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Mon édito dans Le Journal de l'ADMD 147

Chers amis de l’ADMD,

A quelques journées de la trêve estivale, cet éditorial est l’occasion pour moi de revenir sur les derniers événements qui concernent notre association et dont vous avez été informés via notre lettre électronique d’information. Et particulièrement, sur les rebondissements autour de Vincent Lambert, ce jeune homme maintenu en survie dans un état de conscience minimale…
Alors que toutes les voies de recours administratives avaient été épuisées et que l’arrêt des traitements couplé à une sédation profonde et continue (cette sinistre façon de finir sa vie en France selon la loi Leonetti) avait été entamé, la cour d’Appel de Paris a ordonné le soir-même la reprise des traitements pour faire suite à une demande d’un comité onusien chargé du handicap, dont la compétence en la matière est contestable (en effet, Vincent Lambert n’est pas une personne handicapée). Quelques jours seulement après, le ministère de la justice, au nom de l’Etat français, formait un pourvoi en cassation pour casser cette décision. Un imbroglio juridique, devenu difficilement lisible. Une décision sera prise le lundi 24 juin 2019 (après mise sous presse de ce Journal, donc).
Mais voilà. Celui qui est au centre de cet imbroglio, Vincent Lambert, est un jeune homme dont on sait par son épouse – et tutrice légale – ainsi que par la plupart des membres de sa famille et par ses collègues de travail (il était infirmier) que jamais il n’aurait souhaité être maintenu, par la force des machines qui nourrissent et hydratent artificiellement, dans un état végétatif dont on sait avec certitude qu’on ne revient pas.
Dans quelques mois, d’autres décisions seront prises ; mais le calvaire de Vincent Lambert, qui dure depuis trop longtemps, aura encore été inutilement prolongé.
Avec ses 72 000 adhérents et les 96% des Français qui soutiennent sa revendication en faveur d’une loi de liberté, l’ADMD demande une nouvelle fois au législateur de voter une loi qui place le patient en fin de vie au centre de la décision qui sera prise. Une loi de liberté et de dignité…

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Ces dernières semaines, notre comité d’honneur a été endeuillé. Pierre Bourguignon, d’abord, membre honoraire du Parlement, ancien maire de Sotteville-lès-Rouen, puis Louis Bériot, journaliste et écrivain.

Le décès de sa veuve, Dominique Pohier-Stein, nous a rappelé la mémoire de Jacques Pohier, président de l’ADMD de 1992 à 1994.

Et puis nous avons déploré le décès prématuré de l’une des collaboratrices de notre association Roseline Gillery, à la suite d’une maladie.

La vie d’une association, forte et ancienne comme la nôtre, est faite de bonheurs et de chagrins. Et même si nous apprenons à apprivoiser la fin de vie, la mort de ceux que nous aimons reste toujours une épreuve.

admd,jean luc romero

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