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  • De l'émotion, beaucoup d'émotion, lors de cette 46e assemblée générale de l'ADMD à Nîmes.

    De l'émotion, beaucoup d'émotion, lors de cette 46e assemblée générale de l'ADMD à Nîmes. Elle se tient enfin après le vote historique d'une première loi sur la fin de vie ! Enfin !
    Depuis 1980, nous n’avons pas cessé de nous battre pour arracher cette loi d’ultime liberté. En ce moment précis, j’ai une pensée bouleversante pour Damien Delmer. Avec Christophe, il était à l’origine des Jeunes ADMD, et il nous a récemment quittés. Je n'oublie rien de ce que nous devons à toutes nos militantes et à tous nos militants, engagés depuis près de 50 ans.
    Mais le chemin est encore long. Il faut impérativement que les décrets d’application soient publiés rapidement pour que cette loi devienne une réalité concrète. Et dès son application, l'ADMD devra interpeller les candidats à l'élection présidentielle puis aux législatives pour exiger que ce texte soit nettement amélioré !
    Car soyons lucides : nous sommes encore très loin de la loi belge. Nous ne pouvons plus accepter que des Français soient contraints de fuir à l’étranger pour abréger leurs souffrances. C'est ce qui vient encore de se produire avec le courageux Arnaud Denis, parti mourir ces derniers jours en Belgique.
    Seuls ceux qui ont des relations et des moyens peuvent partir. C’est intolérable, cela rappelle l’époque où de nombreuses femmes devaient fuir la France pour pouvoir avorter.
    Le combat militant prend tout son sens à l'approche d'une élection présidentielle. Beaucoup de malades, qui ne pourront pas bénéficier de la loi de 2026, comptent sur nous !

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