Je continue à ne rien cacher de mon état de santé, car mon dimanche n’a pas été à la hauteur de mes espérances… Pour une fois que je pensais être tranquille pour préparer ma semaine avec sérénité et répondre à une longue interview que m’a adressée le journal québécois Le Point… Et dire, que certains pensent que vivre avec le sida est une sinécure, qu’il suffit d’avaler 2 ou 3 aspirines pour aller mieux. Pour aller bien !
J’avais une mine si blafarde lundi que Bertrand Delanoë l'a su ! Il m’a simplement – comme si souvent – appelé pour prendre de mes nouvelles, juste avant de s’envoler pour la Chine cet après-midi. Touchante attention.
Hormis cela, début de semaine chargé à Vigneux-sur-Seine où l’approche de l’été oblige, le directeur des solidarités que j’y suis, à prévoir de nombreuses hypothèses, notamment une nouvelle canicule.
Enfin, et bien sûr, aujourd’hui, j’ai suivi, à la télévision, la déclaration de politique générale du nouveau Premier ministre, Dominique de Villepin. Un discours volontaire et ambitieux pour l’emploi.
Les mesures concrètes annoncées pour lutter contre le chômage et redonner confiance aux Françaises et aux Français vont dans le bon sens. Pragmatisme, absence de tabou, priorité absolue caractérisent ces dispositifs. Egalement, j’ai apprécié la volonté de Dominique de Villepin de lutter contre les inégalités sociales pour rétablir le contrat social qui existe entre la France et les Français – on nous le promet depuis la belle campagne de 1995 !!!
Je m’interroge néanmoins sur les moyens qui seront mobilisés pour financer ces mesures, en dehors de la suppression de la baisse annoncée de l’impôt sur le revenu, mesure aujourd’hui indispensable.
Outre que le recours aux ordonnances m’apparaît inutile pour un gouvernement qui a quand même une solide majorité au Parlement, je regrette que le Premier ministre n’ait pas indiqué précisément les mesures précises qu’il prendra en matière de lutte contre les discriminations - et singulièrement de lutte contre l’homophobie, seule discrimination qu’il n’ait pas citée - qui minent notre pacte républicain.
Egalement, en ma qualité de président du collectif « Sida, grande cause nationale 2005 » et d’Elus Locaux Contre le Sida, je déplore que rien n’ait été annoncé pour lutter contre cette pandémie qui, en France comme dans l’ensemble du monde, cause de terribles ravages.
Le Premier ministre nous a demandé 100 jours. Il ne s’agit donc pas de faire, dès à présent, des procès d’intentions.
Mais après les discours, maintenant les actes !
Je vous souhaite à toutes et à tous une belle fin de semaine.