par ce voisin de fauteuil. Pourtant, une tempête va forcer le destin et les rapprocher le temps d'une nuit. Mais est-ce vraiment le bon moment pour s'aimer quand on est encore si fragile ?
    Sans dévoiler les rouages de l'intrigue, le cœur du roman réside dans ce point commun qui les lie malgré eux : un deuil qui semble insurmontable. Elsa pleure son père, Vincent pleure son grand amour.
    Ce qui rend cette lecture si savoureuse, c'est le talent de Grimaldi pour saupoudrer cette tristesse d'un humour irrésistible. Les dialogues piquants et le regard décalé qu'elle porte sur les petits travers de la vie permettent de respirer au milieu de la mélancolie.
    À travers cette plume sensible, l’autrice nous démontre une fois de plus que, paradoxalement, la mort peut redevenir le point de départ de la vie. En refermant ce livre, on ne se sent pas triste ; on est envahi par un profond sentiment de paix et, surtout, par un immense espoir. Une lecture qui fait du bien à l'âme.

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