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Mon édito dans Le Journal de l'ADMD (148)

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Le début de cette année a été marqué par l’affaire dite des médecins de SeineMaritime, deux médecins mis en examen pour avoir aidé des patients à mourir à domicile, dans le cadre d’une sédation et avec du midazolam, produit réservé aux pharmacies hospitalières. Rappelons que ces deux médecins ont déclaré ne pas pratiquer d’euthanasies et souhaitaient uniquement soulager les douleurs de leurs patients. Après l’émoi provoqué dans la population et, notamment, chez beaucoup de soignants, la Haute Autorité de Santé, le 11 février dernier, a recommandé à la ministre de la santé – qui a indiqué y être favorable – de faciliter l’accès au midazolam pour les médecins libéraux. Mais voilà… Ne nous y trompons pas. La sédation, qu’elle soit pratiquée à l’hôpital ou à domicile, reste toujours aussi cruelle, aussi hypocrite et aussi longue. Certes, souffrir à domicile est peut-être plus doux que souffrir à l’hôpital. Mais la souffrance reste aussi intense, pour le patient d’abord – et aucune étude ne prouve qu’une personne sédatée en fin de vie ne souffre pas – mais aussi pour les proches qui voient le corps de l’être aimé se flétrir jour après jour, par la faim et par la soif, jusqu’à ce qu’une insuffisance rénale aigüe vienne l’emporter après plusieurs jours voire plusieurs semaines d’horreur. L’ADMD milite depuis 1980 pour qu’une loi de liberté permette à chacun de choisir les conditions de sa propre fin de vie, et notamment puisse bénéficier, s’il le souhaite, d’une aide active à mourir, avec administration d’un produit létal, afin que la mort intervienne presque immédiatement, sans souffrance, dans l’apaisement… Nous poursuivrons notre combat en ce sens. *** De manière plus terre-à-terre, la période qui s’ouvre marque deux départs. Priorité à l’Humain… Depuis le 1er novembre 2000, Thanh Ton-That travaille à l’ADMD; il prendra sa retraite, amplement méritée, le 31 mars prochain. Il est peu connu de nos adhérents, mais il joue pourtant un rôle essentiel dans notre structure: il est celui qui gère le fichier d’adhérents de l’ADMD, notre plus grande richesse. Les procédures se sont automatisées, certes, les moyens informatiques se sont perfectionnés, mais il est toujours celui qui sait et qui permet… En toute discrétion. Il manquera à l’ADMD et nous regretterons sa grande compétence. Le Matériel, ensuite… Après presque 19 années passées rue de Chabrol, les locaux de l’ADMD regagnent la rue Lafayette qu’elle avait quittée en juillet 2001, passant du numéro 103 (dans la rue) au numéro 130. Presque un retour à ses amours de jeunesse, pour une association qui fête cette année ses quarante ans d’existence et de militantisme en faveur de la liberté. Vous trouverez plus d’informations sur cette actualité à la page 7 de ce Journal. 
Jean-Luc Romero-Michel, président bénévole,
délégué pour les 12e & 13e arrdts de Paris
@JeanLucRomero

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