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Mon discours à Chrétiens et sida

Certains d'entre vous m'ont demandé l'intervention que j'ai faite le 2 juin dernier à l'assemblée générale de Chrétiens et sida. Bien que j'avais préparé un discours, j'ai préféré sortir de mon texte. C'est la raison pour laquelle, je n'avais pas jugé utile de vous rendre compte de mon intervention.4fa313ffc8a5efa4c87b1e9807318376.jpg
Devant l'intérêt que suscite cette association, je vous reproduis mon discours qui s'il n'a pas été lu dans son intégralité résume bien mes longs échanges avec les adhérents de cette association importante et utile.
A noter, la parution d'un livre passionant "les Chrétiens et la sexualité au temps du sida" écrit à trois mains à partir d'un colloque par Lytta Basset, pasteure suisse, le sociologue Eric Fassin et l'ancien Maître de l'ordre des Dominicains Timothy Radcliffe.

 

Discours de Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida
Journées nationales de Chrétiens et Sida
02 juin 2007

Mesdames, Messieurs,
Mes chers amis,

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je souhaite remercier très sincèrement les organisateurs de m’avoir invité. Je suis persuadé que nos échanges seront riches et nous permettront à tous d’avancer dans ce difficile combat qu’est la lutte contre le sida.

Le temps qui m’est imparti est assez long mais, nous le savons bien, nous en manquons toujours à la fin ! Aussi, vu que je souhaite privilégier la discussion et les échanges, je vais simplement vous présenter en quelques minutes l’association Eus Locaux Contre le Sida, association dont je suis le président depuis sa création en 1995.

Première question qui vient de suite à l’esprit : le sida étant à première vue de la responsabilité de l’Etat, des personnels soignants et de la société civile, pourquoi créer Elus Locaux Contre le Sida en 1995 ? En fait, au début des années 90, les élus locaux étaient totalement absents de la lutte contre le sida, que ce soit en matière de prévention ou d’aide aux malades. Les pouvoirs publics avaient mis en place des politiques de lutte contre le sida, - soyons honnêtes assez timides … - mais sur le terrain, les élus locaux étaient aux abonnées absents. Pourtant avec 550.000 élus, nous disposions d’une réserve énorme d’acteurs de cette lutte, présents sur l’ensemble du territoire national, alors que le monde associatif ne pouvait, faute de moyens, couvrir la totalité du territoire. Il fallait donc les mobiliser.

En 1995, comme aujourd’hui, la lutte contre le sida est de la compétence de l’Etat mais ce n’est pas une compétence exclusive qui interdirait aux collectivités locales de se préoccuper de la lutte contre le sida. Au contraire ! Les initiatives des élus locaux ne doivent pas être uniquement circonscrites dans les limites posées par les textes mais elles doivent être guidées par des valeurs de générosité et d’humanisme et par un réel volontarisme politique. L’élu, parce qu’il est au contact chaque jour avec la population, parce qu’il est en « première ligne », parce qu’il a une vraie capacité d’écoute, a une véritable légitimité à intervenir en matière de lutte contre le sida.
A ELCS, nous oeuvrons pour que cette légitimité soit perçue comme une responsabilité et un devoir par les 550.000 élus locaux. Aujourd’hui, plus de 13.000 élus de toutes tendances, dont une centaine de parlementaires français ont signé le manifeste ELCS qui crée une obligation morale et de résultat les engageant à se mobiliser pour la prévention du sida et l’aide aux malades. 13.000 c’est beaucoup et c’est peu à la fois. Comme vous le voyez, il nous reste beaucoup à faire !

Alors concrètement que fait Elus Locaux Contre le Sida pour informer et mobiliser les élus locaux en tant qu’acteurs essentiels de la lutte contre le sida ?
ELCS organise des dizaines de réunions départementales réunissant les associations, les personnels médicaux, les institutionnels (DDASS, CPAM …) et les élus locaux. Ces réunions, outre qu’elle servent quelques fois à résoudre des situations de blocage ou de conflit, permettent aux élus de se rendre compte de leur rôle dans ce combat, rôle que bien souvent on ne leur a pas expliqué ; il est clair qu’un élu peut faire beaucoup dans la lute contre le sida. Quelques exemples sans être exhaustif: il peut mettre en place des campagnes d’information, participer à la politique de prévention par la mise à disposition gratuite de préservatifs masculins et féminins et favoriser la réduction des risques chez les toxicomanes. En sa qualité d’employeur public, il peut accentuer et généraliser la formation des personnels municipaux à la maladie. Il a aussi un rôle important à jouer dans la lutte contre la précarité chez les migrants et la réinsertion des personnes touchées, par exemple en soutenant l’ouverture d’appartements de coordination thérapeutique ou en développant des formations spécifiques pour les malades qui souhaitent reprendre un travail. De même, il peut décider de s’engager dans l’aide internationale par le biais la coopération internationale décentralisée… De multiples pistes de réflexion et d’action lui sont quotidiennement offertes.

A ce propos, afin de proposer des initiatives nouvelles de terrain, ELCS est amené à se rendre à l’étranger – en Belgique ou en Suisse par exemple – pour voir ce qui se fait chez nos voisins européens et les initiatives qui marchent; un exemple : la réduction des risques à Genève : bel exemple d’une collaboration réussie entre monde politique et associatif.

Outre ce bruit de fond indispensable mais difficilement quantifiable, ELCS se mobilise sur des dossiers de fond ; laissez moi vous en donner trois exemples, sans les développer de trop, peut-être souhaiterez vous avoir de plus amples précisions dans la discussion à venir : l’interdiction faite aux homosexuels de donner leur sang, l’assurabilité des personnes touchées par le VIH et les restrictions à la liberté de circulation des séropositifs dans le monde.

Tout d’abord, l’interdiction opposée aux homosexuels de donner leur sang. Un petit rappel de la procédure: le don du sang n’est pas un droit mais un acte civique, un acte de solidarité et de partage. Afin de garantir un produit sain, le don du sang est précédé d’un double questionnaire médical qui permet d’exclure certains donneurs. Or, lors de cette formalité, le fait de mentionner son homosexualité justifiait une exclusion définitive et systématique de la collecte de sang au seul motif de son orientation sexuelle, même si la personne n’avait jamais eu de conduites sexuelles à risques et de relations non protégées ! Situation totalement discriminatoire car un hétérosexuel qui aurait des conduites à risques aurait été lui écarté mais seulement de manière provisoire…. Il me semblait donc beaucoup plus approprié que le concept de « populations à risques », porté par la circulaire de 1983, fondant l’exclusion des homosexuels de la collecte, soit remplacé par celui de « conduites à risques ». La HALDE, que j’ai saisie le 3 mai 2005, me donnait raison dans sa délibération rendue le 6 février 2006 et, fort de cette position officielle, j’avais saisi Xavier Bertrand, alors ministre de la santé, qui a mis en place une concertation entre l’Etablissement français du sang, les agences gouvernementales et les associations. Le résultat de ces réunions a été très positif puisque le 10 juillet 2006, le ministre déclarait que « la contre-indication permanente actuelle visant "les hommes ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes" ne (…) semblait pas satisfaisante, car elle stigmatisait de facto une population et non des pratiques. Elle va donc disparaître ». Concrètement, actuellement, le questionnaire préalable au don du sang a été révisé mais il reste encore à faire parce que les agences gouvernementales freinent fortement pour l’application concrète de ces mesures, c’est le moins que l’on puisse dire !

Second sujet : l’assurabilité des personnes touchées par le VIH/sida. La convention Belorgey, signée en 1991 par les associations de malades et de consommateurs, les professionnels - assureurs et banquiers - et les ministères de la santé et des finances, avait pour but d'améliorer l'accès à une assurance de groupe pour les personnes présentant un « risque aggravé concernant leur état de santé ». Les résultats concrets liés à l’application de cette convention ont été décevants. Afin de trouver une solution à ce problème qui touche 8 millions de Français vivant avec une pathologie de longue durée, j’ai interpellé sur ce sujet le président de la République, le 30 novembre 2005, lors d’une réunion qui portait sur le thème de la prévention chez les jeunes. Le résultat, on le connaît : une nouvelle convention, dite AERAS, pour faciliter l’accès à l’assurance et aux prêts des personnes présentant un risque de santé aggravé. Même si elle n’est pas parfaite, elle constitue une vraie avancée pour une meilleure application du principe d’égalité.

Dernier sujet sur lequel ELCS se mobilise très fortement depuis ces derniers temps : les restrictions à la liberté de circulation des séropositifs dans le monde. Je ne sais pas si vous le saviez, mais dans près de la moitié des états membres de l’ONU, des mesures discriminatoires à l’encontre de la liberté de circulation des personnes séropositives sont appliquées. Dans 13 pays, dont les Etats-Unis et la Russie, les séropositifs sont tout simplement interdits d’entrer sur le territoire national. Dans d’autres pays comme l’Australie, le Canada, la Chine … un test VIH négatif est obligatoire pour séjourner dans le pays au-delà d’un certain temps. Même au sein de l’Union européenne, la Belgique, la Grèce ou l’Autriche appliquent des mesures discriminatoires aux ressortissants hors Union européenne. Ces mesures intolérables n’ont aucun fondement que ce soit des raisons de santé publique - faudrait-il rappeler que le sida est une maladie transmissible mais non contagieuse ? – ou la volonté de contrôler des dépenses de santé. L’ONUSIDA l’a clairement démontré à plusieurs reprises dans des rapports officiels. Alors, comment accepter que plus de 40 millions de personnes soient privées de leur droit élémentaire de libre circulation du seul fait de leur état de santé, du fait qu’elles soient porteurs d’un virus? Comment accepter, par exemple, que les personnes séropositives ne puissent légalement se rendre au siège des Nations-Unies, situé à New-York, donc dans un pays qui refuse l’entrée aux personnes séropositives, alors que l’ONU a pour mission de promouvoir le respect des droits de l’homme au niveau mondial ?
Pour lutter contre cette situation intolérable, ELCS a interpellé et continue d’interpeller de nombreuses autorités nationales, européennes et internationales, en leur demandant de mettre, dans les plus brefs délais, cette question à l’ordre du jour des prochaines conférences européennes et internationales. Les choses progressent doucement mais nous avons déjà quelques avancées qui méritent d’être soulignés, notamment le fait que le président des Etats-Unis ait mandaté deux de ses ministres pour faire évoluer la législation sur les courts séjours. A voir si cela sera suivi d’effets concrets ou pas. De même, les députés européens ont été réceptifs à nos courriers et certains ont posé des questions écrites. Quoiqu’il en soit, je compte œuvrer auprès du nouveau ministre des affaires étrangères pour que cette question soit rapidement à l’ordre du jour des prochaines conférences internationales.

En conclusion je vais m’arrêter un peu de parler d’ELCS pour vous parler de vous, plus exactement pour vous rendre un hommage appuyé et sincère. Tous les membres de l’association font un travail indispensable mais difficile : tout d’abord, parce qu’ils doivent lutter contre les préjugés des gens ; en effet, je ne crois pas me tromper si je vous dis que si l’on prend une personne lambda dans la rue, elle nous dira que l’église ne lutte pas efficacement contre le fléau du sida, notamment par rapport aux positions sur le préservatif.
Or le message de l’Eglise est un message de tolérance et surtout de solidarité, d’entraide, message qui trouve toute sa place dans la lutte contre le sida. Travail difficile également parce qu’il faut vaincre les résistances de l’Eglise à parler de façon efficace et pragmatique de la question du sida, ce qui nécessite de la patience, de la diplomatie et surtout de la conviction.
ELCS et Chrétiens ont bien des points communs, je n’en retiendrai qu’un : la volonté sans failles que la maladie et les préjugés soient combattus sans relâche et de manière toujours plus intense.
Je vous remercie.

 

Commentaires

  • J´ai lu livre et j´ai retenu cette trés belle phrase:mettre un préservatif,n´est-ce pas un geste d´amour envers son prochain?

    en t´accompagnant ce jour-là,j´ai été pleine d´admiration...tenir le discours que tu as tenu après cette éprouvante journée à l´AdMD...chapeau...

    Jacqueline

  • @ Jacqueline :

    Non, pourquoi ?

  • Le préservatif est le révélateur d'une société sécuritaire et méfiante, certainement pas l'expression de l'amour du prochain !

  • Louis, vous n'avez rien compris au préservatif : vous le mettez à l'Index.

    (Comme aurait pu dire André Santini)

  • "Louis, vous n'avez rien compris au préservatif : vous le mettez à l'Index." (Titem)
    Non, j'ai seulement écrit que le préservatif était l'expression d'une société sécuritaire et de méfiante et certainement pas l'expression de l'amour.
    Je ne conteste donc pas la légitimité dans ce cadre là !

  • "Louis, vous n'avez rien compris au préservatif : vous le mettez à l'Index." (Titem)
    Non, j'ai seulement écrit que le préservatif était l'expression d'une société sécuritaire et de méfiante et certainement pas l'expression de l'amour.
    Je ne conteste donc pas la légitimité dans ce cadre là !

  • Et ne pas mettre de préservatif, feindre que l'on est allergique et faire risquer à son partenaire des maladies, c'est une expression de l'amour sans doute ? Ne pas être un adolescent responsable, ne pas s'imposer le port du préservatif et mettre sa copine enceinte, c'est une expression de l'amour ? Parce que vous croyez que mettre un préservatif ce n'est pas une marque d'attention envers le partenaire pour le protéger d'éventuelles MST ?

    Votre foi vous aveugle et vous fait tenir des propos insensés.

  • Dire que l'usage du préservatif n'est pas l'expression de l'amour mais l'expression d'une société sécuritaire et de méfiance ne veut pas dire que son non usage dans ce cadre là est l'expression de l'amour (ne déformez pas mes propos). Je ne conteste pas l'usage du préservatif dans ce cadre là.
    Je pense qu'il faut aller au-delà du préservatif. La question de fond est quel sens donnons-nous aux relations sexuelles ? Quel sens a une relation sexuelle sans amour ? Que signifie une relation sexuelle quand l'autre est une menace potentielle (transmission du Sida) ou quand l'arrivée d'un autre est une menace (donner le vie) ?
    Il s'agit plus une question de sens qu'une question de technique ou de prévention.

  • Vos questions "techniques" ne doivent pas éluder un fait fondamental : le préservatif est le seul outil qui protège à la fois des grossesses indésirées et des maladies transmissibles. On sait très bien ce que pense l'Eglise là-dessus, elle a des siècles de retard.

    Parce que dans la question des relations sexuelles il y aussi : comment faire pour ne pas mettre ma copine enceinte ? Comment me protéger et la protéger avant que nous ayons fait un dépistage ? Là aussi on sait que l'Eglise méprise les sens (sauf lorsqu'il s'agit de souffrir, alors que le plaisir et la douleur sont deux sensations qui mobilisent les mêmes organes).

    Vous voyez le mal partout, le préservatif comme "expression d'une société sécuritaire et de méfiance"... Et bien quand l'on vit avec la menace du SIDA et d'autres MST et bien oui le préservatif s'impose, non pas par manque de confiance envers l'autre, mais parce que je suis un individu responsable, et respectueux envers son partenaire.

  • "l'Eglise méprise les sens"
    Bien au contraire ! Le plaisir des sens est une contribution à l'épanouissement des personnes. Elle situe le plaisir non pas pour lui même pour qu'il au service des personnes !

    "Et bien quand l'on vit avec la menace du SIDA et d'autres MST et bien oui le préservatif s'impose, non pas par manque de confiance envers l'autre, mais parce que je suis un individu responsable, et respectueux envers son partenaire."

    "Le préservatif s'imopose" : c'est bien là le problème.
    Considérer l'autre uniquement comme un partenaire, c'est d'une certaine manière le mépriser. L'autre est d'abord une personne à part entière. L'acte sexuel prend toute sa valeur lorsqu'il se situe dans un engagement de vie et dans une ouverture và la vie. Un acte sexuel qui se renferme sur lui-même est l'expression d'un certain égoïsme...
    Je n'ai plus le temps de développé !

  • Sauf que je ne considère pas un "partenaire" de l'unique point de vue sexuel... Ne tirez pas les conclusions que vous voudriez me faire dire.

    Une relation a-t-elle toujours pour but précis de construire quelque chose de durable ? Dans l'idéal oui, la réalité est différente.

    Oui : l'Eglise méprise les sens. Pas de relation sexuelle s'il n'a pas pour but la procréation. Quand vous parlez d'ouverture à la vie dans le cadre d'une relation sexuelle, l'Eglise entend par là la procréation. On peut très bien s'épanouir dans un couple sans cela, et je récuse même cette idée qui tend à réduire les personnes à leurs organes reproducteurs.

    Pour revenir au débat qui nous intéresse, le préservatif n'est pas l'expression d'une société sécuritaire et méfiante. Mais face à une menace (MST) ou l'éventualité d'une grossesse, au début d'une relation, je me comporte de manière responsable, je me protège et je protège l'autre. C'est aussi une manière de le respecter que de veiller à sa santé.

  • "Oui : l'Eglise méprise les sens."

    FAUX ! L'Eglise ne méprise pas les sens, bien au contraire ! Vous faites preuve d'ignorance !

  • "Une relation a-t-elle toujours pour but précis de construire quelque chose de durable ? Dans l'idéal oui, la réalité est différente."

    De quelle relation parlez-vous ?
    S'il s'agit de la relation sexuelle, non. Elle n'a pas pour but de construire quelque chose de durable. La relation sexuelle a tout son sens dans une relation durable, dans une relation d'amour qui veut durer toujours. La relation sexuelle n'a de sens que si elle est l'expression d'une promesse d'amour (ouverture sur un avneir, ouverture sur la vie).

    S'il s'agit d'une relation amoureuse (sentiment amoureux), non. On ne peut pas construire quelque chose du durable sur un sentiment qui peut être passager et qu'on ne maîtrise pas. Au contraire on ne peut construire quelque chose de durable que sur la volonté d'aimer, la promesse d'amour. (attention, je ne méprise pas les sentiments, je les mets à leur juste place).

    "je récuse même cette idée qui tend à réduire les personnes à leurs organes reproducteurs"
    Tout à fait d'accord !
    je récuse même cette idée qui tend à réduire les personnes au plaisir sexuel. (je pense qu'on est d'accord).

  • Sur votre dernier message presque rien à redire puisque depuis le début je ne dis pas autre chose. Hormis le "On ne peut pas construire quelque chose du durable sur un sentiment qui peut être passager et qu'on ne maîtrise pas"... pour moi c'est une tautologie. Et amour ne rimant pas avec toujours, il ne faut pas mépriser les relations qui, si elles n'aboutissent pas au mariage, participent de la construction des individus.

    Mais si pour vous je suis ignorant, vous-même semblez proprement ignorer ce constat évident. Que dit l'Eglise à propos des rapports sexuels n'ayant pas pour but la procréation ? Elle les condamne en des termes plus ou moins sévères. De fait, elle fait preuve d'un mépris des sens. Quand une partie plus moderne de l'Eglise, plus proche des gens, considère que la relation sexuelle fait aussi partie de la vie d'un couple (ce que vous avez décrit plus haut, mais ce qui signifie contraception pour éviter que la femme ne soit tout le temps enceinte !) elle fait preuve d'un peu plus de réalisme bienvenu.

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