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Rencontre avec la ministre de la coopération

Donner des traitements aux personnels locaux des ambassades touchés par le VIH


Lundi soir, j’ai invité à dîner chez moi, Porte Dorée, Didier Jayle, président de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie et Antonio Ugidos, directeur du CRIPS. Outre un moment amical, nous avons passé l’essentiel de ce dîner à réfléchir aux moyens de remobiliser nos concitoyens aux enjeux du sida. 25 ans après le début de l’épidémie, cela reste toujours un vrai challenge !
J’ai aussi rencontré, mardi en fin d’après-midi, Brigitte Girardin [ma photo], ministre de la coopération. Ce ministère, est, avec celui de la santé, le plus concerné par le VIH/sida. En effet, son champ d’action concerne essentiellement des pays dont la prévalence au VIH est effrayante.
J’ai eu l’occasion de rappeler à la ministre ce que j’ai dit à Xavier Darcos, son prédécesseur, à plusieurs reprises :
- La France joue incontestablement un rôle leader dans le monde. Elle vient encore de doubler sa contribution au fonds mondial contre le sida, le paludisme et la tuberculose, tout comme elle est à l’initiative de la proposition de taxe sur les billets d’avion pour financer le développement.
- Mais cette mobilisation incontestable de notre gouvernement doit aller encore plus loin, c'est-à-dire qu’il faut abonder encore plus le fonds mondial et qu’il faut aussi être exemplaire avec ceux qui travaillent pour la France. Je m’explique.
Il y a dans les ambassades nombre de salariés locaux qui ne bénéficient pas de notre système social.
Alors que dans notre pays, nous soignons tous ceux qui ont besoin d’un traitement antirétroviral, qu’ils soient avec ou sans papiers, nous ne prenons pas en charge la majorité de nos collaborateurs travaillant pour nos représentations à l’étranger. Cette situation doit aujourd’hui évoluer. C’est une question d’honneur pour le pays des droits de l’homme.
Brigitte Girardin m’a écouté.
Je compte sur elle pour avancer sur ce sujet.

Commentaires

  • Bravo Monsieur Romero pour votre action depuis toutes ces années contre le SIDA. Peu de gens veulent réécrire l'Histoite, mais les véritables militants anti-SIDA se souviendront longtemps que c'est vous Monsieur Romero qui avez porté l'idée de faire du SIDA une grande cause nationale! Vous êtes aujourd'hui Président de ce collectif et c'est bien normal! C'est justice!
    Effectivement la France et les pays riches en général sont peu audacieux dans leur politique de lutte. La pandémie est née à l'échelle d'un fléau mondiale dans les années 80, je pense qu'elle disparaitra si on la traite bien comme une pandémie mondiale. Les pays riches doivent bien être conscient de cela. Certains sont audacieux, tel que le Danemark, nous devons suivre leur exemple.
    "Cette mobilisation doit aller plus loin", je reprends votre phrase. Merci d'avoir porté ces idées auprès de Madame Girardin.

  • 15 milliards de Dollars manquent pour soigner les 6,5 millions de personnes vivant avec le sida qui doivent l'être d'urgence...
    Londres a trouvé ces mêmes 15 milliards pour organiser 15 jours de JO en 2012.
    Et la communauté internationale pein à soigner aujourd'hui moins de 1.000.000 de personnes dans les pays pauvres.
    Oui, Simon, vous avez raison: il faut aller plus loin et surtout plus vite !

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